Les huitièmes de finale de la Coupe du Monde FIFA 2026 se déroulent ce dimanche 5 juillet, avec un double programme chargé: le Brésil affronte la Norvège au MetLife Stadium de New Jersey à 16h00 heure locale (20h00 GMT), et le Mexique reçoit l’Angleterre au mythique Estadio Azteca à 18h00 heure locale (00h00 GMT du lundi). Les vainqueurs se rencontreront en quarts de finale.
Brésil – reprise de Raphinha, mais prudence
La grande information en provenance du Brésil est le retour de Raphinha. Carlo Ancelotti a confirmé que l’attaquant du Barça, forfait depuis le 19 juin en raison d’une blessure musculaire contre Haïti, sera sur le banc. « Il n’est pas encore à 100 %, mais il est disponible pour jouer quelques minutes ou être utile à certains moments », a précisé l’entraîneur italien. Toutefois, des sources au sein de la sélection indiquent à l’AFP que le joueur ne doit pas forcer et que son retour comme titulaire n’interviendrait que si une quarantaine de minutes en fin de course devenait nécessaire, potentiellement dès les quarts de finale.
Avec Raphinha sur le banc, l’attaque brésilienne envisagée serait composée de Vinícius Júnior, Matheus Cunha et Rayan, Endrick restant une option depuis le banc. Ancelotti conserve en outre une incertitude dans le milieu, n’ayant pas révélé qui remplacera le blessé Lucas Paquetá; Danilo Santos et Gabriel Martinelli sont les candidats les plus sérieux.
Sur Haaland, la principale menace adverse, Ancelotti a été clair: « Le plan anti-Haaland n’existe pas ». Il a écarté l’idée d’expliquer comment marquer Haaland à Gabriel ou à Marquinhos. Le technicien a qualifié l’attaquant norvégien de « très dangereux », tout en élargissant le regard sur le sens collectif du match avec Ødegaard et le potentiel de Sorloth et Nusa, un équipe norvégienne décrite comme « très bien équilibrée ».
Les Norvégiens, invaincus contre la Canarinha en quatre confrontations historiques, se disent prêts même à jouer les prolongations et les tirs au but: Solbakken a d’ores et déjà désigné ses cinq tireurs principaux. Le regard du coach norvégien se porte aussi sur les spécificités du duel, notamment les duels à haute intensité et les phases arrêtées, tandis que l’expérience brésilienne s’appuie sur le talent individuel et la variété du jeu.
Angleterre en reprise à Mexico, sous haute altitude
À Mexico, l’histoire pèse: l’Angleterre revient sur la scène du stade Azteca, quarante ans après son élimination face à l’Argentine de Diego Maradona en 1986, célèbre pour « la main de Dieu » et l’un des meilleurs buts du XXe siècle. Thomas Tuchel a admis que la blessure émotionnelle persiste, mais il refuse toute idée de revanche: « Il n’y a aucun intérêt à parler de revanche après tout ce temps ».
Le principal défi est l’altitude: à 2 240 mètres, l’entraîneur allemand a avoué souffrir de mal de tête et de trouble du sommeil dès la première nuit. Dans sa conférence d’avant-match, Tuchel a prédit que « les quinze ou vingt premières minutes seront difficiles » car le Mexique commence sur les chapeaux de roue dans son territoire. Le Mexique, quant à lui, est décrit comme une équipe qui presse, libère ses couloirs et pose des problèmes sur coups de pied arrêtés.
Javier Aguirre, le sélectionneur mexicain, s’est dit convaincu que son équipe peut surprendre les Anglais, forte de quatre victoires, de huit buts inscrits et de zéro encaissé. « Si je ne pensais pas qu’on pouvait les battre, je le dirais, mais j’attends un match équilibré et celui qui commettra le moins d’erreurs s’en sortira », a-t-il déclaré, tout en fixant des conditions exigeantes: « Il faut jouer quasiment parfaitement, mieux que nous l’avons fait et avoir de la chance ».
Le danger principal côté mexicain porte sur Harry Kane. Aguirre a insisté sur la nécessité de neutraliser le capitaine anglais, « figure mondiale », en le surveillant de près par les centraux, le milieu et les latéraux afin de « toujours avoir quelqu’un sur lui ». Le Mexique a atteint les quarts de finale en tant qu’hôte à deux reprises, en 1970 et 1986, mais Aguirre a relativisé la charge historique: « Je ne sais pas si demain sera le match le plus important de notre histoire; d’autres l’ont été avant ».
Points à retenir
– Raphinha peut être utilisé comme option limitante plutôt que comme titulaire dès le départ; son retour dépendra de l’état de forme et du contexte du match.
– L’attaque brésilienne pourrait s’appuyer sur Vinícius Júnior et Cunha, avec Endrick disponible en cas de besoin; le milieu reste à évaluer après l’absence de Paquetá.
– Haaland demeure une menace collective nuisible mais ne définit pas à lui seul l’issue du duel; l’équilibre Norvège – milieu et défense sera déterminant.
– L’altitude et le contexte mexicain compliquent les ajustements physiques et les mouvements précoces; les deux équipes devront gérer les séquences hautes intensité et les coups de pied arrêtés.
– Le Mexique peut tirer avantage d’un bloc pressant et d’un plan tactique axé sur les transitions rapides, tout en restant attentif au éventuel risque sur les coups de pied arrêtés anglais.
– Kane demeure une référence offensive majeure pour l’Angleterre; sa gestion par la défense adverse sera centrale et pourrait conditionner le rythme du match.
– Les deux affiches mettent en jeu des enjeux tactiques marqués, avec une attente de stratégie ciblée et de gestion des temps forts des adversaires.
Remarque éditoriale
Cet article est une couverture éditoriale de LesNews sur la Coupe du Monde 2026, en s’appuyant sur les informations disponibles et les commentaires des entraîneurs et des joueurs. Pour mémoire, lesSoupçons et les analyses s’appuient sur des sources d’agence telles que l’AFP et Reuters, qui apportent un cadre factuel et des éléments contextuels utiles à la compréhension du duel entre ces équipes.
