Donald Trump a annoncé ce jeudi la suppression de la détermination officielle selon laquelle les émissions de gaz à effet de serre constituent une menace pour la santé publique et l’environnement. Ce texte était un pilier de la réglementation américaine contre le changement climatique depuis les quinze dernières années.
«Cette détermination n’avait aucune base légale», a déclaré le président des États-Unis depuis la Maison Blanche, entouré de Lee Zeldin, l’administrateur de l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA).
La remise en cause de l’impact négatif des gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone, et la négation de l’existence du changement climatique s’opposent à la position de la majorité de la communauté scientifique. Trump a toujours qualifié le changement climatique de «supercherie» et avait promis durant sa campagne de démanteler les régulations environnementales mises en place par ses prédécesseurs.
« Historiquement, les combustibles fossiles ont sauvé des millions de vies et sorti des milliards de personnes de la pauvreté à travers le monde», a-t-il affirmé. «On le constate avec les pannes d’électricité dans les zones où l’on mise sur des sources d’énergie intermittentes, qui sont inefficaces et coûteuses.»
La suppression de la détermination d’Obama
La décision de l’administration Trump met fin au «hallazgo del peligro», établi en 2009 durant le mandat de Barack Obama, qui décrivait les effets des gaz à effet de serre. Ce texte a constitué le fondement légal de nombreuses politiques environnementales aux États-Unis, justifiant la limitation des émissions de dioxyde de carbone, de méthane, et d’autres polluants industrielles. Trump a qualifié cette règle de «radicale» et a affirmé que sa suppression constitue «la plus große opération de déréglementation de l’histoire des États-Unis».
La décision de Trump s’inscrit dans un soutien croissant, semble-t-il sans fondement scientifique, de ses alliés concernant les bienfaits du dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre. «Le CO2 n’a jamais été un polluant», a soutenu Doug Burgum, son secrétaire de l’Intérieur, lors d’une interview récente sur Fox Business. «En respirant, nous émettons du CO2. Les plantes ont besoin de CO2 pour grandir et prospérer».
Zeldin a également défendu que la décision de Trump met fin au «Santo Grial des abus réglementaires» et qu’elle pourrait faire économiser 1,3 mille milliards de dollars aux contribuables américains.
«Nous redonnons le pouvoir aux Américains», a ajouté le leader de l’EPA, en affirmant qu’il n’y aura plus d’obligation concernant les voitures électriques et que les normes d’émissions pour les véhicules légers, moyens et lourds seront abolies. Cette suppression de régulations pourrait également engendrer un assouplissement des limites d’émissions pour les centrales électriques ou l’extraction de pétrole et de gaz.
Les démocrates et les ONG environnementales ont immédiatement annoncé qu’ils contesteraient cette décision devant les tribunaux, ouvrant la voie à une bataille qui pourrait se terminer devant la Cour suprême.
Points à retenir
- Suppression d’une régulation clé concernant les gaz à effet de serre.
- Affirmation de Trump sur les bienfaits des combustibles fossiles.
- Une opposition ferme des démocrates et des organisations écologiques.
- Potentiel d’économies pour les contribuables américaines.
- Des changements significatifs probables dans la réglementation des émissions industrielles.
En tant qu’observateur passionné, je suis toujours frappé par les décisions qui façonnent notre environnement et notre avenir. L’impact des choix politiques sur la santé de notre planète est un sujet qui mérite réflexion. Comment notre société peut-elle naviguer entre développement économique et préservation de notre écosystème ? Je reste convaincu qu’un dialogue ouvert est essentiel pour trouver des solutions durables.