dim. Juin 14th, 2026

Le 11 mars, le grand éditeur de manga Shogakukan a publié un communiqué en réaction à des allégations concernant un ancien employé ayant abusé de son autorité dans un cadre professionnel pour exploiter sexuellement un partenaire commercial. Bien que l’entreprise ait admis que des abus ont eu lieu à deux reprises, elle a nié toute tentative de dissimulation de la situation. Cette déclaration survient alors que l’indignation publique s’intensifie, notamment à la suite du rappel par le département éditorial de Manga One d’un auteur reconnu coupable d’agression sexuelle sur un ancien étudiant, lui permettant ainsi de publier de nouvelles œuvres sous un pseudonyme.

Dans ce nouveau communiqué, Shogakukan se penche sur un rapport diffusé par le tabloïd japonais influent Shukan Bunshun. La société explique qu’en 2018, l’un de ses employés a abusé d’un employé d’une entreprise cliente en profitant de sa « position avantageuse » dans la relation d’affaires. En 2020, la victime a porté plainte, mais l’affaire a été classée sans suite, Shogakukan ayant présenté des excuses et ayant pris des « mesures disciplinaires internes » à l’encontre du fautif.

Illustration Shogakukan

En 2025, le même employé a de nouveau été impliqué dans des comportements inappropriés. À la suite de cette découverte, il a « reconnu ses responsabilités et a démissionné ».

À ce stade, les faits semblent correspondre aux allégations de Shukan Bunshun, mais concernant le classement de l’affaire de 2018, ce dernier a affirmé que Shogakukan avait choisi de publier un livre photo et de proposer des fonds à l’entreprise partenaire concernée. Cela sous-entend que l’éditeur aurait essayé de régler le différend discrètement. Cependant, Shogakukan rejette ces accusations avec vigueur, affirmant que « la publication du livre photo a été proposée par l’entreprise qui avait mandaté le travail de la victime. » L’éditeur insiste sur le fait qu’il n’a jamais cherché à dissimuler l’affaire.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle a été accueillie par des critiques, de nombreux internautes japonais exprimant leur incrédulité face à l’absence de licenciement de l’employé après sa première infraction. Il convient également de noter que cet incident a été dévoilé peu après la controversée affaire du mangaka et agresseur sexuel Yamamoto Shōichi, ce qui a fortement entaché l’intégrité de Shogakukan et conduit des auteurs de renom à quitter l’éditeur.

Points à retenir

  • Shogakukan a reconnu des abus à deux reprises, mais nie toute tentative de dissimulation.
  • Un ancien employé a abusé de son autorité en 2018, mettant en lumière des enjeux de pouvoir dans le milieu professionnel.
  • Les mesures disciplinaires internes n’ont pas suffi à apaiser l’indignation publique.
  • L’éditeur fait face à des critiques pour n’avoir pas licencié l’employé après son premier délit.
  • La situation actuelle soulève des questions sur l’éthique et la responsabilité des grandes entreprises du secteur.

Dans une époque où la transparence et l’éthique sont capitales, il est inquiétant de voir comment des institutions peuvent parfois tarder à prendre des décisions qui semblent évidentes. Après tout, la confiance du public repose sur des actions concrètes et des réponses appropriées. Je me demande quelles leçons peuvent être tirées de cette affaire pour garantir qu’une telle situation ne se reproduise pas à l’avenir.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *