La République tchèque a officiellement interdit l’utilisation de tous les produits de la start-up chinoise d’intelligence artificielle (IA) DeepSeek au sein de l’administration publique, invoquant des raisons de cybersécurité, ont annoncé mercredi les autorités.
Le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, a précisé que cette décision faisait suite à une alerte émise par l’Agence nationale de cybersécurité. Selon cet organisme, DeepSeek pourrait constituer un risque d’accès non autorisé aux données des utilisateurs, notamment parce que l’entreprise est contrainte de collaborer avec les autorités chinoises.
Cette mesure s’inscrit dans une tendance européenne de prudence envers certaines technologies étrangères, après des actions similaires prises par des pays tels que l’Italie, qui a bloqué dès janvier l’accès à ce chatbot, ou encore l’Australie.
Le mois dernier, en Allemagne, un responsable de la protection des données avait exhorté Apple et Google à retirer DeepSeek de leurs boutiques d’applications pour des motifs de confidentialité.
Depuis plusieurs années, le gouvernement tchèque s’éloigne progressivement de certains équipements technologiques chinois. En 2018, il avait notamment cessé d’utiliser le matériel et les logiciels des géants Huawei et ZTE, considérés comme des menaces potentielles pour la sécurité nationale.
Pour rappel, DeepSeek, créée en 2023 à Hangzhou, en Chine, a lancé cette même année son premier grand modèle linguistique basé sur l’IA.
Points à retenir
- La prudence envers les technologies étrangères devient une habitude européenne en matière de cybersécurité, histoire de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier… chinois.
- DeepSeek est au cœur des inquiétudes non seulement en République tchèque, mais aussi ailleurs en Europe, reflétant une méfiance grandissante autour des partenariats technologiques internationaux.
- Le gouvernement tchèque a déjà montré sa méfiance envers les fournisseurs chinois, ce qui illustre une politique cohérente face aux risques de sécurité perçus.
- L’anniversaire express de DeepSeek – un bébé IA né en 2023 – n’a pas suffi à convaincre les autorités de sa fiabilité.
En fin de compte, on peut se demander si cette vigilance permettra vraiment de mieux protéger nos données ou si c’est juste une manière subtile de dire : “Non merci, on préfère garder la main sur notre propre technologie.” Et vous, que pensez-vous de cette défiance croissante envers l’IA venue d’ailleurs ? Est-ce du sérieux ou juste une mode passagère pour détenir le monopole de la sécurité numérique ?