Il y a quelque temps, Zak Brown et Andrea Stella, les dirigeants de McLaren, ont été interrogés dans le podcast officiel de la Formule 1 sur ce qu’ils penseraient si Max Verstappen remportait le titre. Stella a répondu : « Si Max devient champion à la fin de l’année, ce qui compte pour nous, c’est de pouvoir dire que nous avons tout donné et que nous avons agi selon nos principes de compétition. Si Max gagne, l’année prochaine, nous serons là, unis comme nous le sommes aujourd’hui. »
Il a également ajouté : « Je lui ferais un clin d’œil et lui dirais : ‘Bien joué, bravo !’ Je veux m’assurer que, si nous ne gagnons pas et qu’il nous bat, ce ne sera pas à cause de notre propre erreur. C’est essentiel. » Peut-être que Brown et Stella parlaient ainsi à l’époque car ils ne s’imaginaient pas que leurs pilotes feraient face à une situation aussi déterminante pour 2025.
Après le GP du Brésil, Lando Norris avait d’avance 49 points sur Verstappen. Aujourd’hui, le Néerlandais n’a que quatre points de retard sur Oscar Piastri et n’est qu’à 12 points de Norris. Il sera intéressant de voir la réaction de Brown et Stella si jamais ils doivent féliciter Verstappen.
Norris et la pression
Le GP d’Abou Dhabi s’annonce comme l’une des courses les plus captivantes depuis longtemps, avec le suspense d’un Verstappen capable de conclure son incroyable remontée depuis les Pays-Bas. Ce moment met en lumière la stratégie de l’équipe britannique face à ses pilotes, alors que tout se jouera sur un fil. La Formule 1 nous rappelle que même le dénouement le plus inattendu peut se produire.
Depuis Zandvoort, Verstappen a réduit les écarts de manière implacable, sauf au Mexique, où il est passé de 36 à 49 points derrière Norris. Toutes les possibilités de retournement sont encore envisageables, même si le Britannique semble en bonne position. Cela rappelle la situation de Fernando Alonso en 2010, qui a perdu son troisième titre dans des circonstances improbables alors qu’il était en bonne voie pour le remporter.
Pour Norris, il lui suffit de terminer dans le top 3, même si ses concurrents gagnent, ou d’être au moins septième s’ils ne le font pas. Toutefois, la pression extrême pourrait de nouveau compliquer les choses pour le Britannique. Norris a commis des erreurs lors de diverses séances qualificatives cette saison, un incident notable à Losail qui a influencé sa course, tout comme sa première courbe lors des deux précédents départs.
En face, Verstappen, tout simplement impeccable cette année, n’a pas eu la monoplace la plus rapide depuis le milieu de saison. Une victoire pour Verstappen et une quatrième place pour Norris feraient de lui le champion. Cela s’est produit à Losail malgré la supériorité apparente du MCL39, alors qu’il est tout à fait possible que cela se reproduise à Abou Dhabi. Verstappen pourrait également être couronné champion même s’il finit second, selon les performances de Norris.
Que fait Piastri ?
Oscar Piastri, bien que ses options soient limitées, reste en lice. Stella a maintenu que « sur le papier, Oscar a la possibilité de gagner le titre. L’histoire de la F1 montre qu’il arrive parfois que le troisième au championnat remporte le titre lors de la dernière course. » Piastri s’inspire de l’exemple de Vettel en 2010. Pour être couronné, il pourrait avoir besoin de terminer second, tout en souhaitant que Verstappen et Norris rencontrent des problèmes.
L’interrogation demeure : pourquoi Piastri a-t-il mentionné à Losail que McLaren lui avait proposé d’aider Norris si besoin ? Il a catégoriquement refusé tant qu’il avait une chance, tandis que Brown a nié l’existence d’une telle conversation. Ce flou autour de leur stratégie soulève des questions sur l’harmonie au sein de l’équipe.
Lorsque l’on prend en compte les divers imprévus (pénalités, incidents, problèmes techniques), il est clair que de nombreuses éventualités pourraient influencer le titre à Yas Marina, rendant le dénouement encore plus palpitant. Nous pourrions envisager un scénario où Verstappen filerait vers la victoire, tandis que Piastri lutterait pour la deuxième place, laissant Norris à une quatrième position. Si Piastri décidait de ne pas soutenir son coéquipier, cela pourrait causer une tension considérable au sein de l’équipe, bien que, pour les fans, cela serait sans doute spectaculaire.
« Nous останемся так же единой командой, как и сейчас… » avouait Stella il y a un mois. Mais seraient-ils toujours de cet avis s’ils devaient tendre la main à un Max Verstappen couronné en 2025 ?
Points à retenir
- La dynamique entre McLaren et Verstappen pourrait être mise à l’épreuve lors de la course finale.
- Norris doit finir dans le top 3 pour sécuriser son titre, tandis que Piastri a des possibilités limitées.
- Les erreurs passées de Norris soulignent la pression qu’implique les dernières courses.
- Les accidents et autres imprévus peuvent modifier radicalement le cours de la course.
- La compétition entre coéquipiers peut parfois mener à des choix difficiles pour les pilotes.
Dans cette période cruciale, il est fascinant de réfléchir à ce qui se joue réellement sur la piste. Au-delà des chiffres et des stats, c’est la passion des pilotes et des équipes qui rend chaque course unique. Personnellement, je me demande comment les relations au sein d’une équipe peuvent influencer le résultat final d’un championnat. Les alliances, les rivalités, et l’esprit d’équipe sont autant de facettes à considérer dans cette compétition. Quel en sera le dénouement ?