mer. Juil 15th, 2026

Il est temps de faire le point. Comme chaque année depuis trois ans, Let’s Talk MotoGP s’engage dans une tâche importante : dresser le bilan de chaque pilote à la fin de la saison 2024. Aujourd’hui, nous nous penchons sur le cas de Franco Morbidelli, un véritable survivant. Pendant une bonne partie de l’hiver, nous remonterons le classement jusqu’à évoquer en détail la campagne du champion du monde. Êtes-vous prêts ? C’est parti !

Hier, nous avons examiné le cas de Fabio Di Giannantonio ; cliquez ici pour consulter l’article correspondant.

 

Des profondeurs

 

Le cas de Franco Morbidelli est plutôt complexe à évaluer, et je dois avouer qu’aucun pilote ne m’a jamais autant posé problème. On pourrait considérer sa saison comme un succès ou un échec, chaque point de vue s’appuyant sur des arguments solides que je vais tenter de mettre en avant.

D’une part, il s’agit d’un succès indéniable. Avant le début de la saison, Franco Morbidelli a été gravement blessé à Portimao, ce qui l’a contraint à passer un certain temps à l’hôpital et à rater le reste des essais d’hiver avec sa nouvelle moto. Arrivant de Yamaha, il n’a pas eu le temps de s’adapter à la Ducati Desmosedici GP24, et malgré quelques Grands Prix complètement ratés en début de saison, il a tout de même terminé neuvième au classement général avec 173 points, à égalité avec Alex Marquez en huitième position.

 

Survivant MotoGP

Franco Morbidelli, un homme discret, n’a pas vraiment brillé. Photo : Michelin Motorsport

 

Sans même évoquer ses progrès indéniables, il a réalisé de belles performances tout au long de l’année. Il a obtenu un top 3 lors d’un Sprint, réalisé chez lui à Misano, ainsi que plusieurs quatrièmes et cinquièmes places. Une fois qu’il a pris en main la GP24, il a montré une bonne vitesse, comme en témoigne sa deuxième place lors des qualifications du Grand Prix de Saint-Marin.

Vu sous cet angle, et en tenant compte de sa chute au Portugal avant le début de l’année, on ne peut pas dire que ce soit une saison ratée. Il a beaucoup progressé ; il est indéniablement le pilote ayant connu le plus grand écart de niveau entre le premier et le dernier Grand Prix.

 

Une autre vision

 

D’un autre côté, il est tout à fait possible d’arguer le contraire. Oui, Morbidelli a été blessé avant le début de la saison, mais c’est aussi le jeu, cela arrive à d’autres. De plus, il était tout de même en mesure de débuter les premières courses. Ce qui compte lors du bilan, c’est l’écart le séparant des autres pilotes sur la Desmosedici GP24 et surtout l’inégalité avec son coéquipier Jorge Martin, champion du monde. Morbidelli totalise 335 points à côté du “Martinator”, ce qui dépasse le total de Brad Binder. C’est significatif, et la comparaison est peu moins sévère par rapport à Bagnaia et Bastianini.

Fabio Di Giannantonio et Alex Marquez, qui n’ont pas eu de saisons exceptionnelles pour diverses raisons, ont tous deux fait mieux que “Franky” (en termes de points marqués par course), malgré des motos datant d’une année et nettement inférieures, surtout en fin de saison. Et puis, sans parler des chiffres qui peuvent parfois être trompeurs, Morbidelli, avec ses quelques cinquièmes places, n’a jamais réussi à gagner, ni même à monter sur un podium le dimanche. Nous n’avons jamais vu d’exploits individuels signés de son poignet droit. C’était loin, et inévitablement, en ce qui concerne le matériel, cela fonctionne encore moins bien.

 

Survivant MotoGP

L’année prochaine, il devra défendre les couleurs de VR46. Photo : Michelin Motorsport

 

Conclusion

 

Je pense honnêtement qu’il y a du vrai dans chacun des points mentionnés ci-dessus. Sa saison n’a pas été si mauvaise statistiquement ni en termes de progression réelle, mais il est impossible de la qualifier de succès étant donné le grand écart qui le sépare des autres pilotes sur le même matériel. Ce n’est pas simple de commencer une saison sans avoir pu essayer la moto auparavant, je comprends, mais après deux tiers de la saison, il semblait maîtriser son véhicule. Reformulons cela autrement : je pense qu’il n’aurait pas pu rattraper Marc Marquez, Bagnaia et les autres même en participant aux essais de Sepang. Il était à son meilleur, et son plafond est probablement limité à cause de divers problèmes, notamment un nombre élevé de chutes à des moments critiques, avec cinq abandons le dimanche pour seulement quinze erreurs au total.

Est-ce une déception pour autant ? Personnellement, je n’attendais pas grand-chose de lui et il était illusoire de penser qu’il pourrait rivaliser avec Pecco et Jorge Martin de toute façon. Je dirais donc, en conclusion, qu’il a simplement eu une saison moyenne, rien de plus. Pas terrible, mais loin d’être excellent.

Partagez-vous mon avis sur Franco Morbidelli ? Dites-le-moi dans les commentaires !

Pour rappel, cet article ne reflète que les pensées de son auteur, et non l’ensemble de l’équipe éditoriale.

 

Ensuite, c’est difficile de rouler à côté de Jorge Martin. Photo : Michelin Motorsport

 

Photo de couverture : Michelin Motorsport

Bon à savoir

  • Franco Morbidelli a dû faire face à une blessure sérieuse au début de la saison 2024, ce qui a impacté ses performances lors des premiers Grands Prix.
  • Malgré des débuts difficiles, il a montré de belles améliorations tout au long de l’année, terminant finalement en neuvième position au classement général.
  • Les statistiques révèlent que Morbidelli a des progrès à réaliser pour se rapprocher de ses coéquipiers de la Ducati Desmosedici GP24, et ce sera un enjeu crucial pour sa carrière dans les prochaines saisons.


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4 thoughts on “Parlons MotoGP : Un Vainqueur Résilient !”
  1. Franco Morbidelli, un véritable combattant sur sa Ducati. Sa saison a eu des hauts et des bas, mais sa résilience est inspirante. Hâte de voir son évolution l’année prochaine !

  2. Franco Morbidelli a vraiment eu une saison pleine de défis. J’espère qu’il pourra capitaliser sur ses progrès et nous surprendre l’année prochaine!

  3. Franco Morbidelli a montré une belle résilience malgré ses défis. J’aime l’idée que chaque course est une opportunité de grandir et de se rapprocher de l’excellence.

  4. Sandrine, ton analyse de Morbidelli est vraiment pertinente. J’aime la façon dont tu explores les nuances de sa saison. Hâte de voir comment il évoluera l’année prochaine!

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