Le gouvernement portugais a récemment annoncé un ensemble d’incitations financières destiné au secteur du sport, une initiative saluée par la Confédération du Sport de Portugal (CSP). Cette dernière a souligné l’importance d’une distribution “transparente et rigoureuse” de ces fonds.
Dans un communiqué, l’organisme a exprimé sa “satisfaction face à ces nouvelles mesures mises en place pour soutenir le développement du sport national”, révélées par le Premier ministre, Luís Montenegro. Toutefois, la CSP a fait savoir qu’il est crucial d’assurer une répartition des fonds qui soit transparente, rigoureuse et fondée sur des critères objectifs, garantissant ainsi l’égalité d’accès et d’opportunités pour toutes les disciplines.
L’exécutif social-démocrate a annoncé un investissement supplémentaire de 65 millions d’euros dans le sport pour la période 2024-2028, qualifiant ce programme d’ “inédit” pour le secteur et de “record olympique” en matière d’investissement.
La CSP a souligné que “ce paquet extraordinaire d’incitations, annoncé par le gouvernement pour diverses dimensions du développement sportif, s’aligne parfaitement sur les mesures adoptées lors de la récente réunion des présidents de fédérations sportives, organisée par la CSP et présentées au gouvernement en octobre dernier”.
Cependant, elle a exprimé ses inquiétudes concernant l’absence de l’IPDJ [Institut du Sport et de la Jeunesse] en tant qu’entité responsable de la gestion et de la distribution des fonds aux organisations sportives. La CSP cherchera à savoir auprès du gouvernement selon quels critères ces fonds seront répartis et comment ils parviendront à ceux qui promeuvent le sport dans le pays, notamment les fédérations, associations et clubs locaux.
D’après la CSP, il incombe légalement aux fédérations de coordonner le processus de développement du sport national pour chaque discipline, conformément aux politiques publiques établies par le gouvernement. L’évaluation et la supervision de cette mise en œuvre relèvent de l’IPDJ, et non d’autres institutions dont les missions et compétences statutairement différentes ne couvrent pas ce domaine, comme le Comité Olympique du Portugal ou le Comité Paralympique du Portugal.
Pour ces raisons, la CSP plaide pour un modèle où les fédérations sportives seraient les interlocuteurs privilégiés avec l’IPDJ dans la définition du processus de développement sportif pour chaque discipline. De plus, elle réclame que “la distribution des fonds publics alloués au sport portugais soit effectuée via des processus totalement transparents”, dirigés par des institutions publiques indépendantes, sans lien avec les parties prenantes ou projets en cours.
Bon à savoir
- Les fonds seront alloués de 2024 à 2028 pour renforcer le soutien au sport national.
- Les fédérations sportives jouent un rôle clé dans le développement du sport selon les politiques gouvernementales.
- La transparence dans la gestion des fonds est essentielle pour garantir l’égalité d’accès à toutes les disciplines sportives.