mar. Juin 23rd, 2026

Le réalisateur Ajay Bahl célèbre les six ans de son film Section 375, mettant en vedette Rahul Bhat dans le rôle d’un cinéaste accusé d’un crime sexuel. À cette occasion, Rahul a partagé avec nous son expérience de ce projet lors d’une interview.

Rahul Bhat sur les 6 ans de Section 375

Rahul Bhat sur les 6 ans de Section 375, abordant l’impact du film sur les réflexions sociales.

Un film emblématique sur le mouvement MenToo

Il est difficile de croire que Section 375 a déjà six ans. Ce film m’a profondément marqué, m’incitant à explorer un personnage complexe et à affronter des vérités difficiles sur le consentement et le pouvoir. Encore aujourd’hui, des gens viennent me dire que le film les a amenés à réfléchir, discuter, voire débattre sur ce qui est juste ou non. C’est exactement ce que nous souhaitions : démarrer une conversation.

Un projet audacieux

Je serai toujours reconnaissant envers le producteur Kumar Mangat, le réalisateur Ajay Bahl et toute l’équipe pour avoir cru en une histoire aussi audacieuse. Pour moi, Section 375 n’était pas simplement un rôle, mais une responsabilité, et je suis fier de voir qu’il reste pertinent.

Le mouvement MenToo a-t-il été étouffé par le mouvement MeToo ?

Je considère que la discussion autour de #MenToo n’a jamais eu l’espace qu’elle méritait. Quand quelqu’un aborde les fausses accusations ou l’abus des lois, cela est alors perçu comme une remise en question de la cause plus large de la sécurité des femmes, ce qui n’a jamais été l’intention. Pour moi, #MenToo ne visait pas à discréditer les véritables survivants d’agressions, mais à reconnaître que la justice doit être équitable pour tous, indépendamment de leur genre. Il existe des victimes réelles de chaque côté : des femmes harcelées et des hommes dont la vie est ruinée par de fausses accusations. Section 375 cherchait à illustrer que la loi peut être détournée et qu’il est essentiel de parler à la fois de la justice pour les survivants et des protections pour les innocents.

Quel rôle Section 375 joue-t-il dans votre carrière ?

Si je devais classer Section 375 dans ma carrière, je le mettrais parmi les meilleurs. Rohan Khurana m’a appris à ne pas avoir peur et à accepter les histoires complexes.

Pourquoi de tels films sont-ils si rares ?

Parce que nous avons peur. Peur d’offenser, peur des répercussions, peur de perdre des chiffres au box-office. Des films comme Section 375 sont rares car ils dérangent, et le désagrément n’est pas toujours lucratif. Mais cela souligne l’importance de ces films. Le rôle du cinéma, à son meilleur, est de servir de miroir et de nous pousser à réfléchir. Un bon film doit faire plus que divertir, il doit inciter à la réflexion. Section 375 a prouvé que le public est prêt à affronter des vérités inconfortables, c’est l’industrie cinématographique qui doit s’adapter.

Points à retenir

  • La complexité des thématiques abordées dans Section 375 continue de susciter des discussions importantes.
  • Le film a mis en lumière les enjeux liés aux accusations fausses et à la justice pour tous.
  • La réalisation de films traitant de sujets sensibles reste un défi dans l’industrie cinématographique en raison des peurs commerciales.

En fin de compte, Section 375 ne se contente pas de raconter une histoire ; il ouvre un champ de réflexion sur l’égalité des droits et la nature même de la justice. Cela soulève un débat essentiel : jusqu’où l’art doit-il aller pour aborder des vérités dérangeantes, et comment le public peut-il répondre à ces enjeux complexes ?


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