dim. Juin 14th, 2026

Dans un contexte où la plateforme TikTok risque une interdiction aux États-Unis à partir du 19 janvier, Donald Trump, président élu, a demandé à la Cour suprême de lui permettre de “sauver” cette application de médias sociaux. Cette interdiction entrera en vigueur à moins que la société mère chinoise ne cède ses parts à une entreprise américaine.

Dans un document de 25 pages, Trump a sollicité les juges pour suspendre ce délai jusqu’après son inauguration prévue le 20 janvier, afin que son administration puisse “chercher une solution négociée” et ainsi éviter une décision de la Cour suprême sur le sujet.

Se présentant comme “l’un des utilisateurs de médias sociaux les plus puissants et influents de l’histoire”, Trump a expliqué que ses “14,7 millions d’abonnés sur TikTok” lui permettaient de “mesurer l’importance de TikTok en tant que média unique pour la liberté d’expression, y compris pour le discours politique essentiel.”

Dans son mémoire, soutenu par D. John Sauer, son candidat au poste de procureur général, Trump a affirmé qu’il ne prend pas position sur le fond du litige. Il a plutôt plaidé pour qu’une résolution négociée par son administration pourrait “prévenir une fermeture à l’échelle nationale de TikTok, préservant ainsi les droits du Premier Amendement pour des dizaines de millions d’Américains tout en répondant aux préoccupations de sécurité nationale du gouvernement.”

Les appels de Trump à protéger la liberté d’expression à travers TikTok surviennent alors qu’il a réaffirmé à plusieurs reprises son intention de couper le financement des écoles enseignent sur l’identité de genre et le racisme structurel.

Le mémoire a continué en précisant que “le président Trump possède seul l’expertise en négociation requise, le mandat électoral et la volonté politique pour trouver une solution permettant de sauver la plateforme tout en répondant aux préoccupations de sécurité nationale formulées par le Gouvernement, préoccupations que le président Trump lui-même a reconnues.”

Lors de son premier mandat, Trump avait signé un décret en 2020 accordant à ByteDance, la société mère de TikTok, 45 jours pour vendre ses actifs américains ou faire face à une interdiction d’interactions avec des citoyens américains pour des raisons de sécurité nationale. Avant la date limite, Larry Ellison, le milliardaire co-fondateur d’Oracle, proche de Trump, avait manifesté son intérêt pour acquérir TikTok. En septembre de cette même année, TikTok avait désigné Oracle comme son principal fournisseur de services cloud aux États-Unis.

En avril dernier, alors que la guerre technologique entre les États-Unis et la Chine se intensifiait, le président Joe Biden a promulgué une loi obligeant ByteDance à céder sa participation dans TikTok d’ici à la date limite du 19 janvier, sous peine d’une interdiction sur le territoire américain.

Dans les premiers jours de ce mois, Trump a rencontré le PDG de TikTok, Shou Chew, dans son domaine de Mar-a-Lago. Lors de cette rencontre, Trump a exprimé un changement d’attitude vis-à-vis de l’application, estimée à 100 milliards de dollars. “Nous allons examiner TikTok. Vous savez, j’ai un faible pour TikTok, car j’ai remporté la jeunesse par 34 points,” a réagi Trump lors d’une conférence de presse lorsque la question de l’interdiction a été soulevée. “Et certains disent que TikTok a quelque chose à voir avec cela.”

À propos de ce retournement de situation de Trump, l’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi (D-Californie), a commenté pour Politico : “Concernant Donald Trump, suivez l’argent.”

Points à retenir

  • Donald Trump, désormais président élu, cherche à obtenir un délai pour éviter l’interdiction de TikTok aux États-Unis.
  • Son approche repose sur la nécessité d’une négociation pour préserver la liberté d’expression des utilisateurs de la plateforme.
  • Le débat sur TikTok mêle questions de sécurité nationale et préoccupations sur la liberté d’expression, soulevant des enjeux complexes.

En fin de compte, cette situation soulève des questions sur la compatibilité entre la sécurité nationale et les droits à la liberté d’expression dans un environnement numérique de plus en plus complexe. Comment les responsables politiques devraient-ils naviguer dans ce paysage en constante évolution tout en protégeant les droits des citoyens ?


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3 thoughts on “Trump demande à la Cour suprême de l’aider à sauver TikTok !”
  1. Il est fascinant de voir comment TikTok devient un enjeu politique. Cela pose vraiment la question d’où se situe la frontière entre sécurité nationale et liberté d’expression.

  2. Cette situation autour de TikTok est fascinante ! On voit bien comment la technologie et la liberté d’expression s’entremêlent dans le débat public actuel. Quelle époque !

  3. Il est fascinant de voir comment les questions de technologie et de liberté d’expression se croisent. TikTok est un miroir de notre société, reflet à la fois créatif et complexe.

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