Oscar Piastri devance Lando Norris de huit points au championnat pilotes, un écart qui dissimule un triomphe encore plus net, selon Jolyon Palmer.
Depuis le début de saison de Formule 1 2025, Piastri et Norris dominent avec une poigne impressionnante, l’Australien ayant remporté cinq Grand Prix, balayant ainsi toute idée de simple numéro deux chez McLaren.
Jolyon Palmer : Piastri, l’ambitieux qui bouleverse le duel interne chez McLaren
Jolyon Palmer, ancien pilote et analyste respecté, estime que Piastri est parvenu à inverser la tendance, lui qui était légèrement en retrait face à Norris en 2024.
« Il faut se rappeler d’où il vient, » a confié Palmer lors du podcast F1 Nation. « L’année dernière, c’était clairement l’écurie Norris. Oscar avait quelques résultats, mais Lando était le leader incontesté. Il a même remporté le titre constructeurs en gagnant la dernière course, et semblait toujours avoir une longueur d’avance. Puis à Melbourne, il a signé la victoire depuis la pole. »
« Désormais, voir Oscar revenir à niveau, voire prendre l’avantage, c’est une victoire en soi après douze courses. Il est très impressionnant. La vraie question est de savoir si Lando pourra retrouver le rythme qui l’avait porté au sommet. »
En ce début de saison, Piastri n’a pas manqué son entrée. Après une mésaventure sous la pluie australienne où il a perdu beaucoup de temps en sortant de la piste, il s’est rapidement ressaisi en dominant des Grands Prix comme celui de Chine et de Bahreïn. Il a même remporté une bataille serrée avec Max Verstappen en Arabie Saoudite, avant de briller à Miami avec une série de trois victoires consécutives.
À ce jour, il est monté sur le podium dix fois en douze courses, ne manquant les points qu’à deux reprises, preuve d’une régularité remarquable.
« Certaines de ses performances sont presque sans faute, » ajoute Palmer, qui loue la maîtrise tranquille de Piastri dans des courses où ses concurrents ont semblé perdaient leurs moyens. « Par exemple à Barcelone ou en Chine, il a roulé à un niveau où il paraît presque imperturbable, comme s’il n’était soumis à aucune pression. »
Cependant, Palmer tempère en soulignant que Norris n’a pas dit son dernier mot : « Lando ne semble pas encore totalement à l’aise avec la voiture, surtout après les modifications de suspension introduites au Canada. Mais s’il retrouve son équilibre, il pourrait encore hausser son niveau. »
McLaren a choisi de ne pas intervenir par des ordres d’équipe en 2025, laissant ses deux pilotes s’affronter librement. Ce choix a engendré quelques accrochages mémorables, notamment au Grand Prix du Canada où Norris s’est éliminé seul après un contact avec Piastri.
Malgré ces tensions internes, cette rivalité semble porter ses fruits : McLaren domine le championnat des constructeurs avec plus du double des points de Ferrari, tandis que la lutte entre Piastri et Norris maintient une certaine intensité, avec seulement huit points d’écart entre eux.
Tout porte à croire que celui des deux qui terminera la saison en tête repartira non seulement avec la satisfaction d’avoir gagné sa bataille interne, mais aussi, et surtout, avec un premier titre mondial en poche.
Points à retenir
- Piastri a réussi à renverser la hiérarchie au sein de McLaren après une année 2024 où il avait clairement le rôle de second.
- La régularité exceptionnelle de l’Australien contraste avec le style plus en montagnes russes de Norris.
- McLaren a choisi la liberté de la compétition interne, quitte à frôler le clash, ce qui dynamise la bataille pour le titre.
- Les modifications techniques, notamment la suspension, compliquent encore la tâche des pilotes pour trouver leur meilleur rythme.
- Le duel entre Piastri et Norris illustre bien les tensions inhérentes aux écuries de pointe où chaque millier de seconde compte.
En somme, cette guéguerre amicale entre coéquipiers donne un air de série dramatique à la saison. On attend de voir si Lando va redevenir l’ours dominateur de 2024 ou si Oscar poursuivra sa belle ascension. Perso, j’ai déjà sorti le pop-corn et mis les paris de côté. Rien de tel qu’une bonne bagarre fratricide pour pimenter la F1, non ?