dim. Juin 14th, 2026

Au Japon, le nombre de fraudes via les réseaux sociaux grimpe fortement, notamment les escroqueries liées aux investissements et aux romances, entraînant des pertes financières considérables. Les arnaqueurs établissent un contact sur ces plateformes et incitent les victimes à effectuer des virements.

Des chiffres récents issus de la préfecture d’Ehime témoignent de cette tendance. Selon les autorités locales, 24 cas de fraude ont été signalés au cours des deux premiers mois de l’année, provoquant un préjudice d’environ 244 millions de yens (environ 1,41 million d’euros), soit trois fois plus qu’à la même période l’année précédente.

Augmentation rapide des fraudes

La police d’Ehime indique que l’augmentation des cas cette année est plus rapide que lors des années précédentes. En seulement deux mois, les chiffres dépassent ceux des années passées. Depuis le début des enregistrements statistiques en 2023, l’année 2024 détient le record avec 127 cas de fraude et un montant total de 1,067 milliard de yens (environ 6,19 millions d’euros).

La majorité des pertes se rapportent à des offres d’investissement frauduleuses. D’après les enquêteurs, 99,8 % des dommages annoncés proviennent de cas où des gains élevés étaient promis par les escrocs.

Escroquerie par des faux experts

De nombreux fraudeurs se présentent sur les réseaux sociaux comme des experts économiques, des investisseurs ou des entrepreneurs. Ils contactent leurs cibles avec des profils prétendument fiables et suggèrent des investissements soi-disant lucratifs.

Dans d’autres cas, des sites internet d’investissement falsifiés sont utilisés, affichant de prétendues gains pour instaurer la confiance et inciter les victimes à déposer davantage d’argent.

Les escroqueries par romance sont également courantes. Les fraudeurs établissent une relation personnelle avec leurs victimes sur le long terme, profitant de la confiance qu’ils construisent pour demander de l’argent, souvent en prétextant un investissement.

Communication déplacée vers LINE

Les premiers contacts se nouent souvent via des plateformes comme Facebook, Instagram ou des applications de rencontres. Les enquêtes indiquent qu’après ces premiers échanges, la communication se déplace majoritairement vers LINE, un service de messagerie.

Ce changement marque souvent le début des tentatives de fraude, où les escrocs fournissent des instructions précises pour des virements ou renvoient vers de prétendues plateformes d’investissement.

Pertes significatives dans plusieurs cas

En février, une femme sans emploi de la ville d’Imabari a révélé avoir perdu environ 32 millions de yens (soit environ 185 000 euros), après avoir vu une annonce pour des investissements sur les réseaux sociaux et avoir effectué un virement sur un compte indiqué par les fraudeurs.

Un homme de Matsuyama travaillant pour une organisation a quant à lui perdu environ 27,2 millions de yens (168 000 euros) dans un cas similaire.

Un autre cas rapporté début mars concernait un homme dans la soixantaine de Matsuyama, qui, entre novembre et décembre, a transféré environ 31 millions de yens (180 000 euros) après avoir établi un contact avec une personne se présentant comme un assistant d’investissement.

Tendance nationale à la hausse des fraudes en ligne

Les cas d’Ehime s’inscrivent dans une tendance nationale. L’Agence nationale de la police du Japon a signalé que les fraudes liées aux investissements et aux romances sur les réseaux sociaux ont causé des pertes dépassant les 87 milliards de yens (environ 504 millions d’euros) en 2024.

Les enquêtes montrent que ces escroqueries suivent généralement un schéma similaire : un contact se forme via des publicités ou des réseaux sociaux, suivi d’un déplacement vers des services de messagerie, où la confiance est construite et les demandes de virement adressées vers de faux comptes d’investissement. Des plateformes commerciales falsifiées montrent des dépôts de gains absents.

Des groupes criminels internationaux soupçonnés

La police japonaise soupçonne que certains de ces cas soient orchestrés par des groupes organisés à l’étranger. Plusieurs enquêtes des dernières années ont mis en lumière des groupes criminels opérant principalement en Asie du Sud-Est, ciblant délibérément des internautes japonais via les réseaux sociaux.

La communication est souvent effectuée en japonais pour sembler plus authentique et donner une impression de crédibilité concernant les offres d’investissement.

Alerte sur les offres d’investissement en ligne

Les autorités de la préfecture d’Ehime mettent en garde contre les offres d’investissement émanant de personnes communiquant uniquement par les réseaux sociaux. Il est particulièrement conseillé de faire preuve de prudence, notamment lorsqu’il s’agit de promesses de gains élevés ou de demandes de virements rapides.

Les enquêteurs recommandent de questionner systématiquement ces offres et, en cas de doute, de contacter la police rapidement.

Points à retenir

  • Augmentation notable des fraudes par investissements et romances sur les réseaux sociaux au Japon.
  • Données de la préfecture d’Ehime alertent sur des pertes considérables ce début d’année.
  • Les escrocs se présentent souvent comme des experts pour gagner la confiance des victimes.
  • Les communications se déplacent fréquemment vers des applications de messagerie confidentielles comme LINE.
  • Des groupes criminels internationaux pourraient être derrière certaines arnaques.
  • La police conseille de faire preuve de prudence face aux offres d’investissement peu claires.

En tant qu’observateur attentif, je me demande comment ces pratiques peuvent perdurer face à la montée des sensibilisations. La vigilance collective est essentielle pour contrer ces fraudes. Chacun d’entre nous joue un rôle dans la diffusion de l’information et la prévention contre ces dangers. La clé réside dans la diffusion des savoirs et la mise en réseau des expériences pour que personne ne tombe dans le piège tendu par des escrocs habiles. Qu’en pensez-vous ?


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