Le RIS de Cagliari a récemment soumis une nouvelle expertise réalisée grâce à l’analyse BPA (Bloodstain Pattern Analysis, ou analyse des motifs de taches de sang), confirmant qu’une seule personne est responsable du meurtre de Chiara Poggi dans son domicile à Garlasco. Cette conclusion réfute l’hypothèse selon laquelle plusieurs individus auraient participé à ce crime, pour lequel Alberto Stasi a été définitivement condamné.
Le rapport du RIS de Cagliari
Les experts du RIS de Cagliari ont précisé dans leur nouveau rapport déposé le 16 septembre que le meurtre de Chiara Poggi, survenu le 13 août 2007, a été commis par une seule personne. Sous la direction du colonel Andrea Berti, l’équipe a créé un rapport basé sur l’analyse des motifs de taches de sang.
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Le passage des carabiniers à Garlasco le 9 juin 2025
Les carabiniers du RIS avaient passé toute la journée du 9 juin 2025 à l’intérieur de la maison des Poggi, où vivent encore les parents de Chiara, pour réaliser une reconstruction numérique 3D de l’ensemble de l’habitation, afin de l’utiliser lors de l’enquête.
Qu’est-ce que la BPA ?
La BPA, qui pourrait être traduite par “analyse des taches de sang”, est une technique d’investigation scientifique. Les premières recherches dans ce domaine remontent à la fin du XIXe siècle, mais cette théorie n’a été acceptée en tant que telle dans le cadre judiciaire qu’à partir de la seconde moitié du XXe siècle.
Elle se fonde sur l’examen de la forme, de la position et de la taille des taches de sang trouvées sur les lieux d’un crime. Cela permet aux experts de reconstituer la trajectoire des projections de sang et, par conséquent, l’origine du meurtre. Par exemple, de grandes zones dépourvues de taches peuvent indiquer que, durant l’incident, une personne se trouvait dans cette zone, protégeant ainsi la zone derrière elle des éclaboussures de sang.
La théorie du second meurtrier à Garlasco
Le rapport du RIS porte un coup sévère à l’hypothèse selon laquelle Chiara Poggi aurait pu être assassinée par deux personnes ou plus. Alberto Stasi, son ancien petit ami, a été condamné pour ce meurtre.
Cette théorie a été soutenue à de multiples reprises par divers acteurs du processus judiciaire. Elle a été mentionnée par le consultant de la défense de Stasi en 2009 ainsi que par les carabiniers de Milan, dans un rapport adressé au parquet de Pavie en 2020. Enfin, l’avocat de Andrea Sempio semble également croire à la présence d’une autre personne sur la scène du crime.

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Points à retenir
- Le rapport du RIS de Cagliari remet en cause l’hypothèse d’une complicité dans le meurtre de Chiara Poggi.
- La technique BPA, bien que récente dans le monde judiciaire, s’appuie sur des recherches historiques.
- Les experts analytiques peuvent reconstruire les scènes de crime grâce à l’étude des taches de sang.
En réfléchissant à cette affaire tragique, il est important de se demander quel impact les avancées scientifiques, telles que l’analyse des taches de sang, peuvent avoir sur les enquêtes criminelles. La capacité à établir des preuves par des méthodes scientifiques encourage une plus grande rigueur dans les enquêtes et pourrait contribuer à éviter toute erreur judiciaire. Quelles seront les prochaines étapes pour améliorer cette discipline?