mar. Juil 7th, 2026

Bernie Ecclestone : des tensions inutiles lors d’une saison mémorable

Bernie Ecclestone a commenté le conflit survenu l’an dernier entre le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, et les pilotes, qualifiant cet affrontement de tache inutile sur une saison de Championnat du Monde déjà épique. L’ancien patron de la Formule 1 estime que la gestion de ces incidents par le sport est en déclin.

Ecclestone a pris position sur cette dispute persistante qui a accompagné le mandat de Ben Sulayem à la présidence, marquée par des confrontations avec les pilotes. Des débats sur le port de bijoux jusqu’à l’usage de jurons tout au long de l’année ont contribué à l’escalade des tensions entre la FIA et les stars de Formule 1.

Le dernier affrontement en date a porté sur l’interdiction des jurons, avec une attention particulière portée sur Max Verstappen, qui avait usé d’expressions colorées pour décrire les performances de sa Red Bull RB20. En réaction, Ben Sulayem a déclaré : « Il faut faire la distinction entre notre sport, le sport automobile, et la musique rap. Nous ne sommes pas des rappeurs, vous savez. »

Sur ce face-à-face médiatisé entre la FIA et Verstappen, le quadruple champion du monde a reçu le soutien unanime de ses pairs : « À mon avis, nous prenons une mauvaise direction. Nous devenons trop stricts sur tout, des règles à leur application. »

« Nous avons perdu un peu de l’aspect humain de la Formule 1. Nous nous souvenons bien de la façon dont les pilotes s’exprimaient dans le passé. Je ne dis pas que l’utilisation de gros mots est correcte, mais il est normal que parfois, les gens ressentent le besoin de s’exprimer de manière plus directe, sans trop se soucier des mots employés. »

« De mon temps, personne n’avait de problème avec cela, et je doute qu’il y ait encore quelqu’un aujourd’hui qui soit offensé par certaines déclarations, » se remémore Ecclestone, qui a dirigé la F1 d’une main de fer pendant près de cinquante ans.

Un coup d’œil sur l’époque d’Ecclestone et de Mosley

Bernie Ecclestone et Max Mosley

Max Mosley, ancien président de la FIA et bras droit d’Ecclestone, avait « vendu » le sport à Bernie, qui a fondé le Formula One Group en 1987 et a contrôlé les droits commerciaux de la Formule 1 jusqu’en 2017. Le 28 juin 2010, à Genève, les délégués de plus de 70 associations de sport automobile ont voté à l’unanimité pour approuver un accord qui cédait les droits commerciaux de la F1 à la FIA, un transfert qui prenait effet jusqu’au 31 décembre 2110.

Ces droits ont été cédés à Ecclestone pour une durée de 100 ans, sans enchères puisqu’il était le seul à avoir soumis une offre. Les délégués ont juré de garder le secret afin d’éviter toute fuite.

Durant la période où Ecclestone dirigeait le paddock de la F1, la FIA était satisfaite des résultats de l’accord, laissant Ecclestone gérer le sport à sa guise. Cela a toutefois pris fin en 2016, lorsque Liberty Media a racheté les droits commerciaux et a mis un terme au mandat d’Ecclestone en tant que directeur général du Formula One Group en janvier 2017.

Ecclestone : Ben Sulayem dans une position délicate

Max Verstappen et Mohammed Ben Sulayem lors d'une qualification en 2022

Au départ, Jean Todt se concentrait sur la sécurité routière, se rendant très peu en Formule 1. Cela a changé avec l’arrivée de Ben Sulayem en décembre 2021. Le premier président non européen de la FIA se devait de bousculer les habitudes, et son approche souvent conflictuelle a marqué une rupture avec le style plus discret de Todt.

Ben Sulayem a régulièrement été en désaccord avec les dirigeants de Liberty Media, les pilotes, ainsi que certains de ses propres collaborateurs. La tension avec Verstappen était si forte que le pilote néerlandais a évoqué la possibilité de quitter la Formule 1 lors d’interviews.

Concernant ces tensions, Ecclestone a déclaré : « Je pense que le président fait ce qu’il croit bon en adaptant les choses selon sa vision. Il a peut-être raison, mais il ne faut pas oublier l’importance de l’aspect humain dans ce sport. »

« Pour ce qui est de la menace de Verstappen de prendre sa retraite, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’en arriver là. Ben Sulayem se trouve dans une situation difficile car les pilotes le perçoivent différemment. Actuellement, il fait ce qu’il juge nécessaire, sans pour autant exprimer son avis personnel sur la question, » a ajouté Ecclestone.

Bon à savoir

  • Bernie Ecclestone a été à la tête de la F1 pendant près de cinquante ans, influençant fortement l’image du sport.
  • Mohammed Ben Sulayem est le premier président non européen de la FIA, apportant un style de leadership distinctif.
  • Les tensions entre la FIA et les pilotes ne sont pas nouvelles et ont souvent été le reflet d’une évolution des valeurs du sport.


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One thought on “Ecclestone : La Formule 1 a perdu son côté humain”
  1. C’est vraiment intéressant de voir comment la F1 évolue avec des personnalités comme Ben Sulayem. J’espère qu’ils trouveront un meilleur équilibre entre règles et liberté d’expression.

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