Ferrari : les leçons de Shanghai et l’avenir
Lors du Grand Prix de Shanghai, Ferrari a su offrir un spectacle intéressant avec une bataille acharnée entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc. Malgré cela, la SF-26 a dû se contenter de la troisième place, un résultat qui marque le premier podium de Hamilton avec la Scuderia. À 25 secondes du vainqueur, la compétition semble encore rude face à un Mercedes aux performances dominantes.
En moyenne, Ferrari a montré un déficit d’environ quatre dixièmes par tour, un retard qui s’avère peu suffisant pour rivaliser avec la monoplace W17. Des éclairages récents ont révélé que la SF-26 est compétitive dans les deux premiers secteurs du circuit, mais perdait presque trois dixièmes à cause de sa vitesse sur les lignes droites.
Alors que la FIA discute d’éventuels changements de règles pour la prochaine course à Miami, Ferrari se doit d’accélérer ses efforts pour rattraper Mercedes. Optimiser l’énergie électrique dans les stratégies de recharge est un domaine, tout comme trouver la puissance manquante dans le moteur 067/6 V6, où l’on estime un déficit de 20 à 25 chevaux, en particulier à haut régime.
Les rumeurs concernant la technique de Mercedes, qui impliquerait un rapport de compression supérieur sous chaleur, pourraient également expliquer une partie de cet écart. À cela s’ajoute le carburant de Petronas, qui optimise la puissance calorifique dans la chambre de combustion. Cette combinaison létale est renforcée par une turbine plus grande, permettant à l’hybridation de récupérer de l’énergie tout en maintenant une vitesse de pointe compétitive.
Actuellement, Ferrari attend l’ADUO pour relancer le moteur, probablement lors du GP de Hongrie, mais se concentre également sur l’amélioration de la voiture, convaincue que la SF-26 a un potentiel significatif tant en châssis qu’en aérodynamique. Les délais de développement à Maranello sont serrés, car les ingénieurs dirigés par Loic Serra aspirent à extraire une performance accrue lors des prochains Grands Prix, où souplesse aérodynamique et puissance seront cruciales.

Lala macarena de la Ferrari SF-26 à Shanghai
Photo par : Roberto Chinchero
Lors de cette course, Ferrari a également dévoilé son aile arrière flip, testée durant la séance d’essais libres. Bien qu’il ait été annoncé qu’elle ne serait pas utilisée pour la course suivante, il s’agissait d’un développement stratégique initial en vue de courses futures comme celle de Suzuka, où l’aérodynamique est primordiale.
Les données récoltées à Shanghai sur l’aile flip permettront de perfectionner son développement, notamment en harmonisant le timing de fermeture de ses volets. Ce travail est essentiel pour améliorer l’efficacité aérodynamique, réduire la traînée et maximiser l’appui sur les sections techniques des circuits.
Ferrari est donc en constante évolution et devrait présenter un ensemble d’améliorations significatives lors du Grand Prix de Miami le 4 mai, qui marquera la reprise de la saison après la pause d’avril de la Formule 1.
Points à retenir
- Ferrari a montré un bon potentiel dans les premiers secteurs, mais doit résoudre ses problèmes de vitesse sur les lignes droites.
- Des efforts sont nécessaires pour réduire le déficit de puissance estimé entre 20 et 25 chevaux.
- Le développement de l’aile flip pourrait jouer un rôle crucial sur des circuits techniques comme Suzuka.
- Un ensemble d’améliorations est attendu à Miami, ce qui pourrait transformer les performances de la SF-26.
En tant que passionné de Formule 1, je regarde avec impatience la manière dont Ferrari abordera les défis à venir. La compétition avec Mercedes est rude, mais je reste convaincu que l’innovation et l’optimisation de la SF-26 pourraient bientôt porter leurs fruits. Que réserve la saison ? La lutte pour le titre n’est pas simplement une question de puissance brute, mais aussi de stratégie et d’évolution technique. Ferraristes, restons positifs !