mer. Juin 24th, 2026
Comète C/2025 R2 (SWAN)
Images en couleur et détails de la nouvelle comète brillante C/2025 R2 (SWAN), capturées par le télescope iTelescope.net T59 situé à l’Observatoire de Siding Spring, Australie. (Crédit : Filipp Romanov)

Le 11 septembre 2025, l’instrument SWAN à bord du satellite Solar and Heliospheric Observatory (SOHO) a détecté une nouvelle comète, officiellement baptisée C/2025 R2 (SWAN).

Cette comète brillante, accompagnée d’une longue queue visible sur environ deux degrés dans le ciel, a été repérée par des astronomes amateurs alors qu’elle se trouvait très proche du Soleil. Son origine semble venir de la direction du Soleil vu depuis la Terre, ce qui explique pourquoi elle était restée indétectable jusqu’à présent. Entre le 8 août et le 13 septembre 2025, elle était à moins de 30 degrés du Soleil, rendant son observation difficile pour la plupart des télescopes.

Le périhélie de la comète, c’est-à-dire son point le plus proche du Soleil, a eu lieu le 12 septembre 2025, à environ 75 millions de kilomètres, soit la moitié de la distance entre la Terre et le Soleil (0,5 UA). La Terre croisera l’orbite de cette comète le 5 octobre 2025, ce qui pourrait provoquer une pluie de météores associée. Le point de rapprochement le plus proche entre SWAN et notre planète est prévu pour le 20 octobre 2025, à 39 millions de kilomètres. Sa période orbitale est de 286 ans, avec un aphélie (distance maximale au Soleil) situé à 86 UA, dans la ceinture de Kuiper extérieure.

Une question m’est immédiatement venue : cette comète pouvait-elle provenir du mystérieux objet interstellaire 3I/ATLAS, soit comme fragment naturel, soit comme éclaireur envoyé par un vaisseau technologique ? Après analyse, mon collaborateur Peter Veres a confirmé que les directions d’arrivée des deux objets sont très différentes. En effet, SWAN est apparue dans la constellation du Verseau, tandis que 3I/ATLAS provenait de la région du Sagittaire, en direction du centre de la Voie lactée. Bien que les deux constellations se situent près du plan de l’écliptique, elles sont séparées de plusieurs dizaines de degrés dans le ciel.

Par ailleurs, j’ai reçu récemment un message surprenant évoquant un chanteur nommé Oli Swan, qui co-écrit avec Robbie Williams, notamment son récent tube « Lost ». Oli prépare un nouveau single intitulé « Aliens Are Real » qui, selon son camp, pourrait intéresser les chercheurs d’énigmes comme nous, compte tenu du mystère entourant 3I/ATLAS.

Voici ce que j’ai répondu après avoir écouté la chanson avec attention :

« Oui, il est probable que les extraterrestres existent. Il y a des milliards d’analogues Terre-Soleil dans la seule Voie lactée, pour la plupart formés bien avant notre système solaire. Il serait présomptueux d’imaginer que ces mondes, aux adresses cosmiques semblables à la nôtre, n’abriteraient que des microbes ou seraient dépourvus de toute forme d’intelligence. Depuis 65 ans, nous attendons un signal radio comme un coup de téléphone. Or, il se pourrait que des visiteurs se manifestent autrement, par exemple sous la forme d’un objet interstellaire inattendu comme 3I/ATLAS, voire d’autres phénomènes encore inexpliqués. La fameuse question de Fermi “Où sont-ils tous ?” est celle que se pose tout un chacun dans sa solitude. Se demander “Sommes-nous seuls ?” reste la question la plus romantique de la science. »

Points à retenir

  • La comète C/2025 R2 (SWAN) a été découverte grâce à l’instrument SWAN sur SOHO, ce qui illustre une fois de plus les avancées de l’astronomie spatiale.
  • Son observation initiale a été difficile car elle évoluait très près du Soleil, une zone traditionnellement peu accessible aux télescopes terrestres.
  • Le croisement de la Terre avec l’orbite de cette comète pourrait offrir un spectacle météoritique en octobre 2025.
  • Contrairement à certains objets interstellaires, SWAN n’est pas liée à 3I/ATLAS, ce qui rappelle la diversité des corps célestes traversant notre système.
  • La collaboration entre scientifiques et artistes montre aussi que l’exploration de l’espace inspire l’imaginaire et les questionnements culturels sur la vie extraterrestre.
  • La fameuse interrogation de Fermi continue de nourrir débats et réflexions à la croisée de la science, de la philosophie et de la culture populaire.

Si la science cherche toujours une réponse définitive à la vie ailleurs dans l’univers, la découverte de ces corps célestes fascinants rappelle à quel point notre environnement cosmique est riche et encore largement mystérieux. Et puis, qui sait ? Peut-être qu’au détour d’une comète, ou d’une chanson, ce petit coup de fil venu d’ailleurs finira bien par arriver. En attendant, je reste assis à la porte, scrutant le ciel… et musique à fond. Parce qu’après tout, il faut bien rester éveillé, non ?


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