Découvrez notre sélection des meilleurs films d’horreur asiatiques de 2024.
Ces dernières années, le genre de l’horreur dans les pays asiatiques a connu un changement significatif et marquant. Si des pays comme le Japon et la Corée du Sud restent des figures de proue dans ce domaine, d’autres nations commencent à se faire un nom. L’Indonésie et la Thaïlande continuent de produire d’excellentes œuvres récentes, tandis que le Vietnam se positionne également comme un acteur à suivre. Après avoir offert quelques entrées remarquables ces dernières années, le pays a franchi un cap cette année avec des titres majeurs qui viennent enrichir un panorama en pleine expansion.
Sans plus tarder, voici notre sélection des meilleurs films d’horreur asiatiques de 2024, dans un ordre inversé. Certains films ont peut-être été présentés en 2023, mais comme ils ont principalement circulé en 2024, nous avons décidé de les inclure.

Bien qu’il s’agisse essentiellement d’une présentation pour « Onpaku », « Occult » est un film qui mérite d’être vu. Shugo Fujii parvient à développer une atmosphère de tension, de désorientation et d’horreur dès le début, maintenant cette ambiance jusqu’à la fin de ses 16 minutes. Les séquences sanglantes, qu’il est difficile de déterminer si elles sont réelles ou fictives, ainsi que les attaques sur Rina et la narration du passé, sont toutes excellemment mises en scène, témoignage de l’effort de Fujii en tant que réalisateur, monteur et directeur de la photographie. Ses visuels saturés, une fois de plus, se révèlent exceptionnels dans un ensemble techniquement abouti. (Panos Kotzathanasis)

Dans l’ensemble, « Three » peut sembler manquer d’originalité, mais il demeure suffisamment agréable. Parmi ses points positifs, la solide introduction fournie par Nayla et les co-scénaristes Ben Williams, John Collee et Masoud Amralla Al Ali présente juste assez de rebondissements par rapport à la formule classique pour faire de ce film une entrée valable. Les signaux de possession y sont bien illustrés, créant une tension palpable, comme en témoigne l’analyse des dynamiques familiales à ce moment crucial. On observe Maryam tenter de réconforter Ahmed face à une série croissante de manifestations perturbantes qui suggèrent une situation alarmante, même si rien de médicalement inquiétant n’est mis en avant. (Don Anelli)

Un autre facteur ludique dans « Chiak » est l’intrigue surnaturelle qui y est présente. La suggestion d’événements étranges sur la montagne est introduite dès le début avec des récits de disparitions et d’observations d’animaux, qui créent un fond pour les étranges occurrences qui se produisent une fois arrivés au campement. Les bruits nocturnes mystérieux et la disparition incompréhensible de la nourriture amplifieront l’idée qu’il y a quelque chose d’inquiétant. On assiste notamment à une scène où Hyun-jin croit voir son père décédé dans les bois, ajoutant à la montée de la tension et à la paranoïa croissante qui s’empare du groupe. Le finale, riche en poursuites intenses et révélations inattendues, ne manquera pas de captiver les amateurs d’histoires surnaturelles. (Don Anelli)

Bien que « Missing Child Videotape » se détourne des conventions habituelles du horror japonais (sauts de peur, créatures, effets spéciaux intenses), Ryota Kondo réussit à livrer un film plutôt glaçant, par des méthodes intelligentes et uniques. L’ambiance de bizarrerie, à travers la confession de Tsukasa et la révélation que Keita peut voir des fantômes, donne à l’histoire une dimension presque dystopienne. La photographie de Kota Matsuda accentue ce sentiment grâce à son jeu de lumière et d’ombre, ainsi que les tonalités grises et désaturées qui dominent le film. (Panos Kotzathanasis)
Dans ce thriller horrifique, une chamane demande à Mila de retourner un bracelet mystique, la Kawaturih, au « Village Dansant », un site isolé à l’extrémité orientale de l’île de Java. Accompagnée de son cousin Yuda et de ses amis Jito et Arya, Mila découvre à son arrivée que le chef du village est décédé et que le nouveau gardien, Mbah Buyut, est absent. Plusieurs événements étranges et troublants surviennent pendant l’attente de Mbah Buyut, notamment la visite de Mila par Badarawuhi, une entité mythique qui règne sur le village. Sa décision de retourner au Kawaturih sans l’aide de Mbah Buyut met en danger la sécurité du village, la contraignant à participer à un rituel pour désigner le nouveau « Dawuh », une âme maudite condamnée à danser pour l’éternité.

