La série de courses sans point de Fernando Alonso au cours des huit premières épreuves de la saison illustre à quel point son parcours chez Aston Martin a évolué depuis son arrivée dans l’équipe, où il s’est rapidement imposé comme un habitué des podiums.
Durant cette période sans point, l’ancien double champion du monde a parfois manqué des occasions de marquer. Cependant, la majorité du temps, il s’est heurté à une malchance crasse.
Alonso a évoqué les gravillons projetés par un rival comme la cause de sa sortie de piste lors de l’assèchement de la piste à Melbourne. À Shanghai, il a subi une défaillance de ses freins, et un autre problème technique lors de la course à Monaco a compromis ses meilleures chances de marquer, après avoir réalisé un fort sixième temps de qualification.
Entre ces courses, il a terminé à la 11e place à trois reprises. À Suzuka, cela semblait être le meilleur résultat envisageable, tandis qu’à Jeddah, il aurait peut-être pu conserver Hadjar derrière lui. À Imola, il a perdu six places pour finir 11e (ne pas s’arrêter sous Virtual Safety Car n’a pas aidé), mais a effectué des dépassements astucieux près de Piratella.
Des points semblaient atteignables lors de la course sprint à Miami, mais il est arrivé trop tard pour passer aux pneus slicks après le séchage de la piste, se retrouvant alors à portée de Liam Lawson, qui l’a éliminé.
Alonso a finalement trouvé ses repères après qu’Aston Martin ait apporté quelques ajustements à sa voiture, lui permettant d’atteindre régulièrement la Q3. Après la frustration de Monaco, l’épreuve en Espagne a bien mal commencé avec une sortie de piste au cinquième virage. Néanmoins, l’intervention de la voiture de sécurité a joué en sa faveur, lui permettant de sauver une neuvième place et il n’a depuis échoué qu’une fois à marquer des points.
Dans les deux courses suivantes, il a pris la septième place au Canada et en Autriche, cette dernière étant le résultat d’une stratégie astucieuse avec un arrêt unique, couplée à une conduite défensive millimétrée contre Gabriel Bortoleto. À Silverstone, il a mérité mieux qu’une neuvième place, son coéquipier Lance Stroll ayant terminé devant lui après avoir profité d’une stratégie idéale dans une course sous la pluie.
Les Aston Martin étaient en difficulté à Spa, mais Alonso a abordé la pause estivale sur la base de son meilleur résultat de la saison, une cinquième place au Hungaroring.
Stroll étant en F1 depuis un certain temps, il n’est plus surprenant de voir ses coéquipiers le surpasser clairement. Alonso fait manifestement preuve de supériorité à ce niveau, même si les points ne reflètent pas toujours cette performance. La question de son mérite, ainsi que quelques erreurs inhabituelles, le maintiennent pour le moment dans la partie inférieure de notre top 10.
Bon à savoir
- Alonso a un palmarès impressionnant avec deux titres mondiaux, mais sa gestion des courses chez Aston Martin a récemment été marquée par des problèmes techniques.
- Une analyse approfondie de sa performance révèle une constance dans l’exécution de manœuvres audacieuses, malgré des conditions parfois défavorables.
- L’importance des réglages de la voiture se manifeste clairement dans les résultats, notamment après les évolutions apportées par l’équipe.
En somme, la situation d’Alonso pourrait nourrir des réflexions sur l’impact des adaptations techniques et des stratégies de course dans un environnement compétitif comme la Formule 1. À quel point une équipe est-elle responsable des résultats d’un pilote ? Les dynamiques et les enjeux en jeu peuvent révéler beaucoup sur le paysage actuel du sport automobile.