sam. Août 29th, 2026

La chercheuse Jennifer Doudna, récipiendaire du prix Nobel de chimie en 2020, a mis au point un procédé expérimental qui modifie un gène lié au cholestérol, permettant ainsi de réduire potentiellement son niveau de 50 %.

Jennifer Doudna, lauréate du prix Nobel de chimie.
Jennifer Doudna, lauréate du prix Nobel de chimie. Photo : Jeff Chiu/AP/EPA/TASS

Des scientifiques ont découvert un moyen d’agir sur le cholestérol à un niveau génétique. Ce traitement développé par Doudna et déjà testé sur des humains vise à désactiver un gène essentiel qui pourrait réduire de 50 % le cholestérol nocif dans l’organisme.

Les détails de l’étude sont rapportés par des sources fiables :

« Pour l’heure, 15 participants ont pris part à l’essai. Ce dernier repose sur l’utilisation de ciseaux biologiques, qui permettent de découper une portion ciblée du gène responsable du cholestérol pour le modifier. Il s’agit spécifiquement des lipoprotéines de basse densité, communément appelées “mauvais cholestérol”, qui contribuent au développement de maladies cardiovasculaires, la première cause de mortalité chez les adultes à l’échelle mondiale. Les triglycérides, un autre type de graisse sanguine, sont également liés à un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Cependant, l’édition génétique chez l’homme suscite encore de vives discussions parmi les chercheurs. Pour une personne de 20 ans présentant un taux de cholestérol très élevé, il pourrait être plus judicieux d’opter pour un traitement ponctuel plutôt que de devoir prendre des médicaments quotidiennement ou de subir des injections toutes les deux semaines pendant les 60 prochaines années, selon les experts. Il convient également de noter que les médicaments diminuent le cholestérol seulement si pris régulièrement, et d’après les chercheurs, seule la moitié des personnes suivent leurs prescriptions de manière assidue.

Lors de cette étude préliminaire, des résultats exclusivement positifs ont été observés chez quatre participants ayant reçu la dose maximale du traitement. Malheureusement, un participant est décédé six mois après l’administration du traitement. Cependant, les autres participants ne croient pas que cet événement soit directement lié à l’intervention génétique, et ils souhaitent poursuivre l’étude. De plus, un des résultats significatifs de cette recherche a été le vif intérêt manifesté par des centaines d’Américains désireux de participer aux essais cliniques.

Chaque année, près de 4,5 millions de personnes dans le monde meurent en raison de taux élevés de cholestérol nocif. En Europe et en Amérique, environ un adulte sur deux souffre d’hypercholestérolémie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe ce problème comme le deuxième facteur de mortalité après l’hypertension artérielle.

Points à retenir

  • Jennifer Doudna a développé un traitement modifiant un gène lié au cholestérol.
  • Un essai clinique a impliqué 15 personnes, testant l’efficacité d’un nouveau procédé.
  • Les lipoprotéines de basse densité ou “mauvais cholestérol” sont principalement ciblées.
  • Un décès durant l’étude a été signalé, mais les chercheurs continuent leur travaux.
  • Un intérêt croissant pour la participation à des essais cliniques a été constaté.
  • Globalement, les maladies cardiovasculaires restent la principale cause de mortalité dans le monde.

Dans cette ère où la science et la technologie avancent à pas de géant, il est fascinant de réfléchir aux implications éthiques et sociétales que cette recherche pourrait engendrer. La possibilité d’intervenir sur notre génome soulève des questions fondamentales : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour améliorer notre santé ? Le débat sur l’édition génétique doit continuer à se nourrir de réflexions variées, alliant prudence et espoir. À mon sens, il est impératif d’explorer ces horizons tout en garantissant la sécurité et l’éthique de ces pratiques. La médecine du futur ne devrait-elle pas être à la fois avancée et consciente des défis qu’elle soulève ?


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