Google Cloud a annoncé jeudi avoir intégré les prometteuses startups d’intelligence artificielle, Lovable et Windsurf, à sa clientèle. Ces deux entreprises ont choisi Google Cloud comme leur principal fournisseur de services de cloud, illustrant ainsi l’essor de Google face à des concurrents plus établis comme AWS et Microsoft Azure.
Ces accords mettent également en lumière les efforts de Google pour faire de son activité cloud une composante essentielle de son avenir.
À l’heure actuelle, Google Cloud est en recul face à des concurrents plus puissants tels qu’AWS et Microsoft, sans parler du vaste empire de la publicité de Google. Toutefois, il affiche une dynamique croissante.
Google Cloud est l’une des lignes de produits à la croissance la plus rapide de l’entreprise. Lors de son dernier appel sur les résultats financiers, Google a indiqué que sa division cloud avait atteint un taux de fonctionnement annuel de 50 milliards de dollars, et Thomas Kurian, le responsable du cloud, a annoncé cette semaine que l’unité avait sécurisé 58 milliards de dollars de nouveaux revenus pour les deux prochaines années. En 2024, Google a généré 43,2 milliards de dollars via ses services cloud, avec 33,1 milliards de dollars en 2023.
La conquête de contrats avec des startups IA de premier plan semble être un moteur important de la croissance de Google Cloud. La division déclare travailler désormais avec neuf des dix principaux laboratoires d’IA, y compris Safe Superintelligence et OpenAI, ainsi qu’avec 60 % des startups génératives dans le monde. Au cours de l’année passée, l’entreprise a enregistré une augmentation de 20 % du nombre de nouvelles startups d’IA choisissant Google Cloud.
Bien que Lovable et Windsurf, récemment acquise par Cognition, dépensent relativement peu par rapport aux grands laboratoires d’IA ou aux grandes entreprises, Google parie sur leur potentiel à devenir des acteurs majeurs à l’avenir, justifiant ainsi l’investissement.
Google précise que ces deux startups de codage innovant utilisent Gemini 2.5 Pro pour alimenter leurs produits, qui fonctionnent également sur l’infrastructure de Google Cloud. D’ailleurs, Windsurf utilise aussi des modèles Gemini dans ses intégrations avec l’agent IA de Cognition, Devin.
Les coûts significatifs liés à l’entraînement, l’affinage et l’exécution des modèles d’IA posent un défi majeur pour les développeurs, y compris Google DeepMind avec ses modèles Gemini. Néanmoins, cela constitue une opportunité en or pour les entreprises de cloud. Le marché mondial du cloud devrait dépasser 400 milliards de dollars en 2025, avec une croissance de 20 % prévue au cours des cinq prochaines années, selon l’agence d’analyse Synergy Research.
Jeudi, l’entreprise a organisé son premier Forum des bâtisseurs d’IA de Google, réunissant des centaines de fondateurs de startups d’IA et annonçant plus de 40 nouvelles startups développant sur Google Cloud. En plus de Lovable et Windsurf, la clientèle inclut Factory AI soutenue par Sequoia et Krea AI soutenue par Andreessen Horowitz.
Une des raisons pour lesquelles tant de startups d’IA choisissent Google Cloud réside dans les conditions avantageuses qu’elle propose. Nombre d’entre elles ont démarré dans le cadre du programme Google pour Startups Cloud, offrant jusqu’à 350 000 dollars de crédits cloud. Google Cloud met également à disposition un cluster dédié de GPU Nvidia pour les startups du programme d’accélération Y Combinator.
Points à retenir
- Google Cloud connaît une croissance significative dans le secteur du cloud, avec des prévisions de revenus encourageantes.
- Le choix de startups d’IA renommées comme clients indique une tendance marquée vers l’innovation dans ce domaine.
- Les investissements stratégiques de Google dans ses services cloud visent à solidifier sa place contre des rivaux majeurs.
En conclusion, l’ascension de Google Cloud, particulièrement dans le secteur dynamique de l’intelligence artificielle, suscite une réflexion sur l’évolution des fournisseurs de cloud et leur rôle dans l’innovation technologique. Comment ces relations entre géants du cloud et startups peuvent-elles redéfinir le paysage numérique dans les années à venir ?
