(LesNews) – Après les deux premières courses de la saison 2026 de MotoGP, un constat s’impose : Ducati ne domine plus vraiment le championnat. Au contraire, Aprilia a pris les rênes, et il faut le dire, avec assurance.

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Marc Marquez a été battu au Brésil par les pilotes Aprilia et Fabio Di Giannantonio
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Lors du Grand Prix du Brésil la semaine dernière, Aprilia a célébré un impressionnant doublé avec Marco Bezzecchi et Jorge Martin, tandis que Ducati n’a pu se contenter que d’une troisième place.
Marc Marquez, nouvellement battu par Fabio Di Giannantonio, propose une analyse nuancée de la situation. Pour le champion du monde, le succès en MotoGP dépend d’une multitude de facteurs.
« J’inclus toujours l’ensemble : le pilote et la moto », explique-t-il. « Ce n’est pas seulement la faute du pilote ni uniquement celle de la machine. » La combinaison des deux est essentielle, et pour le moment, Marquez reconnaît qu’Aprilia semble en tête. « Ils performent à un niveau très élevé », souligne-t-il sans rancune.
Di Giannantonio évoque les lacunes de Ducati
Di Giannantonio décrit précisément où Ducati rencontre des difficultés. Dans des conditions difficiles, les failles deviennent plus apparentes. Par exemple, lorsque la chaleur augmente et que l’adhérence diminue, les pilotes Aprilia continuent à rouler avec agressivité.
« Ils peuvent freiner avec beaucoup de vitesse et travailler sur l’avant de la moto », explique-t-il, tandis que Ducati fait face à des problèmes notables. « Notre roue avant est beaucoup moins stable et précise », ajoute-t-il, ce qui impacte directement les sorties de virages.
En raison de leurs avantages en entrée de virage, les pilotes Aprilia sont mieux positionnés pour maximiser la sortie. À l’inverse, Ducati doit encore progresser dans ce domaine. Bien que la marque dispose d’un bon potentiel pour ressortir des virages, cela ne se manifeste pas suffisamment lorsque l’adhérence est faible.
« Je peux préserver mes pneus et rattraper du temps et des positions en fin de course, mais ce n’est pas suffisant pour rivaliser lorsque le grip est bas. Nous devons nous améliorer pour avoir une moto plus forte, surtout à l’avant », explique Di Giannantonio à propos des objectifs de Ducati.
Le directeur d’équipe Davide Tardozzi abonde dans son sens et utilise des mots étonnamment francs. Il reconnait tout d’abord les efforts fournis par la concurrence : Aprilia a « très bien travaillé depuis l’année dernière » et a marqué un tournant significatif depuis la seconde moitié de la saison 2025.
Tardozzi : « Ne pas se reposer uniquement sur Marquez »
Tardozzi souligne également que Ducati est consciente de ses faiblesses. Le chef technique Gigi Dall’Igna oeuvre déjà cet hiver pour remédier aux problèmes, mais le chemin à parcourir reste long, surtout face à une équipe d’Aprilia qui excelle.
Les résultats en témoignent : après avoir remporté 88 podiums consécutifs, Ducati a débuté la saison à Thailand sans top 3 et a fini au Brésil avec des places trois et quatre, loin derrière les pilotes dominants d’Aprilia.
Pourtant, Tardozzi espère une inversion de tendance lors des prochaines courses à Austin et Jerez. Même si Aprilia devrait rester performante, « nous pourrions être plus proches », confie-t-il avec prudence. L’important, selon lui, est que Ducati s’attaquent sérieusement à ses problèmes et trouve des solutions.
Un autre élément à prendre en compte est l’état physique de Marquez, qui n’est toujours pas à 100 % suite à sa blessure à l’épaule en Indonésie l’an dernier. Cependant, Tardozzi refuse de considérer cela comme une excuse. Marquez est un champion qui travaille dur, sans se lamenter pour tirer le meilleur de lui-même. Toutefois, le directeur d’équipe de Ducati met en garde : « Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que le talent de Marquez nous sauve à chaque fois. »
Pour Tardozzi, l’objectif est clair. « Ces deux courses étaient très difficiles, mais nous en avons beaucoup appris », conclut-il. Ducati n’est plus la seule à la tête, et les rivaux se sont renforcés. Il est temps de prouver que nous pouvons réduire cet écart.
Points à retenir
- Aprilia montre une performance constante et compétitive durant cette saison.
- Ducati doit identifier et remédier à ses faiblesses, en particulier en termes de stabilité de l’avant.
- Le physique de Marc Marquez influence les résultats, malgré son engagement et son talent.
- Davide Tardozzi fait preuve d’humilité en reconnaissant l’efficacité d’Aprilia, tout en appelant à l’union et à l’effort collectif chez Ducati.
- Les courses à venir seront cruciales pour déterminer si Ducati peut rétablir son statut de leader.
L’évolution du championnat MotoGP est fascinante. En tant que passionné, je me demande comment Ducati va réagir face à une concurrence qui s’intensifie. Les prochaines courses pourraient bien être décisives. Plus que jamais, l’innovation technique et la richesse des talents seront déterminantes pour déterminer qui prendra les devants dans ce championnat hautement compétitif.