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Cells at Work! est une série manga très appréciée de Kodansha. |
Récemment, la communauté du manga japonais a été secouée par des révélations d’une autrice concernant des abus subis lors du processus d’écriture. Selon les informations diffusées, Akane Shimizu, créatrice de la série “Cells at Work!” chez Kodansha, a fait état d’un traitement inapproprié durant son travail.
Kodansha prend ses responsabilités
Du 1er au 3 juillet 2026, Akane Shimizu a partagé une série d’articles sur la plateforme X, abordant les problèmes de santé précaire des auteurs travaillant sur des séries longues, un environnement de travail toxique et la question de la rémunération pour les œuvres dérivées. Elle a également dénoncé des comportements abusifs de la part des éditeurs responsables de son suivi.
En réponse, Kodansha a publié un communiqué où l’entreprise reconnaît ses manquements : « Bien que nous ayons reçu de nombreuses demandes d’amélioration de la part de Shimizu, nous n’avons pas réussi à mettre en place un système de suivi adéquat, ni à créer un environnement de travail propice à la création de mangas, y compris la constitution d’une équipe d’assistants. »
Kodansha a également admis que les droits de l’autrice concernant les œuvres dérivées n’avaient pas été clarifiés au préalable. « Les lacunes de notre système éditorial et notre gestion insuffisante de ces questions ont gravement affecté Shimizu, lui causant stress émotionnel », a ajouté un porte-parole de l’entreprise.
Le responsable de l’édition en question ne travaille plus avec Shimizu, mais il demeure flou quant à son statut chez Kodansha.
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Les auteurs de mangas sont soumis à une pression considérable durant le processus créatif. |
Dans un dernier message, Akane Shimizu a précisé : « Les discussions avec Kodansha se poursuivent. Toutes les œuvres dérivées et nouveaux projets en développement doivent être approuvés par mes soins. » Bien que son histoire semble trouver un dénouement positif, le cas de Shimizu n’est pas isolé.
Kodansha n’est pas un cas unique
En effet, de nombreux autres auteurs se plaignent d’un manque de rémunération et de l’indifférence des éditeurs face à leurs problèmes de santé. Par exemple, Kayatamaru, le créateur de “La fille, la pelle et l’œil maléfique”, a récemment révélé avoir été privé de droits d’auteur durant plus d’un an pour le vente d’e-books à l’étranger.
Il a aussi signalé que ses préoccupations concernant sa santé étaient totalement ignorées, le contraignant à suspendre son activité d’écriture après une chute dramatique de son poids. Actuellement, il suit un traitement médical.
De son côté, Izuko Fujiya, connue pour son manga “Slime Slayer: From Zero to Black Steel King”, a mentionné que des disputes avec l’édition avaient conduit à l’arrêt de sa série “Sayonara no Parade”. Elle espère que les expériences de Shimizu contribueront à améliorer le traitement réservé aux mangakas.
Quant à la mangaka Q-ta Minami, elle a fait allusion aux abus qu’elle a subis chez Kodansha, mettant en lumière la culture toxique qui peut pervader l’industrie. De même, Meiji Merou, auteur de “Magical Girl et Narco Wars”, a critiqué le système qui pousse les artistes à bout.
La voix des créateurs de mangas est désormais plus forte, et cela pourrait bien engendrer un changement positif.
Points à retenir
- Les révélations d’Akane Shimizu mettent en lumière des abus récurrents dans l’industrie du manga.
- Kodansha reconnait son inaction, mais d’autres groupes doivent aussi être tenus responsables.
- Le traitement réservé aux auteurs pourrait nécessiter une révision systématique des pratiques éditoriales.
- Les témoignages d’autres auteurs soulignent une problématique plus large touchant le secteur.
- Une meilleure écoute des créateurs pourrait renforcer le bien-être et la santé mentale au sein de l’industrie.
À travers cette situation, il est essentiel de se questionner sur la manière dont nous valorisons la créativité au sein d’industries déjà sous tension. La passion doit-réellement s’accompagner de respect et de reconnaissance. Cela me pousse à réfléchir : comment l’industrie peut-elle transformer ces luttes individuelles en avancées collectives significatives ?


