dim. Juin 14th, 2026
Quelle est la nature du tracé de Goiania ? Après un premier jour de tests tumultueux, les pilotes de MotoGP lui ont tous réservé un avis favorable. Certains ont exprimé un « Génial » (Pecco Bagnaia), tandis que d’autres l’ont qualifié de « Circuit amusant » (Jorge Martin, mais en réalité, tout le monde semble partagé). Ai Ogura a même souligné qu’il était pertinent d’avoir des circuits plus petits et différents des standards habituels. En résumé, l’Autódromo Internacional Ayrton Senna, récemment rénové, est un peu compact, mais comme le dit l’adage, « les bonnes choses viennent dans de petits paquets ». Le tracé fait l’unanimité, mais ce sont surtout les « infrastructures » qui suscitent des interrogations.

UN CIRCUIT PROMETTEUR, MAIS DES PROBLÈMES À RÉSOUDRE

Le plan du circuit ne semblait pas offrir une grande variété, mais ceux ayant assisté aux courses du Moto1000GP Desafio dos Campeões le mois dernier ont pu constater que Goiania n’est pas si mal. Il y a en effet des virages rapides, plus qu’ils n’y paraissent, et des enchaînements qui apportent une dimension technique permettant de repositionner le Brésil sur la carte du Championnat du monde. Les préoccupations concernent principalement d’autres aspects.

CERTIFICATION DE CLASSE A

Goiania a obtenu la certification de classe A délivrée par le Comité d’Homologation CCR de la FIM, spécifiquement par Bartolome “Tomé” Alfonso Ezpeleta (Responsable de la Sécurité de la FIM), bien que certains points restent à améliorer. Les récentes pluies ont mis en lumière des lacunes en matière d’infrastructure et de construction de l’installation. Pas seulement au niveau de la surface qui « ne sèche pas, même après des heures » (Pedro Acosta).

LONGUEUR ET REVÊTEMENT

Le circuit a reçu sa certification de classe A, même si, selon les directives actuelles, sa longueur est en dessous de la plage recommandée (« La configuration idéale devrait être comprise entre 4,2 km et 4,5 km »). D’après les pilotes, cela n’est pas un problème majeur. En revanche, le revêtement s’avère perfectible : celui-ci draine, mais de manière inégale. Il est à noter que le type de bitume doit être approuvé préalablement par le Comité d’Homologation des Circuits de la FIM, donc la responsabilité est partagée. Concernant le système de drainage, il ne s’agit pas seulement de la surface du circuit : les voies des stands, les zones d’échappement, etc., doivent également être conformes. D’après les images des derniers jours, tout ne stagne pas dans les délais nécessaires au bon déroulement de l’événement.

ZONES DE SÉCURITÉ ET ROUTE DE SERVICE

Un autre problème concerne les zones d’échappement. En raison de la taille de l’installation, il n’a pas été possible de mettre en place la directive d’un tiers de bitume et deux tiers de gravier, même dans des secteurs très rapides. Du point de vue de la sécurité, la dernière courbe est préoccupante : une absence de larges zones de récupération signifie qu’un contact ou une chute (même un simple dérapage avant) peut entraîner un choc direct contre les barrières, sans marge de manœuvre. Enfin, il existe un souci au niveau des routes de service. Dans certaines zones, elles ne disposent pas de surfaces drainantes (comme l’ont montré les inondations) et ne sont pas uniformes (« faites de matériau solide et stable »), comme l’exige le protocole actuel. Ces routes doivent être essentiellement parallèles au circuit et permettre le passage rapide des ambulances, voitures médicales, camions de pompiers, véhicules de secours et motos-taxis. Les boucles intérieures et extérieures sont interrompues, non continues, et accessibles depuis le paddock par deux entrées. De plus, ces routes devraient être à double sens et, lorsque les circonstances ne le permettent pas, plusieurs zones de refuge devraient être prévues pour le passage des véhicules d’urgence. Dans certains endroits, l’espace est vraiment restreint.

Points à retenir

  • Le tracé de Goiania a reçu des retours positifs de la part des pilotes, soulignant son côté amusant et technique.
  • La certification de classe A atteste des normes de sécurité, malgré des problèmes d’infrastructure à résoudre.
  • La longueur du circuit est inférieure aux recommandations, mais les pilotes semblent s’en accommoder.
  • Les soucis d’égouttement de l’asphalte et le manque de drainage dans certaines zones sont à surveiller.
  • Les zones d’échappement et les routes de service présentent des lacunes en matière de sécurité.

L’avenir de Goiania dans le monde de la MotoGP soulève des interrogations légitimes. Les besoins en matière de sécurité et d’infrastructure ne doivent pas être négligés. En tant qu’amateur de sport automobile, je ressens un mélange d’excitation face à ce circuit prometteur et d’inquiétude concernant les solutions à apporter pour garantir des courses en toute sécurité. Que nous réserve la suite pour Goiania ? Le débat est ouvert.


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