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Réseaux sociaux

Date de publication : 17 août 2026

Continuer à faire défiler des nouvelles négatives alors qu’on devrait s’arrêter : ce phénomène s’appelle le “doomscrolling”. Les experts mettent en garde contre ses répercussions sur le sommeil et la santé mentale. Une étudiante de Thuringe raconte comment elle a réussi à sortir de ce cercle vicieux.

Une femme regarde son téléphone

Personnaliser les nouvelles

Hanna Catterfeld, une étudiante de Gotha, voulait initialement étudier pour un examen. Pourtant, elle a passé de plus en plus de temps sur son smartphone. Un jour, elle a pris conscience que sa consommation de médias devenait problématique.

Quand quelques minutes deviennent des heures

« Dans cinq jours, il y avait l’examen, et je passais des heures sur mon téléphone sans rien faire. Ce n’est pas normal. Je dois agir. » Elle n’est pas seule face à ce dilemme. Ce comportement d’incessant défilement sur les réseaux sociaux et les informations a un nom : doomscrolling. Le terme combine “doom” signifiant malheur et “scroll” qui signifie faire défiler.

“Dans cinq jours, il y avait l’examen et je passais des heures sur mon téléphone.”
Hanna Catterfeld, étudiante à Gotha

Pourquoi les nouvelles négatives s’accrochent à nous

Pourquoi est-il si difficile pour beaucoup de personnes d’arrêter ?

Tina Horlitz, de la consultation psychosociale du Studentwerk Chemnitz-Zwickau, explique cela par un mécanisme psychologique : “Nous avons un biais de négativité. Évolutionnairement, il est préférable de prêter attention aux menaces potentielles.”

Les nouvelles négatives attirent plus l’attention que les positives. De plus, le fonctionnement des réseaux sociaux favorise ce phénomène : les utilisateurs qui s’engagent avec des sujets conflictuels reçoivent souvent d’autres contenus similaires, créant un cercle vicieux d’addiction.

Selon Horlitz, les jeunes sont particulièrement vulnérables à ce comportement car ils doivent encore apprendre à gérer les médias et à contextualiser les informations.

Conséquences sur le sommeil et la santé mentale

Le doomscrolling a un impact non négligeable. Birgit Dziuk, directrice de BARMER Sachsen-Anhalt, note principalement des effets sur le sommeil et le bien-être psychique : “Le fait de consulter les nouvelles le soir peut affecter le sommeil. Ces personnes restent souvent éveillées pendant des heures.”

“Chaque fois que quelqu’un vérifie les nouvelles le soir, il reste souvent éveillé longtemps après.”
Birgit Dziuk, directrice de BARMER Sachsen-Anhalt

Les contenus stressants sont souvent emportés au lit, rendant l’endormissement plus difficile. Cela peut augmenter le stress et les pensées intrusives.

Hanna ressent également ces effets. Sa mood a particulièrement souffert de ce défilement continu : “Quand des vidéos tristes étaient montrées par l’algorithme, cela m’affectait profondément.”

Plus d’un jeune sur quatre utilise les réseaux sociaux de manière problématique

L’utilisation problématique des médias est un sujet préoccupant depuis des années. DAK-Gesundheit signale un problème sérieux et persistant.

Une étude récente révèle que plus de 25 % des jeunes de 10 à 17 ans montrent une utilisation risquée ou pathologique des réseaux sociaux, un chiffre qui a plus que doublé depuis 2019.

Selon DAK, 21,5 % des jeunes utilisateurs ont une utilisation risquée, tandis que 6,6 % sont considérés comme des utilisateurs pathologiques. Cela concerne environ 1,5 million d’enfants et d’adolescents en Allemagne.

Comment les concernés peuvent contrer ce phénomène

La psychologue Horlitz propose des solutions pour sortir de ce cercle vicieux. Le premier pas consiste à prendre conscience de son comportement. “La première étape est de réaliser : wow, je passe vraiment beaucoup de temps en ligne.”

Une fois le problème identifié, des mesures conscientes peuvent être prises : établir des horaires fixes pour lire les nouvelles, faire des pauses numériques et adopter une approche plus critique vis-à-vis des notifications. Les alertes de nouvelles peuvent inciter à consulter le smartphone plus souvent.

Hanna prend les rênes

Pour Hanna, la solution a été de couper temporairement l’accès aux réseaux sociaux. “J’ai décidé de supprimer TikTok et Instagram de mon téléphone.” Aujourd’hui, elle a un meilleur contrôle sur sa consommation de médias. Reconnaître le problème était un pas important. Son conseil aux autres : il n’y a pas de honte à demander de l’aide ou à établir des règles pour sa consommation de médias.

Il est quasiment impossible d’échapper totalement aux réseaux sociaux dans sa vie quotidienne. Cependant, l’essentiel est de gérer consciemment sa consommation de nouvelles. Des minutes peuvent rapidement se transformer en heures sur votre téléphone.

Points à retenir

  • Le doomscrolling, ou défilement compulsif de contenus négatifs, a des répercussions sur la santé mentale.
  • Les jeunes sont plus susceptibles de développer des comportements problématiques face aux réseaux sociaux.
  • Il est crucial de prendre conscience de son temps d’écran pour mieux le gérer.
  • Des solutions simples existent pour mieux réguler sa consommation d’informations.
  • La communication ouverte sur ses habitudes numériques peut aider à réduire l’anxiété liée à l’usage des médias.

En tant que passionné des questions de société, j’estime qu’il est essentiel d’encourager une prise de conscience collective autour de ces pratiques de consommation médiatique. Chacun de nous peut jouer un rôle actif dans cette démarche, en choisissant de modérer ses interactions avec le monde numérique. Quelles sont vos réflexions sur cette problématique ?


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