mer. Juin 24th, 2026

Un hommage à monsignor Ablondi quinze ans après son départ

Le 21 août, cela fait quinze ans que nous avons perdu monsignor Ablondi, dont les paroles et l’œuvre demeurent dans nos mémoires.

“Que cherchez-vous ?” C’est par cette question existentielle que l’évêque Ablondi a amorcé un dialogue riche avec les jeunes de Livourne au début des années 90. J’aimerais partir de ce style de dialogue pour évoquer la mémoire de monsignor Alberto Ablondi, quinze ans après sa disparition.

À l’âge de soixante-dix ans, après avoir été évêque de la diocèse de Livourne pendant près de trente ans, monsignor Ablondi a fait preuve d’un courage pastoral en allant à la rencontre des jeunes de la ville, y compris ceux qui ne fréquentaient pas les églises, pour leur poser cette question. Cela a donné lieu à un échange fructueux qui a servi de base à la réflexion du Synode diocésain avec et pour les jeunes.

Sa détermination à approcher ceux qui s’en éloignaient, même à cause de leurs expériences de vie, a laissé une empreinte significative sur son ministère épiscopal. Son image reste gravée dans nos esprits : ce prélat, plus âgé, se frayant un chemin dans la foule de jeunes de Livourne qui flânaient entre piazza Attias et Via Ricasoli, ne tenant pas encore de téléphone, et leur remettant une courte lettre, les invitant à faire un bout de chemin ensemble. La réponse n’était pas toujours évidente, mais l’enthousiasme et la franchise, typiquement livornèse, ont charmé de nombreux jeunes de l’époque. Cela a engendré un dialogue intense, dont les éléments fondamentaux ont été rassemblés dans le livre “Non, une prédication non !”.

Bien que cela ne soit pas nécessairement l’œuvre la plus marquante de son long ministère pastoral, elle peut être perçue comme l’icône de sa vision de la mission de l’Église.

Le dialogue avec les jeunes reposait sur une écoute sincère de leurs aspirations, fondée sur la conviction que, au fond, “chacun est ce qu’il recherche”.

Ce dialogue témoigne également de la vision que monsignor Ablondi avait de l’Église, non pas comme une entité hautaine dominée par Dieu, mais comme une réalité composée de chercheurs insatiables de Dieu et de nombreux frères.

Parmi les nombreuses réponses reçues par l’évêque, celle d’une jeune femme de dix-huit ans m’apparaît particulièrement pertinente, même après plus de trente ans. Elle a écrit : “Je souhaiterais une Église qui insuffle l’espoir. Une Église tournesol qui, en recevant la lumière d’en haut, tourne la tête vers ceux qui n’ont pas le courage de s’approcher, et le fasse en chantant.”

Cette image a profondément ému monsignor Ablondi, qui y voyait sans doute le modèle de ce qu’il désirait être en tant qu’évêque pour son Église.

Bon à savoir

  • La question “Que cherchez-vous ?” est souvent utilisée dans les dialogues intergénérationnels pour encourager la réflexion personnelle.
  • Les initiatives pastorales envers les jeunes sont essentielles pour maintenir un lien fort entre l’Église et la jeunesse.
  • Monseigneur Ablondi a souvent été salué pour sa capacité à aller à la rencontre des jeunes et à favoriser des échanges sincères.

Ainsi, la mémoire de monsignor Ablondi nous rappelle l’importance des dialogues authentiques dans un monde en perpétuel changement. Que nous apporte ce type d’échange dans notre vie quotidienne et comment pourrions-nous l’intégrer dans nos propres relations, que ce soit au sein de la communauté spirituelle ou à un niveau plus personnel ? Cette réflexion pourrait nous aider à comprendre l’essence même de notre quête spirituelle.


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