En juillet 1994, Ian McNabb, le leader des Icicle Works, groupe emblématique de Liverpool, a sorti son deuxième album solo, Head Like a Rock. Enregistré à Los Angeles avec les célèbres Crazy Horse, collaboreurs habituels de Neil Young, cet album a été bien accueilli et a même reçu une nomination pour le Prix Mercury cette année-là.
Pour célébrer la sortie de l’album, McNabb et Crazy Horse ont donné un concert lors du Festival de Glastonbury, après deux spectacles d’ouverture prévus à l’Academy de Manchester et à l’Union des Étudiants de King’s College à Londres.
Lors du concert à King’s College, Noel Gallagher a rejoint McNabb sur scène, profitant de l’élan critique qui entourait Oasis à l’approche de la sortie de leur premier album, Definitely Maybe, le mois suivant.
McNabb raconte : « Nous avons joué Pushin’ Too Hard des Seeds, qui ne compte que deux accords (Am et G). Il a eu du mal à s’adapter à ce schéma basique, et quand je lui ai demandé de prendre un solo, il a complètement raté son coup. »
La performance a été enregistrée. Lorsque Gallagher a appris que l’album sortait, il a exigé de pouvoir réenregistrer sa performance. McNabb, insistant sur le fait qu’il s’agissait d’un album live, a vu Gallagher demander que son nom soit retiré des crédits, le traitant de “profiteur”. « Écrivain talentueux, mais strummer débutant. Un peu difficile, quand même. »
Ces paroles semblent inspirées par un ancien entretien de Gallagher, qui a récemment refait surface sur Internet. Dans cet entretien réalisé à Tokyo lors de la tournée Standing on the Shoulder of Giants d’Oasis en 2000, Gallagher traite Eric Clapton de « complètement terrible ». McNabb prend alors sa défense : « Eric Clapton n’est pas ‘terrible’. Son travail avec John Mayall, Cream, The Beatles ou encore Roger Waters est remarquable. Après Blind Faith, il a évolué d’une manière qui pourrait ne pas plaire à tout le monde. »
La version de Pushin’ Too Hard enregistrée avec Gallagher, bien que non crédité, a finalement été publiée sur l’album Merseybeast de McNabb en 1996. En avril, il a également sorti son dernier album solo, 65.
Points à retenir
- Ian McNabb a marqué les années 90 avec son style unique, influencé par le rock alternatif.
- La collaboration entre McNabb et Crazy Horse a suscité un grand engouement à l’époque.
- Le Festival de Glastonbury demeure un événement clé dans le calendrier musical britannique.
- Le débat autour d’Eric Clapton illustre la subjectivité inhérente à l’appréciation musicale.
- Les choix artistiques d’un musicien peuvent parfois provoquer des tensions créatives.
Cette anecdote sur McNabb et Gallagher nous rappelle à quel point la dynamique entre artistes peut être complexe. En tant que passionné de musique, il est fascinant d’observer comment des collaborations peuvent parfois se transformer en conflits. Chaque artiste a sa vision, et ça alimente non seulement leur art, mais également les discussions qui en découlent. Que pensez-vous de la façon dont ces divergences d’opinion peuvent enrichir le paysage musical ?
