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Une petite exploitation agricole dans le comté de Vihiga, au Kenya occidental

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Une petite exploitation agricole dans le comté de Vihiga, au Kenya occidental


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Crédit : Ennia Bosshard

Une recherche réalisée auprès de petits exploitants agricoles au Kenya démontre que les programmes de plantation d’arbres doivent tenir compte des enjeux locaux complexes et des préférences des agriculteurs.

La plantation d’arbres est au cœur des objectifs de nombreux pays en matière d’atténuation des changements climatiques et de conservation de la biodiversité. Le Kenya prévoit à lui seul de planter 15 milliards d’arbres d’ici 2032.

Intégrer des arbres et des arbustes dans les terres agricoles, une pratique connue sous le nom d’agroforesterie, peut stimuler la biodiversité, le stockage de carbone, la santé des sols, la production alimentaire et les revenus. Cependant, de nombreux programmes de plantation d’arbres négligent la diversité et promeuvent un nombre restreint d’espèces.

La nouvelle étude, dirigée par l’Université d’Exeter, a examiné les facteurs qui permettent ou empêchent les exploitants kenyans d’augmenter la diversité des arbres et des arbustes sur leurs terres.

« En Afrique subsaharienne, où la plupart des aliments sont produits sur de petites exploitations, de nombreux pays encouragent l’agroforesterie pour faire face aux changements climatiques et protéger la biodiversité », a déclaré Ennia Bosshard, du Centre d’écologie et de conservation du campus d’Exeter à Penryn, en Cornouailles.

« Les agriculteurs jouent un rôle essentiel dans cet effort en tant que gardiens de la terre et des arbres, ce qui rend crucial de comprendre leur prise de décision concernant la culture d’arbres. »

Les chercheurs ont interviewé 620 petits exploitants dans le paysage forestier de Kakamega, au Kenya occidental.

« Les facteurs clés influençant leur prise de décision comprenaient les expériences passées, l’influence d’autres agriculteurs et la capacité perçue à cultiver différentes espèces d’arbres », a ajouté Bosshard.

Les agriculteurs kenyans participant à l’étude se montraient généralement favorables à l’augmentation de la diversité des arbres sur leurs exploitations, mais plusieurs obstacles ont été identifiés.

Les agriculteurs s’inquiétaient des conséquences négatives telles que le risque d’attirer des animaux sauvages nuisibles, d’endommager le sol, la taille de leurs exploitations, ainsi que du manque de temps et de connaissances. Ils suivaient également des croyances locales concernant les arbres.

Bosshard a ajouté : « Nous avons constaté que certains agriculteurs étaient plus enclins à accroître la diversité des arbres et des arbustes sur leurs exploitations, notamment s’ils avaient un niveau d’éducation plus élevé (comme un diplôme universitaire), étaient chefs de famille, avaient des revenus plus élevés ou dépendaient entièrement de l’agriculture pour leur subsistance. »

Pour promouvoir l’agroforesterie bénéfique pour les personnes, la nature et le climat, les politiques devraient surmonter ces obstacles et soutenir les facteurs favorables évoqués par les agriculteurs.

Une approche similaire pourrait être appliquée à l’échelle mondiale, en veillant à ce que les prises de décision prennent en compte les facteurs locaux.

L’étude a été soutenue par l’initiative One CGIAR Nature+.

Le document, publié dans la revue People and Nature, s’intitule : « Comprendre la prise de décision des petits exploitants pour augmenter la diversité des arbres fermiers : Facilitants et obstacles à la restauration des paysages forestiers au Kenya occidental. »


Notre Opinion Tech

Dans un monde où la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité deviennent des priorités mondiales, il est essentiel de prendre en compte les voix des agriculteurs locaux. Leurs expériences et leurs besoins spécifiques doivent guider la conception des politiques agroforestières. Intégrer des pratiques durables dans le quotidien des exploitants pourrait non seulement enrichir la biodiversité, mais aussi leur offrir des avenues plus rentables et résilientes face aux défis environnementaux.

Bon à savoir : L’agroforesterie peut également améliorer la qualité du sol et augmenter la disponibilité des ressources alimentaires, tout en contribuant à la lutte contre l’érosion.

Article original rédigé par : Ennia Bosshard.


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One thought on “Étude au Kenya : la complexité de la plantation d’arbres dévoilée”
  1. Cette étude met en lumière l’importance cruciale de l’agroforesterie. En l’écoutant, nous pouvons façonner un avenir où la nature et l’agriculture s’harmonisent pour le bien-être de tous.

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