mer. Juil 15th, 2026

Le document de la CIO mentionné précédemment, intitulé Justice, Inclusion et Non-Discrimination (2021), présente un guide en dix étapes. Dans la première étape, Inclusion, il est affirmé que “toutes les personnes (…) doivent avoir la possibilité de participer au sport en toute sécurité et libres de préjugés”. Le texte poursuit en exposant la nécessité de créer des installations et des environnements accueillants, tout en encourageant une collaboration qui promeut l’inclusion et prévient la discrimination. Il est également précisé que les accompagnateurs doivent être correctement formés pour aborder ces questions conformément aux principes établis. Cependant, l’inclusion ne doit pas se limiter aux thématiques en vogue ou à une idéologie “woke”. En effet, le genre ou l’orientation sexuelle de chacun mérite notre respect, et non seulement notre tolérance. Mais je me demande pourquoi nous tardons tant à traiter l’exclusion des personnes souffrant de handicaps physiques ou mentaux, des personnes transplantées ou porteuses de prothèses, ou même des femmes, que nous appelons encore “filles” ? L’urgence est là, il faut agir et promouvoir l’inclusion dans toutes ces situations qui entraînent souffrance et marginalisation.

Je voudrais d’abord évoquer le cas d’Hélder Vareta, un habitant de Guimarães, qui n’est pas vraiment passionné de football. En août 2008, lors d’une sortie à vélo, il a fait une chute et a heurté un arbre, devenant paraplégique. Cependant, Hélder, comme tant d’autres, n’a pas abandonné et a transformé les obstacles en moyens d’avancer sur son chemin sportif. Lors d’une maratone solidaire à Porto, il a été appelé à remplacer un participant manquant pour une course en fauteuil roulant. Par la suite, il a été invité à essayer le basket-ball handisport avec l’APD Paredes. Il a ainsi trouvé sa passion, qu’il aime pratiquer en portant fièrement les couleurs de Guimarães. Néanmoins, la véritable question est de savoir pourquoi nous ne créons pas d’opportunités pour ces personnes, plutôt que de laisser le hasard décider. Hélder exprime son désir de voir se développer le sport adapté à Guimarães, qu’il s’agisse d’initiatives publiques ou privées. En effet, le football (et peu d’autres sports) semble occuper la totalité de l’investissement et des subventions. Pendant que nous concentrons nos efforts sur un seul sport, d’autres continuent à dépendre du hasard. Hélder, en tant qu’homme déterminé, marié et père, sait que ce sont ses liens affectifs qui lui donnent la force de vivre et l’encouragent à défendre le sport adapté à Guimarães. Comme le disait Nietzsche, si nous avons une raison de vivre, nous pouvons supporter beaucoup de choses.

D’autres histoires se multiplient. Par exemple, Dinis Coelho, âgé aujourd’hui de 20 ans, pratique le futsal et est un exemple de dynamisme. Il a été hospitalisé à l’âge de deux mois en raison d’une malformation cardiaque et a subi une opération délicate qui a été suivie par une grave septicémie. En dépit de ces épreuves, il a su surmonter les difficultés, affichant une soif inextinguible de vivre. Actuellement, il étudie le génie chimique tout en jouant à un niveau élevé de futsal, apprenant à respecter son corps et à suivre un traitement médical. Il est la preuve d’un véritable esprit combatif. Comment oublier également Miguel Pacheco, un champion de paracyclisme, qui a transformé une amputation en une victoire sur son passé ? Malgré la perte de son bras droit, il a su se relever, affrontant les épreuves et maintenant un fort engagement envers la performance sportive.

Ces histoires illustrent une incroyable résilience. Prenons l’exemple de Miguel Vieira, qui a perdu la vue à l’âge de 19 ans. Plutôt que de se laisser abattre, il a cherché des opportunités et s’est remis au judo, un sport qu’il avait pratiqué auparavant. Son parcours l’a conduit à remporter une médaille aux Championnats paralympiques de 2022. Nous pouvons également mentionner les athlètes transplantés qui participent aux Jeux européens pour transplantés en 2024, montrant une attitude proactive plutôt que des plaintes. Des cas comme ceux d’António Rodrigues ou de Maria João, qui ont affronté des enjeux de santé majeurs pour se réaliser dans le sport, témoignent d’une force impressionnante et d’un esprit de communauté.

À suivre

Points à retenir

  • La nécessité de promouvoir l’inclusion dans toutes les disciplines sportives au-delà des normes conventionnelles.
  • Des exemples inspirants de personnes ayant surmonté des handicaps pour excellence sportive.
  • La nécessité de créer des infrastructures adaptées pour le sport inclusif dans les villes.

Ces informations nous amènent à réfléchir sur notre rôle en tant que société dans la promotion d’un environnement sportif inclusif et accessible à tous. Quels efforts supplémentaires pourrions-nous déployer en tant que communauté pour soutenir ces athlètes et offrir d’autres opportunités ?


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5 thoughts on “Guimarães : Le Berceau de l’Information”
  1. Quelle belle inspiration ! Ces récits de résilience montrent que, malgré les obstacles, le sport peut être un véritable vecteur d’inclusion et de joie.

  2. L’inclusion sportive est essentielle pour construire une société plus juste. Chaque athlète mérite une chance de briller, peu importe ses défis. Inspirons-nous de ces histoires de résilience.

  3. Sandrine, votre article met en lumière des histoires incroyables ! Il est essentiel de promouvoir l’inclusion dans le sport pour tous. Bravo pour cette sensibilisation !

  4. L’inclusion dans le sport, c’est comme un jardin diversifié : chaque voix mérite d’être écoutée et chaque histoire, célébrée. Unissons nos efforts pour créer cet espace florissant!

  5. L’inclusion dans le sport est essentielle. Chaque histoire de résilience est une source d’inspiration. Que chaque athlète trouve sa place et soit soutenu, c’est là l’avenir !

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