mer. Juin 24th, 2026

Les huit dernières années ont été marquées par une bataille juridique de grande envergure entre la North American Football League (NASL), qui a fonctionné de 2011 à 2017, et la Fédération de Football des États-Unis. La NASL accuse cette dernière de violation des lois antitrust et réclame une injonction visant à forcer la fédération à reconnaître la NASL en tant que ligue de niveau II. Ce procès, qui a désormais pour co-défendeur la Major League Football (MLS), débutera cette semaine dans un tribunal fédéral à Brooklyn, après la sélection du jury.

Des figures emblématiques, telles que le retraité de la NBA Carmelo Anthony (ancien propriétaire de Puerto Rico FC dans la NASL) et Clark Hunt, PDG et copropriétaire des Kansas City Chiefs (un des fondateurs de la MLS), pourraient être appelées à témoigner. Avec une équipe d’avocats spécialisés dans le domaine sportif représentant les deux parties, des dommages potentiels excédant les 500 millions de dollars sont en jeu.

Ce litige se concentre sur la manière dont la Fédération de Football des États-Unis supervise les ligues professionnelles et applique des normes pour déterminer si une ligue mérite d’être reconnue comme une ligue de niveau I, II ou III.

Pour la NASL, la Fédération de Football et la MLS ont conspiré illégalement pour isoler la MLS (niveau I) et la USL (niveau II) de toute concurrence avec la NASL, nuisant ainsi aux marchés pour la reconnaissance du football aux États-Unis et au Canada. La NASL reproche à la Fédération et à la MLS de l’avoir « poussée hors du marché » et d’avoir « empêché l’obtention des bénéfices qu’elle aurait perçus en tant que ligue de niveaux I ou II ».

La NASL a alors choisi de mettre fin à ses activités plutôt que de participer à la division III.

La reconnaissance d’une ligue affecte la perception qu’en ont les joueurs, les fans, les consommateurs, les diffuseurs et les médias concernant sa légitimité, ainsi que le choix des ligues disponibles. Les joueurs doivent également considérer si une équipe reconnue leur permet de participer à des matchs et tournois sanctionnés par la FIFA, ainsi qu’avec l’équipe nationale des États-Unis.

La vision de la Fédération de Football et de la MLS sur cette affaire est très différente. La Fédération soutient que cette affaire est un “excès de pouvoir”, étant donné que la NASL « n’a jamais réalisé de bénéfices, n’a jamais eu d’accord de diffusion profitable, n’a jamais signé de contrat de sponsoring générant des revenus significatifs et a connu de nombreux échecs d’équipes ».

La fédération affirme également avoir appliqué des critères de manière appropriée et objective, notamment en ce qui concerne la capacité minimale des stades, le nombre d’équipes, la couverture des fuseaux horaires et d’autres critères, dans l’évaluation des qualifications de la NASL. Ces normes visent à créer ce que la Fédération considère comme un “écosystème sain” pour le football professionnel et ses fans.

En outre, la Fédération insiste sur l’absence d’accord entre la MLS et le conseil d’administration de la Fédération, que cette dernière décrit comme impartial et juste, pour éviter la NASL. Selon ce point de vue, les refus étaient dus à l’incapacité et/ou à la réticence de la NASL à se conformer aux normes requises, ainsi qu’à ses liens avec des figures impliquées dans le scandale de corruption de la FIFA. La NASL conteste naturellement ces affirmations.

Le procès devrait durer plusieurs semaines, présidé par le juge de district des États-Unis Hector Gonzalez, dans le district est de New York. Parmi les témoins potentiels figurent la présidente de la Fédération de Football, Cindy Cone, le commissaire de la MLS, Don Garber, et l’ancien commissaire de la MLS, Sunil Gulati. Chacun d’eux pourrait apporter un éclairage sur l’économie du football et l’évolution du marché de ce sport en Amérique du Nord.

Les documents judiciaires indiquent que si la NASL parvient à prouver des violations antitrust, les dommages-intérêts pourraient être triplés selon la loi antitrust, s’élevant ainsi à 516 millions de dollars (il est aussi possible que les dommages se révèlent beaucoup moins élevés, notamment si la NASL ne parvient pas à atténuer ses pertes). Le perdant du procès pourra faire appel devant la Cour d’appel des États-Unis pour le deuxième circuit, ce qui pourrait prolonger le contentieux sur plusieurs années.

Les deux parties se sont entourées d’équipes juridiques comprenant des noms respectés et connus. Jeffrey Kessler de Winston & Strawn est l’un des avocats de la NASL, ayant représenté des plaignants dans d’importants litiges sportifs, y compris les affaires antitrust Alston et House contre la NCAA ou les joueuses de l’équipe nationale féminine des États-Unis dans l’affaire (maintenant réglée) sur l’égalité des salaires.

Pour sa part, Christopher S. Yates de Latham & Watkins représente la Fédération. Il n’est pas étranger à Kessler, ayant représenté la NASCAR dans un litige antitrust similaire. Yates a également été l’avocat de l’UFC, de la NWSL, de l’ACC et d’autres clients sportifs majeurs. Quant à la MLS, elle a fait appel à Bradley I. Ruskin de Proskauer Rose, qui a défendu des clients sportifs tels que la NFL, la NBA, la NHL, la MLB, ainsi que les Washington Nationals et les Philadelphia Eagles.

Bon à savoir

  • La NASL a été créée pour promouvoir le football nord-américain en attirant des joueurs et des équipes avec un potentiel élevé.
  • La reconnaissance de niveau d’une ligue influence directement la visibilité et le financement des équipes qu’elle comprend.
  • Les implications légales de cette affaire pourraient avoir des répercussions sur d’autres ligues et la structure du football professionnel en Amérique du Nord.

Ce procès soulève des questions cruciales sur la régulation des ligues sportives et sur la manière dont les décisions sont prises. De quelles manières ce cas pourrait-il influencer l’avenir du football en Amérique du Nord et pourquoi la concurrence dans ce domaine est-elle essentielle pour son développement ?


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3 thoughts on “NASL et la MLS : Le procès antitrust tant attendu débute !”
  1. C’est fascinant de voir comment la compétition peut influencer le développement du football aux États-Unis ! J’espère que cela apportera plus de dynamisme et de passion dans le sport.

  2. Ce procès montre à quel point la concurrence est cruciale pour le football en Amérique du Nord. Un écosystème sain peut vraiment aider les jeunes joueurs à s’épanouir!

  3. Ce procès fait vraiment réfléchir sur l’avenir du football en Amérique du Nord. La concurrence est essentielle pour grandir et offrir aux fans ce qu’il y a de mieux.

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