La persévérance est une vertu, et c’est justement le message de Davide Tardozzi, directeur d’équipe chez Ducati Lenovo, lorsqu’il s’exprime sur Pecco Bagnaia. L’année difficile pour la marque de Borgo Panigale avec son double champion de MotoGP touche à sa fin, mais les défis perdurent pour le pilote italien. Au lieu de plonger dans la nouvelle saison avec un certain optimisme, il revient sur les inconvénients qui ont jalonné un 2025 qu’il qualifie de « anormal ». “Voir Pecco dans les conditions qu’il a connu durant la majeure partie de la saison n’est pas habituel, surtout au regard des années précédentes”, explique son patron.
Tardozzi évoque dans Sky Sports la meilleure version d’un pilote qui a permis à Ducati de retrouver le sommet de MotoGP, décrochant un nouveau titre et se battant pour un éventuel troisième, avant que Marc Márquez ne fasse son entrée dans le paddock. L’arrivée du champion à neuf reprises a coïncidé avec une performance inattendue de l’italien, un aspect que l’équipe de Borgo Panigale tente d’améliorer : “Ducati a tout mis en œuvre pour apporter à Pecco la confiance qui semble lui faire défaut. Nous nous retrouvons dans une situation délicate ; nous fournissons tous nos efforts mais n’avons pas trouvé la clé pour lui redonner cette confiance.”
Malgré tous ces obstacles, Tardozzi affirme que la détermination de Bagnaia, qui souhaite se retirer “aux côtés de Ducati”, permet de garder l’espoir. “L’espoir ne meurt jamais, car nous savons quel champion il est.” Cependant, “il est essentiel de commencer à se projeter vers la nouvelle saison, où nous espérons offrir à Pecco davantage.” À Borgo Panigale, on considère ce nouveau chapitre comme une occasion idéale de faire table rase et “de repartir sur des bases meilleures”, bien que peu de certitudes entourent l’état d’esprit du pilote. La plus évidente reste que Bagnaia “ne se sent malheureusement pas à l’aise. À ce niveau en MotoGP, lorsque le ‘feeling’ fait défaut, il est difficile de performer.”
Ducati met de côté le moteur
En revenant à la question cruciale, d’où vient cette érosion de confiance entre Pecco et la Desmosedici ? La réponse demeure floue, mais l’équipe de Ducati exclut totalement que les ennuis de son pilote soient liés au moteur : “Nous sommes convaincus que ce n’est pas là le problème. Nous pourrions nous tromper, mais nous pensons que ce n’est pas le facteur qui contribue à cette absence de confiance chez Pecco.” Ils souhaitent croire qu’en 2026, voire avant, ils pourront apporter des solutions. En ce qui concerne les nouveautés, “il y aura des améliorations, mais rien de révolutionnaire”, précise Tardozzi. “Si nous avions compris ce qu’il lui fallait, nous l’aurions fait il y a longtemps.” Pour l’heure, les changements d’envergure ne semblent pas pertinents.
Actuellement, la priorité reste d’“identifier les racines des problèmes”, malgré les similitudes avec les méthodes de travail qui avaient si bien fonctionné un an auparavant. “Comme le dit Pecco, et nous lui faisons confiance, il ne se sent pas en sécurité, et cette sécurité à moto est quelque chose que nous n’avons pas encore réussi à lui offrir.” Un hiver entier s’offre à eux pour résoudre ce dilemme.
Points à retenir
- Davide Tardozzi souligne une saison difficile enchantée par le retour en forme de Pecco.
- La confiance du pilote est un enjeu primordial pour Ducati, qui cherche à comprendre les raisons de son manque de feeling.
- Bien que des améliorations soient prévues, elles ne devraient pas bouleverser les fondements de la Desmosedici.
- Le travail d’équipe reste une priorité pour redonner confiance à Bagnaia à travers la nouvelle saison.
Il est fascinant de voir combien la psychologie joue un rôle capital dans le sport de haut niveau. Chaque course est une épreuve non seulement de compétences techniques, mais aussi de mental. Comment retrouver cet équilibre parfait entre la performance de la machine et la confiance du pilote ? Cette quête d’harmonie me passionne toujours et me pousse à réfléchir sur ce qui pourrait être mis en place. La réussite dépend souvent de détails, alors imaginons ensemble les stratégies qui pourraient transformer ces défis en succès.