L’Iran a levé l’interdiction de la plateforme de messagerie WhatsApp de Meta et de Google Play, marquant un premier pas vers une atténuation des restrictions sur Internet, a rapporté mardi l’agence de presse d’État iranienne, Reuters.

Téhéran détient certaines des réglementations Internet les plus strictes au monde. Toutefois, les Iraniens férus de technologie contournent régulièrement les blocages sur des plateformes sociales telles que Facebook, X et YouTube grâce à des réseaux privés virtuels (VPN).
« Un vote positif a été atteint pour lever les limitations d’accès à certaines plateformes étrangères populaires telles que WhatsApp et Google Play », a déclaré mardi l’agence de presse officielle iranienne IRNA, se référant à une réunion dirigée par le président Masoud Pezeshkian.
« Aujourd’hui, le premier pas vers la suppression des limitations sur Internet a été franchi », a rapporté l’IRNA en citant Sattar Hashemi, ministre iranien des technologies de l’information et de la communication.
Les plateformes de médias sociaux ont été largement utilisées lors des manifestations contre le gouvernement en Iran. En septembre, les États-Unis ont appelé les géants de la technologie à aider à contourner la censure en ligne dans les pays où l’Internet est fortement restreint, notamment l’Iran.
L’Iran suspend l’application d’une nouvelle loi sur le hijab
Le 18 décembre, l’Iran a suspendu le processus de mise en œuvre d’une nouvelle loi plus stricte relative au port du hijab chez les femmes, a rapporté l’AP. La loi, approuvée par le parlement iranien en septembre de l’année dernière, ne sera pas transmise au gouvernement.
Cette législation impose des sanctions plus sévères pour les femmes qui refusent de porter le hijab et pour les entreprises qui les servent, des pénalités auparavant rejetées par le président iranien Masoud Pezeshkian dans le cadre de ses tentatives de relancer les discussions avec l’Occident sur les sanctions imposées à l’Iran concernant son programme nucléaire.
« Selon les discussions tenues, il a été décidé que cette loi ne sera pas pour l’instant renvoyée au gouvernement par le parlement », a déclaré l’agence, en citant Shahram Dabiri, vice-président chargé des affaires parlementaires.
Si le projet de loi avait été transmis au gouvernement, le président iranien aurait eu peu de marge de manœuvre. Par la loi, il est requis d’approuver le texte dans les cinq jours, après quoi il serait entré en vigueur dans les 15 jours. Le président n’a pas le pouvoir de mettre son veto.
Pezeshkian pourrait essayer de convaincre le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, âgé de 85 ans, qui a le dernier mot sur toutes les affaires d’État, d’arrêter le projet de loi.
(Avec des contributions de Reuters et AP)
Points à retenir
- L’Iran a commencé à assouplir certaines de ses restrictions sur Internet, notamment en levant l’interdiction de WhatsApp et Google Play.
- Les technologies de contournement, comme les VPN, sont largement utilisées par les Iraniens pour accéder aux réseaux sociaux.
- La suspension de la nouvelle loi sur le hijab pourrait ouvrir la voie à des discussions plus larges sur les droits des femmes en Iran.
- Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans les mouvements de contestation et la diffusion d’informations en temps réel.
La situation actuelle en Iran soulève des questions importantes sur l’équilibre entre le contrôle gouvernemental et les libertés individuelles. L’assouplissement des restrictions est-il un signe avant-coureur d’un changement plus profond dans le paysage socio-politique ou s’agit-il simplement d’une réponse tactique aux pressions internes et externes ? Les prochaines décisions du gouvernement pourraient déterminer l’ampleur du changement en cours.

C’est fascinant de voir l’Iran envisager un assouplissement de ses restrictions. Cela pourrait être le début d’un changement significatif pour la société et les libertés individuelles.
C’est un moment crucial pour l’Iran. J’espère que ces changements ouvrent la voie à plus de libertés et renforcent les droits des individus. Quel impact cela pourrait-il avoir sur les générations futures?