Affirmation : Un utilisateur de Facebook, Ivan Jaw, a allégué que l’Agence de protection de l’environnement (EPA) de la Sierra Leone a émis un avis prévenant que la météo actuelle n’est pas le Harmattan ouest-africain, mais une forme extrême de pollution de l’air dangereuse pour la santé humaine.
Vérification : Mary Sia Foyah, responsable des relations publiques à l’Environmental Protection Agency, a rejeté cette affirmation, affirmant que l’avis n’émanait pas de l’EPA et était faux.
Texte Complet
Un post Facebook d’Ivan Jaw a suscité une véritable onde de choc sur internet. Ce message prétend provenir d’un avis officiel de l’Environmental Protection Agency (EPA) en Sierra Leone, demandant à la population de prendre des précautions face à ce qui est décrit comme « une forme extrême de pollution de l’air ». L’auteur incite le public à prendre cette information très au sérieux, tout en soulignant qu’il s’agit d’un message fiable de l’EPA.
Le message stipule :
« Ceci est un avis important de l’EPA, et nous devons le suivre.
Avis URGENT !
Avis URGENT !!
Avis URGENT !!!
Chers citoyens,
L’Environmental Protection Agency (EPA) a informé le public que la météo actuelle en Sierra Leone n’est pas un Harmattan, mais plutôt une forme extrême de pollution de l’air nuisible à la santé.
Les conséquences peuvent inclure :
- Diminution de la fonction pulmonaire
- Infections respiratoires
- Inflammation
- Stress oxydatif (qui affecte l’équilibre du corps)
Veuillez prendre les précautions suivantes :
- Porter un masque
- Boire beaucoup d’eau
- Couvrir les aliments et l’eau pour éviter la poussière
- Bien laver les fruits avant de les consommer
- Rester à l’intérieur autant que possible
- Utiliser du beurre de karité sur le corps et les cheveux, surtout avant de dormir
- Boire de l’eau chaude régulièrement, particulièrement pour les personnes âgées
- Éviter le soleil pendant les après-midis chauds
- Ne pas consommer d’aliments froids le matin, surtout pour les personnes âgées
- Ne pas utiliser la climatisation ou les ventilateurs la nuit ; attendre le matin pour éviter un rhume
- Garder la poitrine au chaud jusqu’à midi
- Porter un masque en lieu public et sur les motos (okada)
Cette situation pourrait perdurer, alors restez prudents et partagez cette information avec d’autres. »
Ce post a depuis suscité un grand intérêt et a provoqué une certaine panique parmi les citoyens. Compte tenu du risque de désinformation, DUBAWA a décidé de vérifier cette affirmation.
Vérification
DUBAWA a contacté Mary Sia Foyah, responsable des relations publiques de l’Environmental Protection Agency. Elle a fermement démenti l’authenticité du post, le qualifiant de faux et déclarant que l’EPA n’avait pas émis un tel avis.
Elle a expliqué : “Cette information ne provient pas de l’EPA. C’est faux. Nous avons déjà publié un avis public pour alerter la population que ce message ne vient pas de nous.”

Mary Sia Foyah a également mis en garde la population contre la confiance accordée à des informations non vérifiées sur les réseaux sociaux. Elle a encouragé les gens à valider de tels avis auprès des autorités compétentes avant de partager ou d’agir en conséquence.
Dans le cadre du processus de vérification, DUBAWA a également consulté d’autres sites web et plateformes crédibles mais n’a trouvé aucun rapport émanant de l’EPA.
Conclusion
La déclaration faite par l’utilisateur de Facebook Ivan Jaw, selon laquelle l’Environmental Protection Agency (EPA) aurait mis en garde contre une extrême pollution de l’air au lieu du Harmattan est donc fausse.
L’EPA a démenti ce message, soulignant qu’il s’agit d’une fausse information qui ne représente aucune communication officielle de l’agence. Pour éviter la panique, les citoyens doivent vérifier de telles affirmations auprès de sources fiables avant de les diffuser.
Points à retenir
- La désinformation sur les réseaux sociaux peut provoquer une inquiétude inutile.
- Il est essentiel de valider les informations avant de les partager.
- La sensibilisation du public sur les effets réels de la pollution de l’air reste primordiale, indépendamment de la désinformation.
Au final, cette situation soulève des questions importantes sur la consommation d’information à l’ère numérique. Comment les citoyens peuvent-ils s’assurer de la véracité des messages qu’ils reçoivent ? Une vigilance accrue s’avère nécessaire pour naviguer dans cet espace complexe d’informations.
Il est surprenant de voir comment des informations erronées peuvent se propager si rapidement. Rappelons-nous d’être vigilants et de toujours valider les sources avant de partager. La santé publique en dépend.
C’est fou comme les fake news peuvent sévir ! On doit vraiment faire attention à ce qu’on lit sur les réseaux sociaux. Vérifions toujours nos sources avant de partager !
C’est incroyable comme les rumeurs peuvent se répandre si vite sur les réseaux sociaux. Vérifiés ou pas, restons attentifs aux informations que nous partageons.