dim. Juin 14th, 2026
Uncini

FOTO: RRSS Franco Uncini

Uncini analyse le début de la saison 2026, marqué par la polémique autour de Marc Márquez

Dans une interview exclusive pour le canal YouTube de ZamTube, Franco Uncini, ancien champion du monde de 500cc et spécialiste de la sécurité à la FIM, aborde les sujets brûlants de la saison 2026 de MotoGP. Il évoque le fulgurant début de Pedro Acosta, les nouveaux circuits comme celui du Brésil et le retrait de Phillip Island.

Il confie que le début impressionnant de Pedro Acosta à la première course de cette saison ne l’a pas surpris: «Il a déjà prouvé qu’il est un phénomène et très talentueux. Donc, je ne me suis pas étonné de sa première course. Je m’attends également à le voir parmi les acteurs clés de cette année», commence-t-il.

Avec l’ajout d’un nouveau circuit au calendrier, le Brésil, Uncini explique le processus d’introduction d’un Grand Prix dans le championnat. D’abord, lorsqu’un pays souhaite accueillir un Grand Prix, «il contacte Dorna, le promoteur de ce championnat». Dorna réalise ses évaluations et parvient à des accords, mais «dans le contrat entre Dorna et le circuit, il y a une clause stipulant que tout dépend de l’homologation par la FIM».

Quelles sont les exigences pour le gravier dans un circuit ?

«Les demandes de protections en cas d’impact, en fonction de la vitesse d’impact que le logiciel détermine, décident quel type de protection est à mettre en place, type A, B ou C. En résumé, on réalise une étude globale sur la sécurité du circuit, c’est-à-dire les zones d’échappement», poursuit-il. Nous examinons tout le circuit selon nos besoins et ceux de MotoGP; le logiciel effectue des calculs avec une MotoGP, pas pour les autres catégories, car MotoGP reste la plus extrême.

Uncini décrit la piste brésilienne: «Elle est plutôt rapide, pas très lente ; il y a quelques sections un peu lentes, mais en général, la vitesse moyenne sera plutôt élevée. Ce n’est pas un Mugello ou un Red Bull Ring, il n’y a pas d’énormes montées et descentes. Un circuit plat est excitant, mais pas trop».

La question du gravier suscite des inquiétudes, notamment sur le tracé de Portimao. Franco explique comment il doit être pour être considéré comme sûr : «il doit être le plus arrondi possible, entre 0,5 et 2 centimètres». De plus, il souligne que le meilleur gravier est celui de rivière : «au fil du temps, il s’aplatit et devient plus arrondi». Avant chaque Grand Prix, il doit être retiré car la pluie le rend humide, et «cela finit par devenir presque comme de l’asphalte».

«J’ai toujours eu un peu peur là-bas»

Phillip Island quitte le calendrier, remplacé par le circuit urbain d’Adelaïde. Pourtant, l’Italien confie que malgré la beauté du site de Phillip Island, la sécurité a toujours été un souci. «Je me permets de dire, et cela risque de décevoir certains, que Phillip Island n’est pas aussi magnifique qu’il en a l’air sur les images. Au-delà de cela, en matière de sécurité, ce circuit n’a jamais été très sûr. Pour être honnête, j’y ai toujours eu un peu peur; il a fallu beaucoup de temps et d’efforts pour améliorer la sécurité et, au final, ces avancées sont le fruit de nombreuses années de persévérance».

Enfin, il aborde la très discutée pénalité de Márquez suite à son incident avec Pedro Acosta. «Je dois dire que cela m’a surpris. Honnêtement, d’après les images que j’ai vues, je ne l’aurais pas pénalisé. Cela ne m’a pas semblé être un dépassement excessif ou risqué. Cependant, je reconnais que les juges disposent de nombreuses images et angles que nous n’avons pas ; si ils ont pris cette décision, c’est probablement parce qu’il y avait quelque chose que nous n’avons pas vu».

Points à retenir

  • Franco Uncini souligne le talent de Pedro Acosta, qui n’a pas surpris avec son début de saison.
  • Le processus d’intégration d’un nouveau circuit au calendrier MotoGP est complexe et implique l’homologation par la FIM.
  • Les préoccupations sur la sécurité des circuits, notamment au niveau des protections et de l’aménagement du gravier, sont primordiales.
  • Phillip Island, bien que visuellement attrayant, présente des failles de sécurité notables qui compliquent sa gestion.
  • Les décisions arbitraires, comme celle concernant Marc Márquez, dépendent souvent d’éléments non accessibles au grand public.

Pour conclure, cet échange met en lumière les défis constants liés à la sécurité dans le MotoGP, souvent soumis à des jugements subjectifs. Personnellement, je trouve essentiel d’explorer ces questions de manière approfondie, car la sécurité des pilotes doit être la priorité absolue dans un sport aussi intense et compétitif. Qu’en pensez-vous ?


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