KUALA LUMPUR, 20 août — Le Bureau du Procureur Général (AGC) a annoncé hier qu’il allait poursuivre le président de la jeunesse d’Umno, Datuk Dr Akmal Saleh, ainsi que deux autres personnes, en lien avec un post sur Facebook.
Dans un communiqué, l’AGC a précisé que cette décision fait suite à l’examen des dossiers d’enquête soumis par la police.
« Sur la base des témoignages et des éléments de preuve recueillis, ce département a décidé d’introduire des charges en vertu de l’article 505(b) du Code pénal contre Datuk Dr Muhamad Akmal Saleh, Muhammad Hilman Idham et Siti Hajar Aflah Sharuddin », a-t-il ajouté.
« Les déclarations faites par ces individus ont été jugées perturbatrices pour l’ordre public ou constitutives d’un usage inapproprié des installations ou des services de réseau. »
L’AGC a indiqué que les charges allaient bientôt être déposées devant le tribunal de première instance compétent.
Elle a également précisé que les déclarations en question avaient troublé l’ordre public ou représentaient un abus des installations ou services de réseau.
L’article 505(b) punit ceux qui créent la crainte ou l’inquiétude public, ou qui incitent à commettre une infraction à l’ordre public.
En cas de condamnation, la peine peut aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement, une amende, ou les deux.
Hilman, président de la jeunesse du Parti Pribumi Bersatu Malaysia, est probablement poursuivi pour une vidéo où il s’exprimait lors d’une manifestation le 29 juillet, où il a prétendument affirmé que l’arrestation de certains membres de Bersatu était motivée par des raisons politiques.
Il reste incertain quel post Facebook a conduit à la charge contre Dr Akmal.
Par ailleurs, Chandrasegaran a/l Subramaniam sera poursuivi en vertu de l’article 233(1)(a) de la Loi sur les communications et les multimédias de 1988.
La semaine dernière, Dr Akmal a déclaré avoir été convoqué par la police fédérale pour donner sa version des faits concernant la manifestation qu’il a menée sur l’affichage du Jalur Gemilang à Kepala Batas, Penang.
L’AGC avait auparavant mis en garde les Malaysiens contre le vigilantisme en cas d’affichage inapproprié du Jalur Gemilang, dans un contexte de controverse autour de la manifestation de la jeunesse d’Umno.
Dr Akmal a depuis publié sur Facebook qu’il se trouvait à l’étranger pour effectuer une umrah, un pèlerinage mineur musulman à La Mecque, et qu’il rentrera rapidement pour faire face à l’accusation au tribunal de Bukit Mertajam ce vendredi.
Points à retenir
- Trois individus, dont le président de la jeunesse d’Umno, sont poursuivis pour des publications sur les réseaux sociaux.
- Les accusations reposent sur l’article 505(b) du Code pénal, qui traite des troubles à l’ordre public.
- Un autre suspect sera jugé selon la Loi sur les communications et les multimédias de 1988.
- La mise en garde de l’AGC contre le vigilantisme souligne les enjeux autour de l’affichage national et son interprétation.
- Dr Akmal a annoncé qu’il assistera à son procès après son retour de La Mecque.
En somme, cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des acteurs politiques dans l’espace numérique et les conséquences de leurs discours. Dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle de catalyseur dans les débats publics, il serait intéressant d’explorer comment les lois et les normes de conduite évoluent face à ces nouvelles dynamiques sociales et politiques.