mer. Juin 24th, 2026

Des créateurs de contenu peuvent générer des revenus allant jusqu’à 100 000 euros par an. Certains jeunes publient des vidéos sur les réseaux sociaux qui leur rapportent d’énormes bénéfices, mais étant mineurs, ces gains sont généralement gérés par leurs parents. Ce secteur attire entre 10 et 25 millions de followers en Espagne, tandis que certains utilisateurs ont commencé leur aventure à l’âge de 4 ans.

Le gouvernement espagnol, via le Ministère du Travail dirigé par Yolanda Díaz, planche actuellement sur un projet de décret visant à protéger les droits et le bien-être des plus jeunes face aux dangers possibles de cette activité.

Parmi les mesures clés proposées, on trouve :

  • La régulation des horaires et du temps de tournage maximum.
  • La garantie de la scolarité.
  • La présence obligatoire des parents lors des enregistrements.
  • La limitation de la publicité cachée.
  • Une régulation des revenus générés.

Sons soupçons d’exploitation infantile

Derrière ce qui pourrait sembler être un simple passe-temps, se cachent parfois des entreprises hautement lucratives utilisant l’image de mineurs, dont le public visé est également composé d’enfants.

Les frontières entre loisirs et travail sont fréquemment franchies, et de nombreuses vidéos masquent de la publicité dissimulée pour les produits présentés.

“Je veux que cela soit perçu comme un jeu”

Verónica Carrasco, la mère d’Alejandra, une jeune créatrice de contenu sur ‘TikTok’, affirme d’abord que l’activité de sa fille ne lui rapporte aucun gain financier : “Rien, jamais”.

Elle rejette catégoriquement l’idée que sa fille participe à des contrats ou des campagnes publicitaires, qu’elle considère comme une constraint que ni elle, ni le père d’Alejandra ne souhaitent pour leur enfant.

Limites et règles, face aux dangers

Verónica explique que depuis que sa fille a commencé à utiliser un smartphone et a exprimé le désir de posséder un compte ‘TikTok’, tout est fait conformément à des règles établies par ses parents, qui semblent s’aligner sur celles que le gouvernement envisage de rendre obligatoires par la loi.

“Elle ne peut pas publier de vidéos sur les réseaux sans supervision.”

La surveillance parentale est au cœur de ces règles imposées par Verónica et son époux. En fait, l’un ou l’autre est toujours présent dans chaque vidéo de leur fille.

“Je pense que si un adulte apparaît à l’écran, quelqu’un de malveillant derrière la caméra réfléchira à deux fois“, déclare la mère.

“Ce sont des mineurs et un contrôle est nécessaire”

Verónica se montre favorable à une régulation légale des contenus produits par des mineurs sur les réseaux sociaux, tant que l’objectif premier demeure la protection de l’enfant. Elle insiste néanmoins sur la responsabilité des parents : “Il faut être présent.” Nous sommes leurs gardiens.

“Un cas exceptionnel”

“Les enfants sont parfois exploités comme des appâts pour des activités douteuses.”

Les collaborateurs d”Espejo Público’ ont salué les propos de Verónica tout en regrettant qu’ils ne soient pas représentatifs de la majorité des cas.

Juan Soto Ivars, journaliste, a mis en garde contre les dangers de la surexposition des enfants et des conséquences futures sur leur image, tout en soulignant l’impact que cela peut avoir sur leur jeune public.

Son collègue Ángel Antonio Herrera considère que le cas de Verónica est exceptionnel : “En général, ceux qui ont de nombreux abonnés exploient leurs enfants.”

Les deux journalistes plaident pour restreindre l’accès à ces technologies pour les mineurs de moins de 16 ans.

Points à retenir

  • Les jeunes influenceurs génèrent des revenus importants, mais cette activité soulève des questions éthiques.
  • Le projet de décret du gouvernement vise à protéger les enfants et à encadrer leurs activités en ligne.
  • Les parents jouent un rôle crucial dans la supervision de l’utilisation des réseaux sociaux par leurs enfants.
  • Il existe un abus potentiel d’exploitation d’enfants dans des contenus viraux.
  • La sensibilisation autour de la régulation des contenus pour mineurs est en hausse, avec des appels à une limitation d’âge.

Ce sujet invite à la réflexion sur l’équilibre complexe entre liberté d’expression, éducation et protection des enfants à l’ère numérique. Alors que les réseaux sociaux continuent de se développer, il est essentiel de poser des questions sur la responsabilité des parents et les limites de ce que les jeunes peuvent faire en ligne. Qu’en pensez-vous ?


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3 thoughts on “En général, les stars exploitent leurs enfants”
  1. C’est fou comme les réseaux sociaux peuvent transformer des enfants en petites stars ! Mais n’oublions pas : vigilance et encadrement sont essentiels pour leur bien-être.

  2. La protection des enfants sur les réseaux est essentielle. Les parents doivent être des guides bienveillants, car derrière les sourires peuvent se cacher des dangers invisibles.

  3. Il est crucial de protéger les enfants sur les réseaux sociaux. Avec des règles claires, nous pouvons garantir leur sécurité tout en leur permettant de s’exprimer. 🌟

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