Un jugement pour les militants de la « Dernière Génération »
Sept activistes de la « Dernière Génération » ont été condamnés par le tribunal d’Erding. Ces défenseurs du climat se retrouvent avec des dettes qui s’élèvent déjà à plusieurs millions d’euros.
Le jugement a été rendu un peu plus tôt que prévu, le mercredi 29 avril. Chaque activiste a écopé d’une amende équivalente à 140 jours-amende à 15 euros, sauf la septième, qui a reçu 160 jours-amende en raison d’une précédente condamnation. Initialement, le Parquet avait demandé une peine d’emprisonnement de six mois pour chacun d’eux. L’affaire concernant un huitième militant est actuellement jugée devant un tribunal pour mineurs.
Les sept activistes ont organisé en mai 2024 une occupation des accès du nouvel aéroport de Munich, provoquant d’importants désagréments. Ils s’étaient répartis en groupes, avaient découpé des trous dans le grillage de sécurité, avant de se coller au sol à l’aide d’un mélange de colle et de sable. L’un des groupes a été intercepté par la police dès son approche du grillage.
Des dommages matériels considérables
Le juge Björn Schindler a finalement rejeté l’accusation de perturbation du service public, estimant qu’il n’y avait pas de lien direct entre la coupure du grillage et l’arrêt temporaire des vols. Les activistes s’étaient positionnés loin des pistes d’atterrissage, ce qui a conduit à une décision de la police fédérale d’interrompre le trafic aérien en raison d’un accès non autorisé.
Les infractions retenues sont donc la dégradation volontaire et l’intrusion. Le préjudice causé au grillage est estimé à près de 4000 euros, auquel s’ajoutent environ 1600 euros pour les dommages sur les routes, dues à l’intervention policière.
Les confessions des accusés et leur refus de récupérer les éléments de preuve saisis, comme des téléphones portables ou la colle utilisée, ont été prises en compte lors de la décision de la cour.
Au début du procès, les accusés ont indiqué, avec une pointe de résignation, qu’ils ne renouvelleraient pas ce type d’actions. Ils ont exprimé leur conviction que le point de basculement sur le climat avait été atteint, et que dorénavant, la priorité de la gouvernement serait de gérer les conséquences. En larmes, ils ont évoqué les effets dévastateurs du changement climatique.
Bien que leur motivation soit louable, le juge a souligné l’importance de respecter la loi, même dans le cadre d’un engagement environnemental ferme. Il a ainsi opté pour une approche équilibrée qui, selon lui, pourrait être mieux comprise par le grand public.
Points à retenir
- Condamnation de sept militants avec des amendes importantes.
- Rejet de l’accusation de perturbation du service public.
- Reconnaissance des dommages matériels causés sur le site de l’aéroport.
- Les activistes ont exprimé leur décision de cesser leurs actions après le procès.
- Les dettes accumulées par les militants s’élèvent déjà à plusieurs millions d’euros.
Ce jugement soulève des questions profondes sur l’équilibre entre les actions militantes pour la protection de l’environnement et le respect des lois en vigueur. En tant que citoyens, nous devons réfléchir à la manière dont nous pouvons participer à la lutte contre le changement climatique, tout en trouvant des moyens pacifiques et respectueux des règles. Il est crucial d’encourager le dialogue et de considérer tous les angles de la question, sans précipitation dans des actions qui pourraient rebuter le public. C’est en agissant avec sagesse et détermination que nous pouvons espérer voir un réel changement. Qu’en pensez-vous ?
