À l’issue du Grand Prix de Grande-Bretagne, Fernando Alonso a déjà prévu que la Belgique représenterait un défi de taille pour Aston Martin. Cette piste, la plus longue du calendrier, pose des soucis non seulement en termes de gestion de la batterie – un véritable casse-tête pour la majorité des équipes – mais aussi en raison des tours de course dépassant une minute quarante secondes. Ces facteurs soulignent les nombreuses lacunes de l’AMR26 par rapport à ses concurrents.
Fernando Alonso et Aston Martin, en bas du classement
Lors de la première séance d’essais libres, nous n’avons pas eu l’occasion de voir Fernando Alonso, remplacé par Jak Crawford au volant de son Aston Martin. Cependant, nous avons pu noter que Lance Stroll a déclaré que la situation serait délicate pour l’équipe britannique. Bien que des simulations de qualifications aient été attendues lors de la seconde séance d’essai et que l’usage de pneus tendres ne se soit pas avéré suffisant pour tenir une pleine boucle, les temps des équipes ont commencé à dévoiler leur véritable niveau.
Fernando Alonso a terminé à une seconde et demie du temps le plus lent réalisé par Cadillac F1.
Ces temps ont confirmé les prévisions de Fernando Alonso et l’emblématique équipe cette fin de semaine. La distance avec Cadillac ne cessait d’augmenter. Habituellement, Sergio Pérez et Valtteri Bottas se bataillaient dans un intervalle d’environ une seconde, mais ce jour-là, la différence s’est accrue, atteignant plus d’une seconde et demie, particulièrement pour le pilote espagnol.
Alonso a tenté à plusieurs reprises de parvenir à un meilleur temps, mais a finalement enregistré un tour supérieur à 1:51.000, soit cinq secondes et demie derrière le chrono de l’expert Andrea Kimi Antonelli, et à plus d’une seconde et demie du temps le plus lent de Cadillac lors de cette séance. Malgré cela, le pilote continue d’espérer des améliorations lors du Grand Prix de Hongrie, où il anticipe un monoplaza entièrement rénové. Ce week-end, il sait qu’il devra redoubler d’efforts.

« Ce fut une attente réaliste. Nous savions que cette piste serait la plus exigeante. Nous sommes loin des attentes, tout ce que nous pourrons réaliser dépendra des erreurs des autres, car il n’y a rien à espérer en termes de résultats. Il serait naïf de penser que nous allons réussir dans ces conditions. Nous avons besoin de circonstances exceptionnelles. Je suis conscient de cela, » admet le directeur de l’équipe Aston Martin.
Prévisions pour le GP de Belgique : souffrir avec l’AMR26
Pour le moment, le meilleur résultat de Fernando Alonso cette saison reste la dixième place au Grand Prix de Monaco, suite à une série de pénalités et d’accidents des pilotes devant lui. Une performance que l’équipe espère réitérer après le GP de Hongrie. En revanche, les prévisions pour ce week-end en Belgique sont peu flatteuses : « Il faut continuer à travailler. Nous ne pouvons pas nous laisser abattre par les circonstances. Chaque détail compte. Lorsque vous aurez une voiture performante, vous ne pouvez pas vous relâcher, c’est alors qu’il devient compliqué de revenir au niveau. Nous restons vigilants et concentrés pour profiter du jour où nous disposerons de la voiture la plus rapide, » explique le pilote.

« Nous devons aborder notre travail avec professionnalisme. Nous avons suivi un programme d’essais normaux, analysant les pneus, réalisant des longues séries et complétant toutes les vérifications habituelles dans la perspective de retrouver rapidement une concurrence accrue. Il est impératif de ne pas laisser place à la complaisance, même si la voiture accuse un retard. Nous devons être prêts au moment où la performance pointera le bout de son nez, » conclut Mike Krack.
Points à retenir
- La gestion de la batterie demeure un enjeu majeur pour Aston Martin, en particulier à Spa.
- Le circuit belge est le plus long, ce qui accentue les défis pour l’AMR26.
- Fernando Alonso a souvent lutté pour se maintenir dans le peloton, avec des chrono préoccupants.
- Le GP de Belgique s’annonce compliqué, mais l’équipe garde espoir pour le GP de Hongrie.
- Un travail acharné est crucial pour ne pas perdre de vue les objectifs futurs.
En tant que passionné de Formule 1, je trouve fascinant de voir comment chaque équipe doit constamment s’adapter et innover au fil de la saison. Les défis rencontrés par Aston Martin témoignent de la compétitivité de ce sport. Quelles solutions pourrait-elle envisager pour transformer cette adversité en levier de performance ? La discussion est ouverte et les passionnés de courses n’attendent qu’une chose : voir l’équipe rebondir.
