jeu. Juin 25th, 2026

Une footballeuse de 18 ans en Angleterre a été suspendue pour six matches après avoir demandé aux arbitres si ses adversaires transgenres étaient des hommes. Cette situation fait partie d’une série d’incidents similaires, rapportés par le journal The Telegraph.

Le dernier incident a eu lieu en septembre lorsque la joueuse a interpellé les arbitres pour savoir si le gardien de but et d’autres membres de l’équipe adverse étaient éligibles pour jouer. Il convient de noter qu’elle souffre de difficultés d’apprentissage, y compris le TDAH.

Cette décision a été prise par un panel national chargé des cas graves. En plus de sa suspension de six matches, dont deux avec sursis, elle a également été contrainte de suivre un « cours d’éducation en ligne ». Son club a essuyé une pénalité de sept points disciplinaires.

Dans une déclaration faite au Telegraph, la jeune femme a qualifié ses adversaires transgenres d’« extrêmement agressifs ». Elle a également précisé qu’elle n’avait pas pris ses médicaments pour le TDAH ce jour-là en raison d’une « autre condition médicale ».

« Ça m’a presque donné envie de détester le football, » a-t-elle confié. « Si je dis quoi que ce soit d’autre, je risque une nouvelle suspension de six matches. Je ne peux même plus me défendre à ce stade. »

Le premier incident similaire a eu lieu en novembre, lorsqu’une joueuse de 17 ans atteinte d’autisme a été sanctionnée pour avoir demandé à une adversaire transgenre : « Es-tu un homme ? ». Cette joueuse a également écopé d’une suspension de six matches, dont quatre avec sursis.

En Angleterre, la Football Association (FA) applique une politique permettant aux joueurs biologiquement masculins qui s’identifient comme femmes, âgés de 16 ans ou plus, de participer aux compétitions féminines.

Selon les règles de la FA, « La position générale est que la participation des personnes trans dans les sports compétitifs ne peut être restreinte à moins que cela ne soit strictement nécessaire pour poursuivre un objectif légitime, à savoir assurer une compétition équitable et garantir la sécurité des autres compétiteurs. »

Cette politique respecte la loi de 2010 sur l’égalité au Royaume-Uni, qui protège les personnes suivant une réassignation de genre contre toute forme de discrimination.

Des compétiteurs transgenres ont également participé aux Championnats de pool féminin de la Mini Series au Royaume-Uni en octobre dernier. Les joueurs Harriet Haynes et Lucy Smith, tous deux biologiquement masculins, ont pu disputer le tournoi. Haynes a remporté son match en demi-finale avant d’être défait par l’adversaire Kirsty-Lee Davies, assurant ainsi le titre à une femme biologique.

La question de l’inclusion des transgenres dans les compétitions féminines est devenue un sujet de débat mondial, suscitant de vives réactions de divers groupes de défense des droits des femmes dans l’ensemble du monde occidental.

Les Nations Unies ont indiqué qu’environ 900 femmes biologiques ont manqué le podium, battues par des athlètes trans. Ces informations ont été compilées par Reem Alsalem, le Rapporteur de l’ONU sur la violence à l’égard des femmes, dans un document intitulé « Violence contre les femmes et les filles dans le sport. » Le rapport stipule que plus de 600 athlètes n’ont pas remporté de médailles dans plus de 400 compétitions dans 29 sports différents, totalisant plus de 890 médailles.

« Le remplacement de la catégorie féminine par une catégorie mixte a entraîné un nombre croissant d’athlètes féminines perdant des opportunités, y compris des médailles lorsqu’elles se heurtent à des concurrents masculins, » a affirmé le rapport.

Bon à savoir

  • L’inclusion des athlètes transgenres dans le sport féminin est un sujet qui divise l’opinion publique et politique à l’échelle internationale.
  • Des instances sportives à travers le monde mettent en place des règles et des politiques afin de gérer cette question délicate.
  • La conversation autour de l’équité dans le sport et la reconnaissance des droits individuels continue d’évoluer, impliquant des débats sur les meilleures pratiques à adopter.

Il est essentiel de réfléchir ensemble aux implications de ces décisions. Comment le sport peut-il rester un espace d’inclusion tout en garantissant équité et respect des performances de chacun ? Les discussions sur ce sujet révèlent des enjeux sociétaux complexes, appelant à un dialogue ouvert et constructif.


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One thought on “Suspension de footballeuses pour avoir questionné le genre des adversaires trans : “Je ne peux même pas me défendre””
  1. C’est un dilemme complexe. L’inclusion des athlètes transgenres pose des questions essentielles sur l’équité et le respect de tous, atteignant le cœur des valeurs sportives.

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