Fabio Di Giannantonio a reconnu les risques liés à la multiplication des essais techniques, mais a assuré que le travail actuel de l’équipe repose sur une base solide et compétitive. Le pilote italien a souligné qu’à la différence de ses expériences passées, notamment à Silverstone, il se sent désormais capable d’être rapide avec chacune des versions de sa moto.
« Le point positif, c’est que nous avons affaire à deux très bons packages. Avec les deux motos, je peux être vraiment rapide. Ce n’est donc pas si mauvais. Elles fonctionnent simplement différemment, et nous essayons toujours de comprendre ce que je préfère, car j’aime certains aspects de l’une et d’autres de l’autre. Mais il est évident qu’on ne peut pas avoir les deux. Nous travaillons donc là-dessus, mais cette sorte d’expérimentation concerne surtout l’équilibre de la moto. C’est là que l’on peut se perdre. Quand on teste des choses qui fonctionnent déjà très bien, on ne perd pas grand-chose, car les sensations ne changent pas. Il faut juste déterminer ce qui est mieux ou moins bien. »
Contrairement à Silverstone, où il avait avoué s’être un peu égaré à force d’essayer trop de modifications, Di Giannantonio explique que la démarche actuelle est plus maîtrisée, axée sur des ajustements fins plutôt que sur des bouleversements radicaux.
Le combat aujourd’hui consiste à optimiser un ensemble technique qui lui donne déjà des signaux positifs. La différence se joue sur les détails, les préférences personnelles et la constance quels que soient les contextes.
Le pilote est persuadé que, quel que soit le choix final, il disposera d’une base compétitive. L’objectif reste clair : trouver la combinaison qui colle le mieux à son style sans compromettre la performance globale.
Points à retenir
- Tester plusieurs options techniques, c’est un peu comme jongler avec trop de balles : on finit parfois par en faire tomber une.
- Fabio a compris que ce n’est pas la quantité des modifications qui fait la performance, mais la qualité et l’équilibre.
- Les deux motos offrent des avantages différents, un dilemme pas si courant dans un sport où chaque détail compte.
- Le vrai luxe, c’est d’avoir deux bases solides, même si, comme dans une relation amoureuse, on ne peut pas tout garder.
- Le travail d’ajustement actuel se concentre sur la finesse plutôt que sur la révolution : une démarche presque zen en MotoGP.
Au fond, cette quête de l’équilibre parfait rappelle que la course n’est pas seulement une affaire de vitesse, mais aussi de patience et de discernement. Et moi, je me demande si dans la vie, on ne ferait pas bien de ralentir un peu pour mieux choisir nos batailles. Après tout, être rapide, c’est bien, être stratégique, c’est encore mieux… et puis, ça évite de finir comme un jongleur essoufflé.