lun. Juil 13th, 2026

Une question courante en MotoGP émerge régulièrement : lorsque qu’un pilote domine sur une moto, pourquoi les autres ne reproduisent-ils pas simplement son réglage ? En 2025, cette interrogation était souvent posée à Francesco Bagnaia et Fabio di Giannantonio, qui cherchaient à établir une régularité et une sensation de conduite sur la Ducati GP25, qui dominait le championnat aux mains de Marc Marquez.

Di Giannantonio a clarifié que, bien que l’idée semble logique, elle ne reflète pas la réalité.

« Le problème, c’est que chaque pilote travaille, recherche et conduit de manière différente, » a expliqué le pilote de l’équipe VR46. Sa première saison sur une machine d’usine lui a permis de compléter neuf podiums et d’atteindre la sixième place au championnat, sans toutefois décrocher de victoire.

« Croyez-moi, j’étudie d’autres pilotes pour améliorer là où ils excellent. Mais je ne pourrai jamais reproduire exactement leur façon de travailler ou de conduire. »

« Vous pouvez copier le réglage, mais ensuite, il s’agit d’une toute autre histoire de conduire avec ce réglage. »

Di Giannantonio a été clair sur ce qui se passerait s’il tentait de reproduire fidèlement le réglage de Marquez.

« Si je copie le réglage de Marc, je finirai dernier, c’est certain, » a-t-il affirmé. « Tout est une question de ce que vous demandez à la moto, ce que vous attendez de l’équipe, ce dont vous avez besoin pour vous sentir bien, pousser et faire confiance à la moto, pour aller vite. »

Marc Marquez, Fabio di Giannantonio, Franco Morbidelli

Marc Marquez, Fabio di Giannantonio, Franco Morbidelli

Plutôt qu’une solution rapide, Di Giannantonio a décrit la performance comme un processus multidimensionnel.

« Ce n’est pas facile. Ce n’est pas seulement, ‘Ah, Pecco devrait mieux rouler ou ne rien toucher’. Ce n’est pas toujours comme ça. »

Il a également souhaité “défendre” Bagnaia.

« Je veux un peu défendre le pilote, Pecco… Parfois, ce n’est pas seulement lui. Peut-être qu’ils cherchent simplement la mauvaise chose. C’est tout. »

« C’est différent. Mais Pecco, c’est sûr, n’a pas perdu ses compétences de pilotage. »

La fin de saison cauchemardesque de Bagnaia a été marquée par un week-end parfait à Motegi et une victoire lors d’un sprint à Sepang, le laissant en cinquième position au classement final de MotoGP.

Points à retenir

  • Chaque pilote a une approche unique en matière de réglage et de conduite.
  • Reproduire exactement le réglage d’un autre pilote peut mener à des performances inférieures.
  • Le succès en MotoGP est le résultat d’une combinaison de facteurs, pas d’un simple réglage de moto.
  • La saison de Bagnaia a montré que les hauts et les bas font partie intégrante de la compétition.

En tant qu’observateur passionné du MotoGP, je trouve fascinant de voir comment même les pilotes les plus talentueux doivent naviguer à travers des défis complexes, où la technique, la méfiance et le sentiment de connexion avec la machine font toute la différence. Cela soulève des questions intéressantes sur la nature même de la performance sportive : jusqu’à quel point peut-on s’inspirer des autres sans perdre sa propre identité ?


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