
La dernière annonce a révélé que Toyoda Minoru a contribué une recommandation pour le dernier volume de Futari Bus. Ces suggestions ont sans doute un certain poids, surtout lorsqu’elles émanent d’une figure reconnue. J’espère sincèrement que cela aura un impact positif, étant donné mon intérêt pour Futari Bus. La série a déjà bénéficié d’une recommandation de la part de Yamano Ei, un autre auteur que j’apprécie beaucoup. Bien que Toyoda ne soit pas au même niveau que Horikoshi Kouhei, dont la recommandation pour Under Doctor a eu un impact incontestable, il est respecté parmi les fans de romcom.

La raison ? Parce que Love Roma est l’une des comédies romantiques les plus appréciées de ces dernières décennies. Casey W. a laissé des commentaires intéressants sur un post précédent, évoquant la frustration de Toyoda quant à l’absence d’adaptation en anime de Love Roma. Il semble qu’il ait décidé d’écouter ses éditeurs, optant pour ce qui avait le plus de chances de rencontrer le succès, et Kore Kaite Shine en découle. Cette série lui a non seulement permis d’obtenir son anime, mais aussi un Manga Taishou, ce qui m’étonne un peu, pour être honnête. L’objectif est donc atteint.

Je suis sincèrement heureux pour Toyoda, mais Kore Kaite Shine manque néanmoins de la touche de génie à laquelle il nous a habitués. À mon avis, il écrit ici en dehors de sa zone de confort. Son amour pour le manga est authentique, comme en témoigne le matériel de flashback avec Teshima-sensei, un personnage de Love Roma, d’une grande qualité. Cependant, pour saisir le marché, il a créé une sorte d’utopie où les personnages masculins sont pratiquement absents, ajoutant des sous-entendus yuri qui semblent un peu forcés. On ressent qu’il cherche à répondre à une attente. Néanmoins, je dois admettre que ça a fonctionné, au moins de manière mesurable.

Malgré tout, KKS présente un charme désinvolte qui peut être très attachant. Cet épisode s’inspire particulièrement des meilleurs moments du manga. Dans notre podcast Manga Taishou, j’ai discuté de la scène où Fujirmori-san dessine un manga pour dire à sa mère les choses qu’elle n’ose pas lui avouer ; c’est un exemple puissant de ce que le manga peut représenter, surtout pour les adolescents. C’était véritablement inspirant et émouvant, pour moi, le meilleur moment de toute la série.

Cet épisode contient aussi mon gag préféré de la série, lorsque Man-ken se rend à Tokyo pour Comitia (c’est la deuxième fois pour Ai, qui est maintenant une habituée). Sachi, qui est généralement trop pour moi en version animée, s’émerveille devant tout en s’exclamant “Tokyo est incroyable !!”. Quand Tessie lui dit que leur hôtel avec petit-déjeuner à volonté se trouve en fait à Chiba (parce qu’elle n’a pas trouvé d’endroit suffisamment abordable à Tokyo), Sachi répond “Chiba est incroyable !!”. J’ai éclaté de rire en le lisant. C’était encore plus drôle ici, car on sentait qu’elle le disait presque avec défi.

En dehors de cela, cet épisode met en avant Hikaru de manière très amusante, ce qui le rend d’autant plus agréable. Elle est sans conteste ma préférée parmi les jeunes personnages. Les éléments concernant Comitia sont un peu internes au milieu, comme lorsque Teshima dit avec respect “vous aurez un mur d’exposition” (un privilège réservé aux grandes ventes), ou quand Ai et Kokoro se lancent dans l’idée d’imprimer mille copies de leur doujinshi. J’apprécie aussi la déclaration d’Hikaru sur le fait qu’elle préfère les mangas authentiques à la technique, et pourquoi les gribouillis d’Ai lui parlent. Cet épisode met en lumière tout ce que j’apprécie dans Draw This et j’aimerais simplement qu’il y en ait plus.
Points à retenir
- Les recommandations d’auteurs reconnus peuvent influencer positivement la visibilité des œuvres.
- Le choix des thèmes et des personnages peut refléter une tentative de répondre aux attentes du marché.
- Les éléments de flashback peuvent enrichir l’histoire et évoquer des émotions puissantes.
- Le succès d’une série peut provenir de sa capacité à créer des moments authentiques et inspirants.
- Les gags bien intégrés ajoutent une dimension humoristique qui plaît au public.
En fin de compte, ce qui me passionne dans l’univers des mangas, c’est cette capacité à toucher des sujets profonds tout en restant divertissant. Les choix narratifs de Toyoda dans Kore Kaite Shine ouvrent un débat intéressant sur l’authenticité dans la création. J’espère sincèrement que cela l’amènera à explorer davantage de nouveaux territoires, tout en restant fidèle à son identité d’auteur. Quelles seraient vos attentes concernant ses prochaines œuvres ?
