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Le 21 août, le ministère de la Justice américain a annoncé qu’il avait conclu un accord avec TikTok, le célèbre réseau social, pour un montant de 4 milliards de dollars (environ 636 milliards de yens). Cette décision fait suite à une poursuite engagée contre l’application pour ne pas avoir mis en place des restrictions adéquates concernant l’ouverture de comptes par des utilisateurs de moins de 13 ans. Il s’agit d’une des sommes de règlement les plus importantes jamais observées dans une affaire similaire. Cette situation illustre une prise de conscience mondiale croissante autour de la nécessité de réguler l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes pour garantir leur développement sain.
Bien que TikTok ait instauré un “mode enfant” pour restreindre l’accès aux moins de 13 ans, les documents judiciaires révèlent qu’il était encore possible, jusqu’en 2020, pour les enfants de créer des comptes ordinaires en indiquant une date de naissance erronée. De plus, jusqu’en 2022, des utilisateurs pouvaient contourner les vérifications d’âge en utilisant les identifiants d’autres plateformes telles qu’Instagram ou Google. Les employés de TikTok avaient d’ailleurs reconnu ces failles en interne à cette époque.
À l’international, TikTok interdit la création de comptes pour les moins de 13 ans dans des pays comme le Japon.
La plainte du ministère de la Justice, déposée sous l’administration Biden en 2024, mettait en lumière le fait que des millions d’enfants pouvaient créer des comptes sans le consentement parental. On lui reprochait également la collecte illégale de données personnelles comme des noms, adresses électroniques et numéros de téléphone, et le maintien de certaines de ces données même après la suppression de comptes.
Suite à cette action légale, TikTok a renforcé ses protocoles de vérification d’âge et de gestion parentale.
En décembre dernier, l’Australie a été pionnière en adoptant une loi interdisant l’utilisation des réseaux sociaux par les moins de 16 ans. De son côté, l’Union européenne a récemment marqué son intention de restreindre l’accès à ces plateformes pour les plus jeunes.
En Californie, une femme a poursuivi des entreprises de réseaux sociaux, affirmant qu’elles avaient contribué à créer une dépendance précoce. En mars de cette année, un jury a reconnu la responsabilité de Meta, propriétaire d’Instagram, et de Google, propriétaire de YouTube, condamnant ces entreprises à verser 6 millions de dollars (environ 9,5 millions de yens) en dommages et intérêts.
Points à retenir
- Le ministère de la Justice américain a engagé des poursuites contre TikTok pour absence de restrictions sur les comptes d’utilisateurs de moins de 13 ans.
- La somme de 4 milliards de dollars pour le règlement fait de cet accord un des plus élevés de son genre.
- Des failles dans le système de vérification d’âge ont été identifiées, permettant aux enfants de contourner les contrôles imposés.
- D’autres régions du monde, comme l’Australie et l’Union européenne, prennent également des mesures pour limiter l’accès des jeunes aux réseaux sociaux.
- Des actions en justice pour dépendance précoce aux réseaux sociaux commencent à émerger, soulevant des questions sur la responsabilité des entreprises.
Face à ces enjeux, je me demande comment nous pouvons, en tant que société, concilier l’accès à la technologie et la protection de nos jeunes. Ces questions nécessitent un débat ouvert et réfléchi, impliquant parents, éducateurs et législateurs. Quelles mesures supplémentaires devrions-nous envisager pour garantir un environnement numérique sûr et enrichissant pour les enfants ?