mer. Juin 24th, 2026

L’assistant d’intelligence artificielle de Meta aurait la fâcheuse habitude de partager publiquement les requêtes des utilisateurs. De plus, certaines applications du géant américain auraient exploité une faille technique afin de suivre à leur insu les utilisateurs d’Android, indique un rapport récent de CPO Magazine.

Dans un souci de transparence… ou presque, l’application IA de Meta affiche désormais un avertissement précisant que les contenus saisies par les utilisateurs, y compris des informations personnelles ou sensibles, peuvent être rendus publics. Déployée depuis le début de l’année, cette fonctionnalité permet la publication des requêtes dans le fil « Discover ». Parmi elles, on trouve parfois des données très privées comme des documents juridiques, des identifiants personnels, voire des enregistrements audio de mineurs.

Bien que les utilisateurs puissent se désactiver de cette option, elle est activée par défaut, obligeant chacun à modifier manuellement ses paramètres. Des défenseurs de la vie privée s’étonnent qu’aucun autre chatbot majeur ne propose un tel mécanisme de republication proactive des données privées.

Les inquiétudes des consommateurs vis-à-vis de l’intelligence artificielle générative ne cessent de croître. Selon une enquête de PYMNTS Intelligence, 36 % des usagers craignent que leurs informations personnelles soient partagées ou mal utilisées, tandis que 33 % des non-utilisateurs sont freinés dans l’adoption de ces technologies pour les mêmes raisons.

Par ailleurs, Meta aurait profité d’une vulnérabilité du système Android, surnommée « Local Mess », pour collecter furtivement des données de navigation web. Cette faille, liée à l’adresse localhost du système, aurait permis à Meta et à la société russe Yandex d’observer les utilisateurs, même en mode incognito ou avec des protections classiques. Ces données pouvaient être reliées au compte Meta ou à l’identifiant publicitaire Android, selon CPO Magazine.

Meta a stoppé l’envoi de ces données, qualifiant l’affaire de malentendu avec le cadre politique de Google. Toutefois, ces deux cas soulèvent déjà la vigilance des autorités européennes et pourraient entraîner des sanctions réglementaires.

Déjà dans le collimateur de la justice, Meta fait face à une plainte de 8 milliards de dollars pour pratiques illégales liées à la gestion des données personnelles.

Google, quant à lui, doit comparaître en justice ce mois-ci pour atteinte à la vie privée des utilisateurs de téléphones, qu’ils soient sous Android ou non.

Points à retenir

  • L’option par défaut chez Meta : partager vos informations personnelles. Juste un petit détail qu’on oublie parfois de mentionner.
  • Les utilisateurs doivent être actifs pour protéger leur vie privée. La démarche inverse serait peut-être plus logique, non ?
  • Une faille Android surnommée « Local Mess » pour collecter discrètement vos habitudes web ; à croire que même le mode incognito a ses ratés.
  • Plus de la moitié des potentiels utilisateurs restent méfiants face à l’intelligence artificielle, ce qui laisse penser que la confiance est encore un luxe à construire.
  • Les géants de la tech se retrouvent dans le rôle du chat et de la souris avec les régulateurs. Une partie qui ne semble pas finir de sitôt.

En somme, Meta et ses homologues semblent aimer le « jeu » du partage avec votre consentement un peu… facultatif. Donnons-leur le bénéfice du doute : peut-être que pour eux, la vie privée ressemble à ces fameuses conditions générales que personne ne lit jamais. Et vous, vous en pensez quoi ? On mise sur une réelle amélioration ou sur de futurs révélations croustillantes à venir ? Allez, on garde un œil sur le fil « Discover », ça promet !


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *