Yamaha doit bientôt choisir le pilote qui accompagnera Toprak Razgatlioglu chez Pramac en 2026. Ce choix pourrait bien sceller le sort de Jack Miller et Miguel Oliveira.
Dans un contexte où la plupart des pilotes ont des contrats de deux ans et où aucun des deux n’a vraiment brillé cette saison, une proposition sérieuse ailleurs semble peu probable. Pour Miller et Oliveira, la seule option viable est Pramac, autrement, c’est la fin du rêve.
Yamaha a promis de trancher avant la pause estivale, avec seulement deux manches restantes – en Allemagne puis en République Tchèque. Oliveira n’atteint pas les critères de performance prévus dans son contrat, ce qui fragilise sa position malgré la durée annoncée de son engagement.
| Classement | Pilote | Courses | Points |
| 1 | F. Quartararo | 10 | 67 |
| 2 | A. Rins | 10 | 35 |
| 3 | J. Miller | 10 | 33 |
| 4 | M. Oliveira | 6 | 6 |
Position des pilotes Yamaha en 2025
À l’origine, l’idée semblait simple : un seul pilote pour accompagner Razgatlioglu. Mais Yamaha s’intéresse désormais à Diogo Moreira, la révélation de Moto2, ce qui met en péril la place des deux actuels candidats.
Fabio Quartararo, voix incontournable dans le choix du pilote Pramac 2026
Fabio Quartararo, véritable fer de lance de Yamaha, voit sa patience s’effriter. Le Français, qui n’a plus gagné depuis plus de trois ans, a déjà signé quatre pole positions cette saison sans jamais pouvoir concrétiser sur la piste. Sa récente chute à Assen l’a même fait sortir du top 10 du classement.
Pour le retenir, Yamaha lui a accordé une influence notable dans certaines décisions stratégiques, notamment son rôle dans le partenariat avec Pramac. Selon le journaliste Simon Patterson, réputé pour son travail pointu chez The Race, Quartararo aura son mot à dire sur la composition de l’équipe 2026.
L’essentiel de sa préférence irait probablement vers un pilote expérimenté comme Miller, auteur de 187 départs en Grand Prix, plutôt qu’un débutant comme Moreira.
« Yamaha écoute beaucoup ce que demande Quartararo, » explique Patterson. « Que ce soit un coéquipier, un moteur V4 ou un satellite, ses souhaits ont presque toujours été exaucés. Il pèse donc lourd dans cette décision, et préférera sans doute la continuité avec un pilote aguerri pour avancer. Il ne se projette pas au-delà de son passage chez Yamaha, il veut simplement gagner avec cette moto. »
Et si Jack Miller perd sa place chez Pramac ?
Quartararo a loué l’arrivée de Miller, venu de chez KTM, pour élever le niveau des coéquipiers et dynamiser le team Yamaha. Moreira brille en Moto2 (3e du championnat), mais son impact au développement de la moto serait probablement limité dans un premier temps, ce qui pourrait agacer l’impatient Quartararo.
Si Miller devait être évincé, une carrière en Superbike reste envisageable. Honda semble intéressé, avec Cal Crutchlow pressenti comme manager, sachant que les deux pilotes se connaissent bien. De son côté, Ducati par l’intermédiaire de Luigi Dall’Igna, pourrait également tenter de récupérer Miller dans son équipe WSBK.
Points à retenir
- La saison 2025 est loin d’être convaincante pour Miller et Oliveira, rendant leur avenir chez Yamaha très incertain.
- L’influence grandissante de Quartararo chez Yamaha pourrait bien favoriser la stabilité plutôt que le pari sur un jeune talent.
- Diogo Moreira, bien qu’impressionnant en Moto2, reste une option risquée pour une structure qui cherche avant tout à repartir de l’avant rapidement.
- Le marché des pilotes MotoGP n’a rien d’un marché de l’emploi classique : ici, un contrat signé n’est guère une promesse immuable.
- Miller pourrait rebondir en World Superbikes, ce qui serait une manière élégante de montrer qu’en sport mécanique, à 30 ans, on n’est jamais tout à fait fini.
Au final, on assiste à un ballet stratégique où chaque geste est scruté et négocié, presque comme une partie d’échecs à 300 km/h. On peut se demander si l’obsession de la performance immédiate ne pousse pas parfois Yamaha à oublier que les jeunes pousses ont aussi besoin de temps pour éclore. Mais bon, entre nous, quand on veut gagner hier, patience rime rarement avec succès. Mais on continue à regarder, parce qu’au fond, c’est beaucoup plus excitant que le dernier épisode de votre série préférée.