À partir de cette prémisse, « Spirit Whisker » nous plonge dans une série solide de hantises et de frissons. L’ouverture spectaculaire, avec un corps disparaissant pendant une cérémonie villageoise, est un excellent moyen de démarrer. Les accidents qui frappent les villageois suite à cet incident, ajoutant une dimension malveillante à l’atmosphère, maintiennent cet intérêt et les événements incluent des révélations fascinantes et des affrontements pittoresques qui emportent le spectateur. (Don Anelli)

En majorité, « Primbon » se révèle convaincant dans son approche. La scénariste Lele Laila propose une intrigue complexe reliant le folklore local à une forme de genre plus traditionnelle. Le récit s’articule autour du livre éponyme et de l’importante interprétation de son contenu, apportant des ramifications à des questions de destin et de superstitions au sein d’une dynamique familiale intrigante. (Don Anelli)

Sans perdre de temps, Sidharta Tata présente un film d’horreur surnaturel rempli de clichés mais aussi d’éléments suffisamment distincts pour se démarquer. La combinaison du passage à l’âge adulte à travers ces situations extrêmes est bien mise en avant tout en abordant des thématiques telles que le regret et la valeur de l’amitié. Les éléments folkloriques ainsi qu’une atmosphère rituelle enrichissent l’expérience. La Realm des Rêves et les monstres matérialisés tout au long de l’histoire sont intégrés de manière efficace, contribuant à cette ambiance terrifiante. (Panos Kotzathanasis)

Dans l’ensemble, « Devil’s Stay » présente de nombreuses qualités. Parmi ses principaux atouts, un récit fort et engageant, écrit par Kim Da-rin, Kang Da-hee, Jo Young-soo, et réalisé par Moon-seop, qui nous amène à vivre une histoire bien plus déchirante que prévu. Le film établit une dynamique familiale fascinante autour de l’exorcisme de So-mi, nous invitant à explorer les tragédies qu’elle a dû vivre. (Don Anelli)

La photographie de Saifudin Musa capture les différents lieux de manière à renforcer le mystère et l’horreur que dégage le film, notamment le manoir et le puits. Notons également que Woo choisit de tourner la plupart des scènes de « Indera » durant la journée, ce qui fonctionne pleinement ici. Le montage proposé par Wong Kai Yun et Yap Xhian Way donne un rythme relativement rapide adapté à l’esthétique générale, bien qu’un peu de coupe aurait été bénéfique. (Panos Kotzathanasis)
Bon à savoir
- Le Vietnam est en train de se développer comme un acteur clé dans le cinéma d’horreur asiatique.
- Le genre de l’horreur en Asie continue d’évoluer, intégrant des éléments folkloriques variés.
- La complexité des récits permet de traiter des thèmes universels tels que la famille, le regret et la superstition.
En somme, la scène cinématographique asiatique dans le domaine de l’horreur offre une richesse d’histoires et de styles. Cette diversité reflète les contextes culturels variés et soulève des questions intéressantes sur l’origine des peurs humaines. Les films listés ici illustrent ce dynamisme créatif, invitant les spectateurs à explorer les profondeurs de l’horreur asiatique et à réfléchir sur ce qui nous effraie, que ce soit à travers le prisme de légendes folkloriques ou de récits plus contemporains.
Ces films d’horreur asiatiques de 2024 montrent vraiment une évolution intéressante du genre. J’adore comment ils mélangent folklore et émotions humaines. À voir absolument !
Ces films d’horreur asiatiques révèlent une profondeur fascinante, alliant tradition et innovation. Chaque histoire est un voyage dans les peurs universelles de l’humanité, à savourer avec une tasse de thé.
J’adore le cinéma d’horreur asiatique ! Ces nouveaux films promettent des frissons et une richesse culturelle incroyable. J’ai hâte de tous les découvrir !
Les films d’horreur asiatiques de 2024 semblent prometteurs, avec une belle diversité. J’apprécie surtout l’évolution du Vietnam dans ce genre captivant.