mer. Juin 24th, 2026
Préquel terrifiant et sous-estimé de Dracula : il renaît en streaming pour la nouvelle année

Le Dernier Voyage du Demeter retrouve son public sur Netflix en ce début 2026

LesNews

Une curiosité horrifique de 2023 fait son retour dans les charts films de Netflix : The Last Voyage of the Demeter se classe huitième au classement mondial de la plateforme au commencement de 2026, juste devant le premier film réalisé par Kate Winslet. Ce long métrage d’André Øvredal, déjà remarqué pour Scary Stories to Tell in the Dark, n’a pas brillé au box-office (un peu plus de 21 millions de dollars) et a reçu un accueil critique mitigé, mais son atmosphère oppressante à bord du navire-titre a su convaincre une part importante du public et des amateurs de cinéma — il affiche notamment 73 % sur Rotten Tomatoes, souvent consulté par les cinéphiles.

Affiche du film The Last Voyage of the Demeter
Affiche du film The Last Voyage of the Demeter (2023).

Le film s’inscrit avant l’arrivée de Dracula en Angleterre : on y suit l’équipage du Demeter, un cargo acheminant des caisses non identifiées de Carpathie à Londres. Ce qui commence comme une traversée ordinaire se transforme peu à peu en cauchemar : des incidents étranges surviennent à bord, des marins disparaissent, et la réalité s’impose — une créature monstrueuse a secrètement rejoint le navire et sort chaque nuit pour traquer les survivants. La claustrophobie du navire, traité comme une tombe flottante, est un moteur narratif : malgré leurs efforts pour s’en sortir, le film laisse entendre dès ses premiers plans l’inéluctable tragédie quand l’épave finit par apparaître sur la côte.

André Øvredal peut compter sur un casting solide pour resituer au cinéma un chapitre souvent oublié de Dracula, le fameux « journal du capitaine ». On retrouve Corey Hawkins (connu de Straight Outta Compton), Aisling Franciosi, David Dastmalchian, Liam Cunningham, Woody Norman, Jon Jon Briones et Stefan Kapičić. Le rôle de la créature a été confié à Javier Botet, habitué à incarner des monstres et ici loin du comte aristocratique et séduisant que l’on retrouve parfois.

La fascination pour Dracula ne se dément pas : les adaptations continuent d’affluer, chacune offrant une lecture différente du mythe. Certaines tentent de raviver la légende par l’émotion, d’autres par le spectacle ou l’introspection historique. The Last Voyage of the Demeter, lui, privilégie l’atmosphère marine et la terreur progressive.

Points à retenir

  • Le film The Last Voyage of the Demeter a regagné les sommets du classement films de Netflix au début de 2026, atteignant la 8e place au niveau mondial.
  • Réalisé par André Øvredal, le film explore un épisode précis du mythe de Dracula : le journal du capitaine, rarement développé dans les adaptations.
  • Malgré un box-office modeste (≈ 21 M$) et des critiques divisées, il a trouvé un public sensible à son ambiance, avec 73 % sur Rotten Tomatoes.
  • Le récit mise sur la claustrophobie et l’isolement en mer ; la menace y est essentiellement atmosphérique plutôt que spectaculaire.
  • Le casting réunit des visages reconnus et des spécialistes des rôles de créature, ce qui contribue à l’économie de tension du film.
  • La longévité du mythe de Dracula se constate encore aujourd’hui : différentes visions coexistent, offrant au public des angles variés pour redécouvrir l’œuvre de Bram Stoker.

Pour ma part, je vois dans la résurgence d’un film comme celui-ci sur une plateforme mondiale la confirmation d’un goût du public pour les récits qui misent sur l’atmosphère et la suggestion plutôt que sur l’action effrénée. À mesure que les classiques sont réinterprétés, je me demande quelles autres facettes oubliées de ces grandes œuvres gagneront à être explorées à l’écran — et comment ces lectures alternatives enrichissent notre rapport aux mythes qui nous hantent encore.


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