La plateforme de partage de vidéos réfute un rapport affirmant que le gouvernement chinois envisage la vente à un milliardaire technologique.
TikTok a qualifié de “pure fiction” un rapport suggérant que le gouvernement chinois envisageait la vente de la plateforme à Elon Musk pour éviter une interdiction aux États-Unis.
Selon un article de Bloomberg News publié mardi, des responsables chinois seraient en discussions préliminaires concernant une éventuelle vente afin de contourner une interdiction prévue, qui prendrait effet si le propriétaire basé en Chine, ByteDance, ne cédait pas sa branche américaine d’ici le 19 janvier.
Le rapport, s’appuyant sur des sources anonymes, évoquait un scénario où TikTok pourrait être intégré à la plateforme de médias sociaux de Musk, X.
Bloomberg a souligné qu’il n’était pas clair comment Musk, considéré comme l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à plus de 400 milliards de dollars, réaliserait cette transaction, ni s’il devrait vendre certains de ses autres actifs pour finaliser cette vente.
Bien que TikTok n’ait pas immédiatement répondu à la demande de commentaires d’Al Jazeera, un porte-parole a été cité par la BBC, HuffPost et Variety : “Nous ne pouvons pas commenter de la pure fiction.”
La Cour suprême des États-Unis examine actuellement la constitutionnalité de l’interdiction imminente après que TikTok a déposé un recours juridique contre la loi Protecting Americans from Foreign Adversary Controlled Applications Act.
Lors des plaidoiries orales vendredi, la Cour semble inclinée à soutenir l’interdiction, la majorité des juges semblant peu convaincus par l’argument de TikTok selon lequel forcer une vente violerait le Premier Amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression.
L’ancien président Joe Biden a signé la loi concernant TikTok en avril, au milieu de préoccupations bipartites sur de supposés risques pour la sécurité nationale.
Des législateurs démocrates et républicains ont exprimé des inquiétudes quant au potentiel de la plateforme à collecter des données personnelles des Américains et à manipuler le discours public.
Le président élu Donald Trump, qui doit être investi le 20 janvier, a promis de “sauver” la plateforme lors de sa campagne présidentielle, marquant un revirement par rapport à sa tentative de bannir l’application au cours de son premier mandat.
Points à retenir
- TikTok se défend contre des rumeurs de vente à Elon Musk, qualifiant ces idées de fictives.
- La Cour suprême américaine étudie la légalité d’une potentielle interdiction de l’application.
- Les inquiétudes concernant la sécurité nationale sont au cœur des préoccupations des législateurs.
- Un changement de position notable de Donald Trump concernant TikTok, promettant de soutenir l’application lors de sa campagne.
Dans un contexte où la technologie et la régulation se croisent, cette situation soulève des questions sur la souveraineté numérique et la protection des données personnelles. Que signifie réellement la propriété d’une plateforme de ce type, surtout dans un climat politique aussi tendu ? Le cas de TikTok pourrait-il marquer un tournant dans la manière dont les gouvernements gèrent les entreprises technologiques ? Les discussions sur ces enjeux sont aujourd’hui plus pertinentes que jamais.
Cette situation autour de TikTok est fascinante, elle montre comment la technologie influence le paysage politique. La protection des données personnelles est un enjeu crucial aujourd’hui.