mar. Juin 23rd, 2026

135 minutes, sortie le 4 septembre
★★★☆☆

L’histoire : Nous sommes en 1964, et Ed et Lorraine Warren, des démonologues en herbe, prennent en charge leur première affaire. Cet événement constitue un tournant décisif dans leur vie professionnelle et personnelle, aboutissant à la naissance de leur fille unique, Judy.

L’effroi sinistre lié à cette première enquête pèse sur le reste du film d’horreur surnaturel se déroulant dans les années 1980, et prépare le terrain pour le dernier chapitre de l’univers de Conjuring, centré sur la famille Warren.

Les Warrens, basés sur des personnages réels et interprétés par Patrick Wilson et Vera Farmiga, ont effectivement pris leur retraite des enquêtes paranormales pour s’occuper de leur fille. Judy (Mia Tomlinson) est désormais dans la vingtaine et ramène son premier petit ami sérieux, Tony (Ben Hardy).

Parallèlement, la famille Smurl en Pennsylvanie se retrouve aux prises avec un miroir maudit — celui-là même qui a été impliqué dans la naissance de Judy.

Il est inévitable que leurs chemins se croisent, mais ce n’est que dans le dernier acte de Last Rites. Jusqu’à ce moment-là, l’histoire alterne entre les tourments des Smurl et le quotidien des Warren, ajoutant ainsi à la tension croissante qui règne dans le film.

Il ne faut pas s’attendre aux sommets des précédents films The Conjuring (2013) et The Conjuring 2 (2016), qui ont marqué un tournant dans le genre de l’horreur. Cela dit, le directeur américain Michael Chaves, qui a déjà dirigé d’autres films de la franchise, dont The Conjuring: The Devil Made Me Do It (2021) et The Nun II (2023), utilise habilement des angles de caméra, le son, le design des éclairages et le rythme pour tenir les spectateurs en haleine.

La magie qui opère à l’écran entre Wilson et Farmiga, tous deux acteurs accomplis, reste le cœur battant de cette franchise, comme ce fut le cas depuis le premier film il y a douze ans.

Tomlinson n’a pas tout à fait le même poids émotionnel, mais elle s’intègre positivement dans cette dynamique et parvient principalement à s’imposer. Une scène solo dans une boutique de robes de mariée pourrait amener les spectateurs à éviter les miroirs pour le reste de la décennie.

L’actrice britannique Mia Tomlinson dans The Conjuring: Last Rites.

PHOTO : WBEI

Hardy livre une performance étonnamment solide qui complète la dynamique familiale. Il se distingue particulièrement dans les scènes avec Wilson, où leurs personnages créent des liens en tant que jeunes hommes américains tentant de soutenir et de protéger leurs compagnes des menaces surnaturelles.

Les fans apprécieront les caméos et les clins d’œil disséminés tout au long de Last Rites, qui est le quatrième et dernier film principal de Conjuring, ainsi que le neuvième chapitre de l’univers cinématographique élargi. Cependant, il y a également beaucoup de contenu pour les nouveaux venus.

Point de vue : Last Rites conclut l’histoire des Warren de manière appropriée, explorant l’amour familial tout en offrant une bonne dose de frissons et de sursauts.

Bon à savoir

  • La saga Conjuring comprend plusieurs films qui exploreront les enquêtes des Warren et leurs implications sobrenaturelles.
  • Les personnages de Patrick Wilson et Vera Farmiga sont basés sur des figures réelles ayant véritablement mené des enquêtes sur le paranormal.
  • L’approche cinématique de Michael Chaves se distingue par sa capacité à créer une atmosphère de tension permanente grâce à des techniques innovantes.

Dans un contexte où les histoires d’épouvante continuent de fasciner les spectateurs, la franchise Conjuring reste une référence, mêlant habilement éléments réels et fiction. Qu’apporte cette série à notre compréhension des peurs humaines profondément ancrées ? Ce questionnement mérite d’être approfondi et soulève des réflexions sur notre rapport avec le surnaturel.


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