Selon un document du Tribunal d’Instruction Criminelle (TIC) de Porto, auquel Lusa a eu accès, Jorge Nuno Pinto da Costa, ancien président du FC Porto, sera entendu le 26 février à 10h00. Cette audition a lieu à la demande de la défense de Fernando Saul, l’un des prévenus dans cette affaire.
Le document précise que l’audition se déroulera par vidéoconférence, en raison de problèmes de santé, et indique que sa présence physique au tribunal « n’est pas essentielle » et ne constitue « aucun inconvénient pour la recherche de la vérité ».
Le communiqué souligne que, compte tenu de la fragilité physique et des difficultés de déplacement de Pinto da Costa, qui sont jugées sérieuses et crédibles, la demande de la défense est acceptée. L’interrogatoire sera donc réalisé via vidéoconférence/Webex ou tout autre moyen de communication à distance depuis son domicile, en présence de son avocat, afin d’éviter les désagréments liés à un déplacement au tribunal.
Initialement prévu le 10 janvier, ce témoignage avait déjà été reporté en raison de l' »état de santé incapacitante » de l’ancien dirigeant. En novembre dernier, la défense de Fernando Saul avait demandé que l’ex-président du FC Porto soit entendu pour mémoire future, suite à ses problèmes de santé consécutifs à un diagnostic de cancer de la prostate en septembre 2021.
Les douze prévenus de l’Opération Pretoriano, incluant l’ancien dirigeant des Super Dragões, Fernando Madureira, et sa femme, Sandra Madureira, seront jugés à partir du 17 mars. Rappelons que le TIC de Porto a décidé, à la suite des demandes d’instruction de certains prévenus, de porter ceux de l’Opération Pretoriano en jugement selon les termes de l’accusation.
Lors de la lecture de la décision d’instruction le 5 décembre 2024, la juge a confirmé l’intégralité des accusations du ministère public, en soulignant la solidité des preuves documentaires, testimoniales et expertales.
Dans le cadre de l’Opération Pretoriano, l’accusation signale une potentielle tentative des Super Dragões de créer un climat d’intimidation lors d’une Assemblée Générale du FC Porto, afin de faire adopter une révision des statuts favorable à la direction, alors sous l’égide de Pinto da Costa.
Fernando Madureira est le seul à être en détention préventive, tandis que les autres prévenus, dont Sandra Madureira, Fernando Saul, Vítor Catão ou Hugo Carneiro, ont été libérés à différents moments. Les infractions en question incluent 19 crimes de coercition et menaces aggravées, 7 d’agression physique dans le cadre d’un événement sportif, et plusieurs autres délits liés à l’instigation publique, aux projections d’objets et à la liberté d’information. Hugo Carneiro fait également face à des accusations de possession d’arme prohibée, le ministère public réclamant des peines d’interdiction d’accès à des installations sportives allant d’un à cinq ans.
Le FC Porto, ainsi que la société de gestion de son équipe de football professionnel, se sont constitués parties civiles dans le procès. Par ailleurs, le 18 janvier dernier, les suspensions de Fernando Saúl, ancien responsable des relations avec les supporters et prévenu dans l’Opération Pretoriano, ainsi que de Manuel Barros, ont été confirmées pour une durée de six mois lors d’une Assemblée Générale extraordinaire du FC Porto.
Article original rédigé par : Lusa.
Points à retenir
- Pinto da Costa sera entendu par vidéoconférence pour des raisons de santé.
- Le procès de l’Opération Pretoriano débute le 17 mars avec douze prévenus.
- Les accusations portent sur des actes d’intimidation lors d’une Assemblée Générale du FC Porto.
- Les infractions incluent des menaces, de la coercition, et des atteintes à la liberté d’information.
- Le FC Porto se positionne comme partie dans cette affaire judiciaire.
Ce développement soulève des questions importantes sur la gouvernance au sein des clubs et le rôle des groupes de supporters dans les décisions institutionnelles. Comment ces dynamiques influenceront-elles l’image du FC Porto et son avenir, tant sur le plan sportif que social ?
José, la situation de Pinto da Costa souligne des enjeux profonds dans la gouvernance du FC Porto, un écho des luttes internes des clubs à travers le monde.
C’est fascinant de voir comment les affaires judiciaires influencent le monde du sport. Cela soulève des questions sur l’éthique et la gestion des clubs par leurs dirigeants.
José, vraiment intéressant de voir comment ces événements affectent le FC Porto. La vidéo-conférence pour Pinto da Costa est une bonne idée pour respecter sa santé.
C’est vraiment triste de voir comment la passion du football peut mener à des comportements violents. J’espère que cela aidera à apporter des changements positifs pour le bien de tous.
Cette affaire soulève des enjeux cruciaux pour la gestion des clubs. Les conséquences sur le FC Porto pourraient être significatives, tant sur le plan sportif que social.
José, cette situation est vraiment préoccupante ! J’espère que le FC Porto saura gérer ces défis sans perdre son âme. La santé de Pinto da Costa est primordiale.