Dans l’attente d’une analyse approfondie de Pragmata, l’équipe de Digital Foundry a partagé ses premières impressions sur la version PC, saluant le travail d’optimisation réalisé par Capcom.
Pour les passionnés de technologie, ce titre est considéré comme l’un des plus impressionnants de l’année, grâce à l’utilisation avancée de l’RE Engine et à une technologie de path tracing qui tire pleinement parti du matériel haut de gamme. Même sur des configurations modestes, il est possible d’obtenir de bons résultats sans compromettre les performances, bien que la gestion de la mémoire vidéo avec des cartes graphiques de 8 Go de VRAM laisse à désirer.
Premières impressions de Digital Foundry
Digital Foundry note qu’à la différence des précédents jeux de Capcom, où le path tracing améliorait surtout l’éclairage dans les environnements sombres, ici cette technologie est utilisée à plus grande échelle. La richesse des surfaces réfléchissantes permet à l’éclairage global et aux reflets physiquement précis de transformer radicalement l’aspect visuel du jeu. Dans les meilleures phases, la qualité de l’image frôle celle de la CGI pré-rendue, avec de vastes espaces éclairés par des lumières dynamiques particulièrement convaincantes.
La fonctionnalité de path tracing s’appuie sur la reconstruction par ray tracing de NVIDIA : bien qu’elle ne soit pas sans imperfections, générant parfois des effets de « smearing » sur certaines surfaces, elle représente un véritable bond en qualité. Sur du matériel de milieu de gamme, comme une RTX 4060 associée à un Ryzen 5 3600, le jeu maintient des performances supérieures à 50 fps dans les premières zones grâce à un DLSS équilibré et des paramètres optimisés. Les ralentissements les plus notables se produisent lors des cinématiques, où la technologie de cheveux « strand-based » de Diana se fait particulièrement remarquer, mais restent gérables avec un moniteur VRR. Désactiver certains effets avancés améliore les performances, mais cela compromet l’identité visuelle du jeu.
Selon Digital Foundry, le principal problème réside dans la gestion de la VRAM : certains ralentissements semblent davantage liés aux limitations des GPU de 8 Go qu’à l’optimisation réalisée par Capcom. Désactiver le cache d’ombre peut atténuer certains freezes, mais il est difficile de déterminer si les baisses de performance dépendent de la puissance de la GPU ou de la mémoire insuffisante. Le menu indique le niveau de consommation de VRAM, mais cette information manque de précision et Capcom aurait pu offrir davantage d’options à ce sujet afin de mieux soutenir les joueurs.
Points à retenir
- Pragmata se distingue par son utilisation avancée de l’RE Engine et du path tracing.
- La qualité d’image atteint souvent des niveaux proches de la CGI pré-rendue.
- Des performances solides peuvent être maintenues sur des configurations de milieu de gamme avec un paramétrage adapté.
- Les ralentissements sont souvent liés à la gestion de la VRAM, un point à améliorer de la part de Capcom.
- Des compromis sont nécessaires pour maintenir les performances, en particulier lors de l’utilisation d’effets avancés.
Ce qui me fascine dans Pragmata, c’est la manière dont la technologie évolue sans cesse, transformant notre expérience de jeu. Cependant, je ne peux m’empêcher de me demander si les exigences techniques ne risquent pas d’exclure certains joueurs. Il est important de penser à comment ces développements peuvent rendre les jeux plus accessibles tout en préservant l’innovation et la créativité. Cela soulève une question essentielle : comment l’industrie peut-elle trouver un équilibre entre technologie de pointe et jouabilité pour tous ?