
Les astronautes de la mission Artemis II de la NASA découvriront plus de la face cachée de la Lune que tout autre être humain avant eux.
Crédit : NASA/JPL
Dans un futur proche, la NASA s’apprête à lancer une mission ambitieuse : Artemis II, qui mènera quatre astronautes autour de la Lune. Ce vol marquera le premier retour des humains dans l’espace lointain depuis la fin du programme Apollo, il y a plus de cinquante ans. Cette mission pourrait permettre aux astronautes d’aller plus loin que tout homme n’est jamais allé auparavant.
Artemis II s’inscrit dans une série de missions visant à établir la première base permanente de l’humanité sur la Lune. Elle a pour objectif de tester les fusées, les capsules d’équipage et d’autres matériels nécessaires pour amener des humains sur la surface lunaire dans les années à venir. Durant leur périple de presque dix jours, les astronautes réaliseront des expériences qui poseront les fondations pour les futurs explorateurs.
« Ce que nous essayons de faire n’est pas de reprendre là où Apollo s’était arrêté, mais d’utiliser nos décennies d’expérience et de connaissances pour établir une présence durable sur la Lune, tout en réalisant de la science », explique Barbara Cohen, scientifique planétaire au NASA’s Goddard Space Flight Center, dans le Maryland.

Les quatre astronautes d’Artemis II ont effectué une répétition générale en décembre, en préparation du jour du lancement. De gauche à droite : le pilote Victor Glover, les spécialistes de mission Jeremy Hansen et Christina Koch, et le commandant Reid Wiseman.
Crédit : Gregg Newton/AFP via Getty
Les scientifiques prévoient d’explorer les effets des voyages dans l’espace profond sur la santé humaine. D’autres recherches s’appuieront sur la possibilité pour les astronautes d’observer des caractéristiques géologiques de la Lune peu connues. Barbara Cohen affirme que les découvertes faites avec des équipes humaines seront fondamentalement différentes de celles réalisées par des robots ; ce sont leurs cerveaux, leurs yeux et leur capacité de réaction qui enrichiront la recherche.
Les astronautes d’Artemis II ont bénéficié d’un entraînement intensif en sciences, avec des expéditions sur des sites au Canada et en Islande similaires à la surface lunaire. Christina Koch, l’une des membres de l’équipe, a précédemment conçu des instruments de science spatiale avant de devenir astronaute, et a également été ingénieure scientifique en Antarctique et au Groenland. Jeremy Hansen, un astronaute canadien, possède un master en physique et a travaillé dans le laboratoire sous-marin Aquarius, au large de la Floride.
« Nous sommes impatients de voir ce qui captivera les astronautes et les angles qu’ils proposeront », déclare Nicola Fox, responsable de la direction des missions scientifiques de la NASA. « C’est une opportunité incroyable. »
Étude sur la santé en espace
Un aspect central de la mission sera d’étudier l’impact des voyages dans l’espace profond sur la santé humaine. Des études antérieures ont démontré que le voyage spatial augmentait les risques de cancer et pouvait induire des problèmes de vision. Même la mission Inspiration4, qui a eu lieu en 2021, a révélé des changements de santé durant son court vol spatial de trois jours.
Les astronautes d’Artemis II seront les premiers à exposer leur corps à la radiation de l’espace profond, en dehors du champ magnétique protecteur de la Terre, depuis la dernière mission Apollo en 1972. Des capteurs de radiation seront installés dans la cabine pour mesurer l’exposition durant le vol, et des échantillons de salive et de sang seront prélevés avant et après la mission.
Un autre projet innovant dans cette mission est l’expérience « organe sur puce ». Chaque astronaute a été invité à donner des plaquettes sanguines avant le vol pour permettre aux chercheurs de récolter et congeler des cellules de moelle osseuse. Peu avant le lancement, ces cellules seront placées sur deux puces, l’une partant avec Apollo II, l’autre restant sur Terre. Après le vol, les chercheurs analyseront les différences entre les cellules exposées et celles restées au sol.

Des chercheurs placeront des cellules de chaque astronaute d’Artemis II sur une puce organique pour tester leur réaction à la radiation de l’espace profond durant le vol.
Crédit : Emulate/NASA
Si cette approche s’avère fructueuse, ces puces pourraient contribuer à protéger les astronautes lors de futurs voyages : NASA pourrait envoyer des échantillons de cellules d’astronautes potentiels dans l’espace pour mieux comprendre les risques associés à de tels périples.
Points à retenir
- La mission Artemis II est une première étape vers une présence humaine durable sur la Lune.
- Les astronautes réaliseront des expériences pour explorer les effets de l’espace sur la santé humaine.
- Des puces organiques seront utilisées pour étudier l’impact de la radiation sur les cellules humaines.
- Les scientifiques espèrent que les découvertes d’Artemis II ouvriront de nouvelles avenues pour l’exploration spatiale.
- Le mélange d’expertise scientifique et d’expérience humaine promet des résultats inédits.
Ma passion pour l’exploration spatiale grandit à chaque annonce de missions comme Artemis II. Cette quête vers l’inconnu est non seulement une avancée technologique, mais elle soulève également des questions fascinantes sur notre place dans l’univers. À l’aube de cette nouvelle ère, quel impact recommencera à avoir la découverte scientifique sur notre compréhension du cosmos ? C’est dans cette réflexion que réside toute la beauté de notre aventure humaine vers les étoiles.