sam. Juin 13th, 2026

Karun Chandhok, ancien pilote de Formule 1 reconverti en expert, estime que Red Bull connaît un succès étroitement lié à Max Verstappen, et que le départ de ce dernier pourrait entraîner un net déclin pour l’écurie en Formule 1. Il établit un parallèle avec l’époque de Benetton dans les années 1990, dominée par Michael Schumacher.

La prolongation du contrat de Max Verstappen avec Red Bull jusqu’en 2026 a certainement rassuré l’équipe basée à Milton Keynes. Selon Chandhok, sans Verstappen, les « taureaux rouges » risquent de sombrer dans l’ombre, à cause d’une voiture conçue quasi exclusivement pour l’athlète néerlandais.

« Il y a un élément fondamental dans la conception ou le fonctionnement de cette voiture qui ne convient pas aux autres pilotes. Elle est tellement calibrée pour Max que cela rappelle l’époque de Michael Schumacher chez Benetton », explique Chandhok à Sky il y a quelques semaines.

Depuis le départ de Daniel Ricciardo à la fin de la saison 2018, aucun coéquipier n’a réussi à rivaliser significativement avec Verstappen chez Red Bull. En revanche, plusieurs pilotes se sont succédé, sans jamais s’imposer durablement. En 2019, Pierre Gasly n’a tenu que six mois avant d’être renvoyé chez Toro Rosso. Alexander Albon a résisté un peu plus d’un an, suivi de Sergio Pérez qui a couru quatre saisons avant de céder sa place à Liam Lawson en 2025. Ce dernier a lui-même été remplacé après seulement deux courses par Yuki Tsunoda.

Max Verstappen en course pour Red Bull

Chandhok insiste pour dire que si Verstappen venait à partir, Red Bull devrait repenser entièrement la conception de ses monoplaces pour d’autres pilotes. Il rappelle par ailleurs qu’Albon et Gasly ont montré, une fois partis de Red Bull, qu’ils ne manquaient pas de talent.

Un parallèle frappant avec Schumacher

Aujourd’hui chez Williams, Alexander Albon devance largement Carlos Sainz dans leur duel interne avec un décompte de 54 à 16 points cette saison. Pierre Gasly confirme également son niveau chez Alpine, notamment grâce à une victoire en Grand Prix avec AlphaTauri en 2020 à Monza.

Pour Chandhok, la difficulté chez Red Bull ne vient donc pas du manque de qualité des pilotes, mais plutôt de la voiture elle-même. Cette situation évoque pour lui les « années Benetton » dans les années 1990, où Michael Schumacher dominait largement ses coéquipiers – dont Jos Verstappen, le père de Max.

En 1994, Schumacher avait inscrit 92 des 103 points du constructeur avec Benetton; en 1995, il surclassait Johnny Herbert 102 à 45. Quand Schumacher quitta Benetton pour Ferrari en 1996, l’équipe tomba rapidement dans la moyenne, n’enregistrant qu’une victoire en sept ans, avant de finalement décrocher un nouveau titre en 2005 avec Fernando Alonso, alors sous la bannière Renault.

Red Bull : un terrain délicat pour les nouveaux venus

Chandhok compare également cette situation au monde de la MotoGP, où certains pilotes éprouvent des difficultés à s’adapter à une moto très spécifique, comme Ducati. Après la domination de Casey Stoner en 2007, il aura fallu attendre quinze ans pour que Francesco Bagnaia remporte le titre en 2022, la même moto semblant difficile à maîtriser pour d’autres grands noms comme Valentino Rossi.

En conséquence, Chandhok déconseille actuellement à tout pilote d’envisager un transfert chez Red Bull. « Si j’étais Isack Hadjar, je garderais ma place chez Racing Point – pardon, Racing Bulls – et je tenterais plutôt d’obtenir un contrat chez Ferrari ou Aston Martin », estime-t-il. Même pour un pilote expérimenté, rejoindre Red Bull représente un pari risqué, le véhicule exigeant aux limites extrêmes ses conducteurs.

Red Bull mettra donc tout en œuvre pour que Verstappen honore son contrat jusqu’en 2028.

Points à retenir

  • Le succès actuel de Red Bull en F1 dépend largement de la performance exceptionnelle de Max Verstappen.
  • La monoplace Red Bull semble taillée sur mesure pour Verstappen, ce qui limite l’adaptabilité des autres pilotes.
  • Une comparaison historique est faite avec Michael Schumacher chez Benetton, dominant ses coéquipiers dans les années 1990.
  • Plusieurs pilotes de talent, malgré des performances solides ailleurs, ont échoué à s’imposer chez Red Bull.
  • Le risque est que, sans Verstappen, Red Bull retombe dans la moyenne, tout comme Benetton après le départ de Schumacher.
  • Le conseil des experts est d’être prudent avant de rejoindre Red Bull, au vu des exigences extrêmes imposées par la voiture.

Il est fascinant de constater à quel point une voiture peut être un marteau aussi sélectif, ne reconnaissant que les clous à sa mesure. La F1 est souvent considérée comme une compétition de pilotes, mais ici — surprise ! — c’est aussi une histoire de chimie très particulière entre un homme et son bolide. Finalement, on pourrait presque se demander si ce n’est pas la voiture qui choisit son pilote, et non l’inverse. Allez savoir, peut-être que Verstappen est ce héros qu’on raconte aux futurs ingénieurs pour leur rappeler que la perfection technique a parfois la dent dure… et l’humour un peu exclusif.


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5 thoughts on “Red Bull sans Verstappen, c’est Benetton sans Schumi”
  1. Chloé, ton analyse est fascinante. Il est vrai que la synergie entre Verstappen et Red Bull rappelle des moments clés de l’histoire de la F1. Merci pour cette réflexion !

  2. C’est fascinant de voir comment une seule personne peut changer la donne dans un sport si compétitif. Verstappen est vraiment une force de la nature sur la piste.

  3. C’est fascinant de voir comment le succès de Red Bull repose tant sur Verstappen. La comparaison avec Schumacher chez Benetton illustre bien les défis pour les autres pilotes.

  4. C’est fascinant de voir comment un seul pilote peut transformer une équipe ! Red Bull sans Verstappen, ce serait comme une scène sans acteur principal. Hâte de voir la suite !

  5. Il est fascinant de voir comment un pilote peut s’harmoniser avec sa voiture. Red Bull et Verstappen, une danse audacieuse où chacun révèle la beauté de l’autre.

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